PAROISSE ORTHODOXE DE CAPESTANG (HERAULT)

PAROISSE ORTHODOXE DE CAPESTANG (HERAULT)

SPIRITALITÉ


PRIERES

 

 

 

 

 

 

 

LA PRIERE.jpg

Quiconque veut être toujours uni à Dieu doit prier souvent et lire la Bible journellement. 

Dans la prière, c'est nous qui parlons à Dieu, mais dans les lectures, c'est Dieu qui  nous parle.

St Isidore

 

 CROIX2.jpg

                                                                            

SIGNE_DE_CROIX.jpg

Le signe de croix  ("Placer la croix sur soi")

 

Les Chrétiens orthodoxes, avant de se signer, resserrent le pouce, l’index et le majeur (représentation,et reconnaissance  de La Très Sainte Trinité), et replient l’annulaire et l’auriculaire dans la paume pour signifier la double nature du Christ (vrai Dieu et vrai homme.


Nous touchons notre front 1, puis notre ventre 2, c'est le tracé de la partie verticale de la Croix. 

De notre ventre, nous amenons notre main à hauteur de notre épaule droite 3, en la touchant. 

Nous finissons de placer la Croix sur nous en touchant notre épaule gauche 4.

                                           

signe-de-croix.jpg

 

 

CHAPELET

 

               

LES CHAPELETS ORTHODOXES

 

Quelle signification à la chaîne de corde?

Cette corde à nœuds est un héritage, une bénédiction que nous ont laissé nos saints Pères, ce qui en donne une grande valeur.

Ce que nous ont laissé  nos  grands parents est chose banale, on peut gardé ces choses  comme des talismans reçu en héritage. 

Mais plus précieuse est  la chaîne de corde, que nous ont légué nos saints Pères! ...  Dans le passé, il n'y avait pas d'horloges, les moines égrainaient la chaîne en faisant des  prosternations et des prières, mais les nœuds de la corde étaient simples.

Un ermite qui pratiquait l' ascèse, faisait de très nombreuses  prières et prosternations pendant de très longues heures.

Si bien que ce pauvre ermite a été troublé par  le démon pendant plusieurs jours, qui lui dénouait les nœuds de la cordes lors de ses prosternations dans le but de l'épuiser et le décourager. Le pauvre ermite ,  ne pouvait plus  compter. Alors un ange du Seigneur lui apparut et lui a appris à réaliser les nœuds de sorte que chacun d'eux  forme un croix . Alors le diable frémit de crainte, quand il vit les Croix, Il ne pu les défaire. Ainsi, chaque nœud de la corde est constitué de neuf croix, symbolisant les neuf ordres angéliques.

Le chapelet le plus utilisé dans le monde orthodoxe est actuellement le chapelet de laine. Il est constitué de nœuds de laine séparés par des perles de couleur. Il est généralement noir et se termine souvent par une croix grecque faite, elle aussi de laine. On l'appelle Tchotki en russe et Komboskini en grec.

 

Il existe diverses sortes de chapelets de laine:
 
 
* Le chapelet à 33 nœuds appelé aussi chapelet palestinien.
 
* le chapelet à 50 nœuds, à 100 nœuds, à 300nœuds... Il existe même des chapelets à 600 nœuds! 


251488_168976933164349_6508718_n.jpg

 

Seigneur Jésus Christ,

Fils de Dieu,

Aie pitié de moi, pécheur.

 

ou bien

 

Très Sainte Mère de Dieu,

sauve-nous.

 prieres.gif

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

PRIÈRES DU LEVER

 

A effectuer avant toute chose devant son oratoire domestique.

 

Prière du lever :

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

 

Gloire à Toi notre Dieu, gloire à Toi.

 

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui est partout présent et qui remplit tout, trésor des biens et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, Toi qui est bonté. (ne se dit pas de Pâques à Pentecôte)

 

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous ! (3x)

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin.

 

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous

Seigneur, remets nos péchés 

Maître, pardonne nos iniquités

Saint visite-nous et guéris nos infirmités

à cause de ton nom 

 

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison !

 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin

 

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne arrive, que Ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel, donne-nous aujourd’hui notre pain suressentiel, remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin. Amin. 

Relevés du sommeil, nous nous prosternons devant Toi, ô très Bon, élevant vers Toi l’Hymne Angélique, ô tout Puissant : Saint, Saint, Saint es-tu, ô Dieu, par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de nous.

 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,

 

De ma couche et du sommeil, Tu m’as relevé. Seigneur. Illumine mon esprit et mon cœur, ouvre mes lèvres pour que je Te chante, ô Sainte Trinité : Saint, Saint, Saint es-tu, ô Dieu : par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de nous.

 

maintenant et toujours, et aux siècles des siècles, Amin.

 

Le Juge viendra soudain, et les œuvres de chacun seront dévoilés. Ecrions-nous donc avec crainte au milieu de la nuit : Saint, Saint, Saint es-tu, ô Dieu ; par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de nous.

 

Kyrie eleison (12 x)

 

Psaume 50 :

 

Aie pitié de moi, ô Dieu, selon Ta grande miséricorde, et dans Ton immense compassion, efface mon péché. Lave-moi de plus en plus de mon iniquité, et de mon péché, purifie-moi. Car je connais mon iniquité, et mon péché est constamment devant moi. Contre Toi seul, j’ai péché, et j’ai fait le mal sous tes yeux. Ainsi Tu seras trouvé juste en Tes paroles, et Tu seras vainqueur quand on Te jugera. Vois : dans l’iniquité, j’ai été conçu, et j’étais dans le péché quand ma mère m’a enfanté. Mais Tu aimes la vérité : Tu m’as révélé les mystères et les secrets de la sagesse. Tu m’aspergeras avec l’hysope et je serai purifié, Tu me laveras et je deviendrai plus blanc que la neige. Tu me feras entendre des paroles de joie et d’allégresse, et ils exulteront, les os humiliés. Détourne Ta face de mes péchés, efface toutes mes iniquités.

Crée en moi un cœur pur, ô Dieu. et renouvelle en ma poitrine un esprit droit. Ne me rejette pas loin de Ta face, et ne retire pas de moi Ton Esprit Saint. Rend-moi la joie de Ton salut, et fortifie-moi par l’Esprit Souverain. J’enseignerai Tes voies aux pécheurs et les impies reviendront vers Toi. Délivre-moi du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue exultera pour Ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera Ta louange. Si Tu avais voulu un sacrifice, je Te l’aurais offert, mais Tu ne prends aucun plaisir aux holocaustes. Le sacrifice qui convient à Dieu, c’est un esprit brisé, un cœur broyé et humilié, Dieu ne le méprise point. Accorde Tes bienfaits à Sion dans Ta bienveillance, Seigneur, et que soient relevés les murs de Jérusalem. Alors Tu prendras plaisir au sacrifice de justice, à l’oblation et aux holocaustes, alors on offrira de jeunes taureaux sur Ton Autel.

 

 

Le Symbole de la Foi :

 

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, et de tout ce qui est visible et invisible.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par Qui tout a été fait. Qui, pour nous hommes et pour notre salut, est descendu des Cieux, S’est incarné du Saint-Esprit et de Marie la Vierge et S’est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli et Il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures. Et Il est monté au Ciel et siège à la droite du Père et Il reviendra en gloire juger les vivants et les morts, Son règne n’aura point de fin.

Et en l’Esprit Saint, Seigneur, Créateur de la Vie, Qui procède du Père, Qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, Qui a parlé par les Prophètes.

Et en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Je confesse un seul Baptême en rémission des péchés. J’attends la Résurrection des morts et la Vie du Siècle à venir. Amin.

 

Prière de Saint Macaire :

 

Mon Dieu, purifie-moi pécheur, qui n’ai jamais fait le bien devant Toi, délivre-moi du mal et que s’accomplisse en moi Ta volonté, afin que sans encourir de condamnation, j’ouvre mes lèvres indignes pour célébrer Ton Saint Nom : Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin.

 

Deuxième prière du même Saint :

 

A mon réveil, ô mon Sauveur, je T’offre ce cantique de minuit, et je m’écrie en me prosternant : ne me laisse pas m’endormir dans la mort du péché, mais sois-moi miséricordieux, Toi qui as été crucifié volontairement, hâte-Toi de m’arracher à la torpeur et sauve celui qui se tient en Ta présence et qui T’implore, après les ténèbres de la nuit, fais luire sur moi un jour sans péché. ô Christ Dieu et sauve-moi.

 

Troisième prière du même Saint :

 

Maître qui aimes les hommes, je recours à Toi en m’éveillant pour commencer la tâche que Ta grâce m’a départie : assiste-moi en toute chose et préserve-moi de toute séduction mondaine comme de toute influence du démon. Sauve-moi et introduis-moi dans Ton Royaume éternel, car Tu es mon Créateur, la source et le dispensateur de tout bien, en Toi repose toute mon espérance et je Te rends gloire, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, Amin.

 

Quatrième prière du même Saint :

 

Seigneur, Ta bonté infinie a voulu que Ton Serviteur traversât la durée de la nuit sans péril ni atteinte aucune de l’Esprit Malin. Toi-même, Maître, Créateur de toute chose, rends-moi digne de la lumière de vérité, et que d’un cœur éclairé, j’accomplisse Ta volonté, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin.

 

La prière des Starets d’Optino :

 

Seigneur, accorde-moi d’accueillir dans la paix de l’âme, tout ce que m’apportera le jour qui vient. Accorde-moi de m’abandonner entièrement à Ta Sainte Volonté. A chaque heure de ce jour, instruis-moi et soutiens-moi. Quelles que soient les nouvelles que j’apprendrai au cours de la journée, enseigne-moi à les recevoir avec une âme paisible et la ferme assurance que sur toute chose règne Ta Sainte Volonté.

 

Dirige mes pensées et mes sentiments dans toutes mes paroles et dans chacun de mes actes. Accorde-moi de ne jamais oublier que chaque événement inattendu nous vient de Toi. Apprends-moi à agir avec chaque membre de ma famille avec droiture et sagesse, sans jamais troubler ni peiner personne.

 

Seigneur, accorde-moi la force de supporter la fatigue du jour qui vient et d’accepter toute chose qui m’attends durant la journée. Dirige ma volonté, et apprends-moi à prier, à croire, à espérer et à acquérir la patience.

 

Apprends-moi à pardonner et à aimer. Amin

 

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

PRIÈRES DU COUCHER

 

Au Nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit, Amin.

 

O Dieu, aie pitié de moi pécheur.

 

Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, par les prières de Ta très Sainte Mère et de tous les Saints, aie pitié de nous. Amin.

 

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui est partout présent et qui remplit tout, trésor des biens et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, Toi qui est bonté. (ne se dit pas de Pâques à Pentecôte)

 

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous ! (3x)

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin.

 

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous

Seigneur, remets nos péchés 

Maître, pardonne nos iniquités

Saint visite-nous et guéris nos infirmités

à cause de ton nom 

 

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison !

 

Gloire au Père, et au Fils, et au saint Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin

 

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié. que Ton règne arrive, que Ta volonté soit faite, sur la terre comme aux cieux, donne-nous aujourd’hui notre pain suressentiel, remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin. Amin.

 

Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car n’ayant aucune excuse à Te présenter, pécheurs que nous sommes, nous T’offrons, comme à notre Souverain Maître cette prière : aie pitié de nous.

 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit…

 

Seigneur, aie pitié de nous, car nous avons confiance en Toi ; ne T’irrite pas contre nous et ne Te souviens pas de nos iniquités, mais dans Ta tendresse jette dès maintenant les yeux sur nous et délivre-nous de nos ennemis, car c’est Toi Qui es notre Dieu et nous sommes Ton peuple, tous nous sommes l’œuvre de Tes mains et nous invoquons Ton Nom….

 

maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin.

 

Ouvre-nous la porte de Ta miséricorde, Mère bénie de Dieu, afin qu’espérant en Toi nous ne nous égarions point mais que par Toi nous soyons délivrés des malheurs, car Tu es le salut du peuple chrétien.

 

Kyrie eleison (12 x)

 

Seigneur notre Dieu, ce en quoi j’ai péché en ce jour, en paroles, en action ou en pensée, pardonne-le moi, Toi qui es bon et ami des hommes. Accorde-moi un sommeil paisible et calme : envoie-moi Ton Ange gardien pour me protéger et me conserver à l’abri de tout mal , car Tu es le gardien de nos âmes et de nos corps, et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin.

Mon saint Ange gardien, comme tu as reçu de Dieu le pouvoir de garder mon âme, ne cesse pas de la couvrir à jamais de l’ombre de tes ailes.

O notre Dieu, en qui nous croyons et dont nous invoquons le Nom plutôt qu’aucun autre, accorde, à nous qui approchons du sommeil, le repos du corps et de l’âme. Protège-nous de toute pensée et de toute puissance des ténèbres. Arrête les élans des passions, éteins l’incendie des désirs corporels, accorde-nous de vivre nos actes et nos paroles avec sagesse et, qu’accomplissant une vie de perfection, nous ne perdions pas les biens promis, car Tu es béni dans les siècles, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amin

 

Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, à cause de Ta très pure Mère et de Tes Anges incorporels, du Prophète Précurseur et Baptiste Jean, des Prophètes Elie et Elisée, des bienveillants Apôtres, des lumineux et victorieux Martyrs, de nos Pères victorieux et Théophores et des prières de tous les Saints délivre-moi de l’entourage présent du Démon.Oui mon Seigneur et Créateur, Qui ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive, accorde à moi aussi, misérable et indigne, la conversion. Retire-moi de la gueule du serpent mortel, qui veut m’avaler et m’emmener vivant en enfer. Oui, mon Seigneur, ma consolation, Qui à cause de moi misérable as revêtu la chair corruptible, arrache-moi à la misère et accorde la consolation à mon âme misérable, implante en mon cœur d’accomplir Ta volonté, d’abandonner les actions mauvaises et de recevoir Tes béatitudes, car en Toi, Seigneur, j’ai espéré. Sauve-moi.

Par les prières de nos Pères Saints, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amin.

 

 

 ikonannonc.jpg

 

 

SALUT, MÈRE DE DIEU

 

Salut, Mère de Dieu et Vierge,

Marie pleine de grâce.

Le Seigneur est avec Toi,

Tu es bénie entre toutes les femmes,

le Fruit de Tes entrailles est béni,

car Tu as enfanté le Sauveur de nos âmes

+++

Toi plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins,qui sans tache, enfantas Dieu le Verbe, Toi véritablement la Mère de Dieu, nous T’exaltons.

 

"AXION ESTIN" par le Saint Archange Gabriel (1)

A quelques distances de Karyès, la capitale du Mont Athos, en direction du Monastère de Pantocrator, vivait un Hiéromoine vertueux et son jeune disciple. Un samedi soir, l'ancien partit pour assister à la Vigile célébrée, comme chaque semaine, à l'église du Protaton, laissant seul son disciple.

Le soir venu, un moine inconnu frappa à la porte et le disciple l'accueillit pour la nuit. Ils se retrouvèrent à l'aurore, pour chanter l'Office de l'Orthros dans la chapelle. Mais lorsqu'ils parvinrent à la neuvième ode, alors que le disciple entonnait l'hymne "Plus vénérable que les Chérubins"(2)devant l'icône de la Mère de Dieu, l'étranger la fit précéder des paroles suivantes : « Il est vraiment digne de Te proclamer, Mère de Dieu, toujours bienheureuse et Tout-Immaculée, et Mère de notre Dieu...». Surpris d'entendre ce chant pour la première fois, le disciple demanda à son hôte de l'écrire, et comme ils ne trouvaient pas de papier, le moine grava profondément et sans peine, de son doigt, l'hymne sur une plaque de pierre. Il ajouta : « Qu'à partir de ce jour, tous les Orthodoxes chantent ainsi l'hymne à la Mère de Dieu. » Et il disparut. Entendant à son retour le récit de cette apparition et voyant la plaque gravée, l'ancien comprit que le moine étranger n'était autre que l'Archange Gabriel, et alla faire part du miracle au Prôtos de la Sainte Montagne et aux Anciens. Ceux-ci envoyèrent la plaque au Patriarche et à l'Empereur, afin que l'hymne soit diffusée dans tout le Monde Orthodoxe, et ils transférèrent l'Icône, devant laquelle avait eu lieu le miracle, dans l'église du Protaton, où elle siège depuis lors, derrière l'Autel, comme Souveraine, Higoumène et Protectrice de la Sainte Montagne. Cette icône de l'"Axion estin" est, avec la Portaïtissa (cf. 13 mai), la plus célèbre des icônes miraculeuses du "Jardin de la Mère de Dieu"(3). Elle n'en est sortie qu'à trois reprises, pour être vénérée par le peuple (1963, 1985 et 1987), et reçut alors les honneurs dus à un chef dEtat. Le lundi de Pâques, elle est portée en procession solennelle dans Karyès et ses environs, afin de sanctifier la nature et de protéger les habitants de tout mal et calamité.

1). Ce miracle eut lieu, selon la Tradition, en 982. Son récit en fut rédigé en 1548, par le Prôtos Séraphim, père spirituel de St. Denys de l'Olympe (cf. 23 janv.).
2). Hirmos de la 9e ode du canon du Vendredi Saint, composé par St. Cosmas le Mélode et chanté chaque jour avec l'Ode de la Mère de Dieu (Magnificat).
3). Presque tous les Monastères de l'Athos possèdent une ou plusieurs icônes miraculeuses de la Mère de Dieu : la Portaïtissa à Iviron, l'Oikonomissa à Lavra, la Bimatarissa à Vatopédi, la Trichéroussa à Chilandar, l'Icône de l'Acathiste à Dionysiou, la Gorgoypikoos à Docheiariou, la Glykophiloussa à Philothéou etc..

 

 PRIERES DES REPAS

 

 

                                  DECORREPAS.jpg

 

  A MIDI

 

Avant le repas :

 

Les regards de toutes les créatures se lèvent vers Toi, Seigneur, Tu leur accordes la nourriture en temps opportun ;Tu ouvres ta main généreuse et Tu combles tout ce qui vit des dons de ta sollicitude.

 

Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre Pain suressentiel, et remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin. Amin.

 

Gloire … Maintenant …

 

Kyrie eleison (3 x).

 

En présence d'un Prêtre, on dit : Père, bénis.

 

Le Prêtre : ou bien en l’absence du Prêtre et uniquement dans le cadre familial, le Chef de Famille dit la prière et bénit avec les trois doigts (pouce, index et majeur joints) comme pour le signe de croix sur soi mais à l’envers pour la barre horizontale, c’est-à-dire de sa gauche à sa droite :

 

Christ Dieu, bénis la nourriture et la boisson de Tes serviteurs, car Tu es Saint, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin.

 

Après le repas :

 

Nous Te rendons grâces, Christ notre Dieu, de nous avoir rassasié de Tes biens terrestres. Ne nous prive pas non plus de Ton Royaume céleste, mais de même que Tu es venu au milieu de Tes disciples, ô Sauveur en leur donnant la paix, viens aussi parmi nous et sauve-nous.

 

Gloire …

 

Dieu de nos Pères, Toi qui agis toujours envers nous selon Ta bonté, n’éloigne pas de nous Ta pitié, mais par leurs prières, gouverne notre vie dans la paix.

 

Maintenant…

 

Par les prières de tous les Saints et de la Mère de Dieu, Seigneur donne-nous ta paix et prends pitié de nous, car Toi seul es Bon.

 

Kyrie eleison (3 x).

Avec un Prêtre : Père, bénis.

 

Le Prêtre : ou bien en l’absence du Prêtre et uniquement dans le cadre familial, le Chef de Famille dit la prière et bénit avec les trois doigts (pouce, index et majeur joints) comme pour le signe de croix sur soi mais à l’envers pour la barre horizontale, c’est-à-dire de sa gauche à sa droite :

 

Béni soit notre Dieu qui nous fait miséricorde et nous rassasie de Ses riches bienfaits, par Sa grâce et son amour des hommes, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin

 

PRIÈRE DU VOYAGEUR

 

Tu es ô Christ, la voie et la vérité, envoie en ce jour Ton Ange pour accompagner Tes serviteurs ; qu’Il les préserve de toute atteinte et les conserve saufs pour la gloire de Ton Nom ; de même qu’autrefois un Ange accompagna Tobie, accorde-leur cette grâce dans Ta miséricorde, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie.

Seigneur, Qui T’est joint à Luc et à Cléophas sur le chemin d’Emmaüs, accompagne Tes serviteurs qui s’apprêtent à voyager ; délivre les de tout accident car, Seigneur miséricordieux, Ta puissance est infinie et n’a d’autre borne que Ta Sainte Volonté.

 

 

       Prière avant la Sainte Communion

 

                                                    1185405_610380495689597_1945024178_n.jpg  

 

Le Seigneur Jésus dit : “Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle …"

                                           Evangile selon Saint Jean 6 : 54      

                                         

Je crois et je confesse, Seigneur, que Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu en ce monde sauver les pécheurs dont je suis le premier.

Je crois que Ceci est Ton Corps très Saint et très pur, et que Ceci est Ton Sang vénérable et précieux.

Accepte-moi à Ta Cène mystique comme un convive, ô Fils de Dieu, car je ne dévoilerai pas Tes Mystères à Tes ennemis et je ne Te donnerai pas un baiser comme Judas, mais comme le larron, je Te confesse : souviens-Toi de moi, Seigneur, dans Ton Royaume.

Que la réception de Tes Saints Mystères, Seigneur ne tournent point à mon jugement et à ma condamnation mais à la guérison de mon âme et de mon corps.

 

(Facultatif) Prière avant de prendre la Sainte Eucharistie

 

Porte et verrous de mon cœur, ouvrez-vous, afin que le Christ,

le Roi de gloire puisse entrer.

Entre, Ô ma Lumière, et illumine mes ténèbres.

Entre, Ô ma Vie, et ressuscite-moi.

Entre, Ô mon Médecin, et guéris mes plaies.

Entre Ô feu Divin, et consume les épines de mes péchés.

Enflamme mon cœur et mes entrailles de la flamme de Ton Amour.

Entre, Ô mon Roi, et anéantis le règne du péché en moi.

Siège sur le trône de mon cœur et Toi seul en moi, mon Seigneur et mon Roi!

                                                                                     

                                                                         (Prière de l'Hygoumène Nazaire 1735-1809)

 

 

Prière de saint Éphrem le Syrien

 

Parmi toutes les hymnes et prières de Carême se trouve une courte prière que l’on peut appeler la prière du Carême. La tradition l’attribue à l’un des grands maîtres de la vie spirituelle, saint Éphrem le Syrien (+373).:

 

Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d’oisiveté, de découragement,
de domination et de vaines paroles,
éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité,
de patience et de charité,
accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère,
car tu béni aux siècles des siècles. Amen.

 

Cette prière est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême, du lundi au vendredi (on ne la dit pas le samedi et le dimanche, car les offices de ces deux jours ne suivent pas l’ordonnance du Carême). On la dit une première fois en faisant une métanie (prosternation) après chaque demande. Puis on s’incline douze fois en disant : " Ô Dieu, purifie-moi, pécheur ! " Enfin on répète toute la prière avec une dernière prosternation à la fin.

                               Vinjetaiscelenje.gif

PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS EN-DEHORS DE L’EGLISE

 

 

Le Starets Joseph d'Optino, interrogé un jour sur la manière dont on pouvait prier pour les hétérodoxes, suggéra d'employer la prière qu'avait composée le Saint Starets Léonide pour ceux qui se sont suicidés :

 

O Dieu très miséricordieux, aie pitié, s’il est possible, de l’âme de ceux qui ont rejoint la vie éternelle en dehors de l’Eglise Orthodoxe et, en particulier de (…). Grande est Ta miséricorde, insondable sont Tes jugements. Ne considère pas cette prière comme un péché, mais que Ta Sainte Volonté soit faite.

 


kandila_01.gif

 

ACATHISTE A NOTRE PERE PARMI LES SAINTS

PATRICK ILLUMINATEUR DE L’IRLANDE

 
                                          04b-st-patrick.jpg

 


Kondakion 1
Au quatrième siècle de l’ère chrétienne* Tu naquis le seize des calendes d’Avril* D’un père diacre et fils d’un prêtre du Christ* Et d’une mère parente de Saint Martin* Illustre apôtre de la terre d’Hibernie* A présent la chrétienté entière te clame :
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Ikos 1
A seize ans tu fus enlevé par des barbares* Tu devins esclave dans la verte Hibernie* Et ton cœur alors indifférent au salut* S’ouvrit soudain à la pure Grâce de Dieu* Tu passas six années en prières ferventes* Admiré par les saints du Ciel qui te chantèrent :
Réjouis-toi qui as compris enfant l’exil de notre vie
Réjouis-toi qui te revêtis de la prière zélée
Réjouis-toi qui pris dans le temps le chemin d’éternité
Réjouis-toi offrande pure et chaste de ta jeune vie
Réjouis-toi consécration précoce à l’unique salut
Réjouis-toi gloire incommensurable de la verte Erin
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
 
Kondakion 2
Vivant sans cesse dans le Ciel sur cette terre* Dans une vision un ange de Dieu parut* Qui t’annonça qu’un bateau t’attendait au port* Confiant dans les promesses de Son envoyé* Tu marchas longtemps et tu atteignis la mer* Et tu pus voguer vers le salut en disant : Alléluia !
 
Ikos 2
Lorsque tu débarquas tu dus marcher longtemps* Avec les païens qui composaient l’équipage* Et alors que les vivres vinrent à manquer* Un miracle les nourrit et les convertit* Par la puissance de ta prière au Seigneur* Vers Qui nous nous nous tournons pour te louer ainsi :
Réjouis-toi manifestation de l’approbation de Dieu
Réjouis-toi confiance inébranlable dans la Providence
Réjouis-toi abandon confiant à la volonté du Christ
Réjouis-toi effacement devant les décrets du Très Haut
Réjouis-toi acceptation volontaire du plan divin
Réjouis-toi thaumaturge par la puissance du Seigneur
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 3
Or retourné chez toi tu fus encore ravi* Mais Dieu t’avertit que tu serais délivré* Tu sentis sur ton âme Sa sollicitude* Car Il avait pour Son Eglise des projets* Où ta ferveur et ta foi feraient des miracles* Il fit appel à toi et tu lui répondis : Alléluia !
 
Ikos 3
L’Esprit en toi intercédant pour l’Hibernie* Tu étais sans cesse appelé sur ses rivages* Et lorsque tes parents furent assassinés* Tu fus pris comme esclave mais la Providence* Te fit racheter en Gaule par des chrétiens* Tu devins moine à Saint Martin et nous disons :
Réjouis-toi prémisse du monachisme des pays celtes
Réjouis-toi au tombeau de Martin tu découvris la Vie
Réjouis-toi tu grandis spirituellement près d’un saint
Réjouis-toi par l’ascèse tu fus son disciple parfait
Réjouis-toi comme disciple tu as égalé le maître
Réjouis-toi tu fus comblé de grâces par le Seigneur Dieu
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 4
Mais sans discontinuer les visions divines* Te demandaient de retourner vers l’Hibernie* Après quatre années tu quittas le monastère* Et traversant la mer tu parvins à Temair* Où tu voulais apporter le Saint Evangile* Priant jeûnant prêchant et chantant vers le Christ : Alléluia !
 
Ikos 4
Mais devant l’hostilité tu revins en Gaule* Où tu devins le disciple de Saint Germain* Et neuf ans tu vécus à l’île de Lérins* Te préparant par l’oraison à ta mission* Puis étant ordonné évêque pour l’Irlande* Tu partis en Erin où l’on te proclama :
Réjouis-toi qui devins disciple du hiérarque d’Auxerre
Réjouis-toi qui suivis ses pas sur le chemin de l’ascèse
Réjouis-toi qui partis vivre ensuite à l’île des saints moines
Réjouis-toi émule des pères orants dans leur refuge
Réjouis-toi appel de la prière pure irrésistible
Réjouis-toi réponse de sainteté à la vocation
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
 
 
Kondakion 5
Fort longtemps tu entendis dans ton âme pieuse* La voix suppliante des enfants de l’Erin* Qui te demandaient de venir les délivrer* Des ténèbres oppressantes du paganisme* Aussi lorsque tu arrivas sur l’île verte* Le chœur des hôtes célestes chanta vers Dieu : Alléluia !
 
Ikos 5
Armé de l’Evangile et de ta foi ardente* Tu dus affronter l’assemblée de tous les druides* Et tu prêchas devant les nobles et le peuple* Et par tes paroles de feu tu fis merveilles* Amenant des âmes nombreuses au Seigneur* Et les Apôtres chantèrent à l’un des leurs :
Réjouis-toi apôtre à la bouche d’or qui prêche la Vie
Réjouis-toi prédicateur qui montre la Voie du Salut
Réjouis-toi pasteur intrépide au sein des loups des païens
Réjouis-toi médecin de l’âme aux onguents spirituels
Réjouis-toi pilote expert qui mène vers le havre saint
Réjouis-toi guide accompli sur le chemin du Paradis
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 6
Alors ce fut un ensemble de grands miracles* Qui sema sur la terre d’Irlande la foi* Délivrés à jamais des liens du paganisme* Les enfants d’Erin recevaient tous la Lumière* De celui qui autrefois était leur esclave* Et remerciant Dieu ils psalmodiaient vers le Ciel : Alléluia !
 
Ikos 6
Prédicateur intrépide au langage clair* Tu expliquas aux adorateurs du Malin* Les mystères subtils de la foi orthodoxe* Et prenant dans ta main sainte un trèfle à trois feuilles* Tu montras le symbole de la Trinité* Et les hôtes du Paradis te proclamèrent :
Réjouis-toi infatigable propagateur du Royaume
Réjouis-toi incarnation sainte des vertus d’éloquence
Réjouis-toi conviction adamantine de la foi droite
Réjouis-toi certitude enthousiaste de la Vérité
Réjouis-toi écho des merveilles à venir par ton verbe
Réjouis-toi vase précieux de la Sainte Trinité
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 7
De temps en temps te retirant en solitaire* Tu t’adonnais à une ascèse très sévère* Préparant ton corps et ton âme pour la lutte* Et les combats à venir de l’Eglise Sainte* Tu ne ménageas ni ta peine ni ton temps* Psalmodiant sans cesse devant le Dieu d’Amour : Alléluia !
 
Ikos 7
Sur la montagne qui porte à présent ton nom* Comme le prophète Moïse au Sinaï* Tu demeuras quarante jours dans la prière* Intercédant sans cesse auprès du Dieu du Ciel* Pour le salut de tous les enfants de l’Irlande* Et rassemblés les saints des pays celtes disent :
Réjouis-toi qui connus souvent le face à Face avec Dieu
Réjouis-toi qui comme Jacob lutta avec le Très Haut
Réjouis-toi qui obtins de Lui nombreuses bénédictions
Réjouis-toi comme le prophète tu vécus la Présence
Réjouis-toi le salut de tes fils était ton seul souci
Réjouis-toi pasteur aimant des brebis logiques d’Erin
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 8
Quand tu combattais par le jeûne et la prière* Un saint ange du Seigneur se manifesta* T’annonçant que ta fidélité et ton zèle* Avaient obtenu pour toi la faveur de Dieu* Et tel Moïse descendant du Sinaï* Tu remercias Dieu pour ton peuple en Lui disant : Alléluia !
 
Ikos 8
Du sud au nord tu fis disparaître la nuit* La chassant par la Lumière de l’Evangile* Et de nouvelles brebis vinrent s’agréger* Au saint troupeau racheté par le sang du Christ* Tu menas vers la Terre Promise par Dieu* Les âmes de tous ceux qui s’exclament vers toi :
Réjouis-toi toi qui eus le Christ sans cesse devant tes yeux purs
Réjouis-toi toi qui eus Dieu le Père dans ton cœur à jamais
Réjouis-toi toi qui eus l’Esprit pour toujours au bord de tes lèvres
Réjouis-toi qui fus sur la terre comme une église vive
Réjouis-toi qui fus un oratoire de la Trinité
Réjouis-toi qui fus un tabernacle de bénédictions
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 9
Dans l’Hibernie débarrassée du paganisme* Tu fis fleurir dans l’Eglise le monachisme* Donnant toi-même l’exemple de ton ascèse* Et abritant la multitude en ta prière* Tu as suscité de nombreuses vocations* De moines et de moniales chantant vers dieu : Alléluia !
 
Ikos 9
Par ta prédication du Royaume du Christ* Tu inspiras Sainte Brigitte de Kildare* Qui devint moniale et fondas en Hibernie* Le premier monastère féminin de l’île* Et qui partages avec toi le patronage* De l’Irlande qui te chante du haut des cieux :
Réjouis-toi dissipation des ténèbres de l’ignorance
Réjouis-toi fondation de sainteté en terre d’Irlande
Réjouis-toi modèle de vie pour les filles de l’Erin
Réjouis-toi icône du Christ pour les fils de l’Hibernie
Réjouis-toi première borne sur la route de leur foi
Réjouis-toi luminaire qui reflète l’Autre Soleil
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 10
Plus de trente ans tu combattis le bon combat* Donnant aux fidèles rassemblés par ton zèle* Des faveurs et des bénédictions du Seigneur* Manne céleste où tu puisais par ta prière* Et tu gardas pour toi la dure vie d’ascèse* Qui rompt le corps mais libère l’âme qui chante : Alléluia !
 
Ikos 10
Chaque jour tu chantais le psautier de David* Et par le signe saint de la Croix vénérable* Tu te biffais au monde pour l’Eternité* Prosterné devant le seul Dieu et le seul Roi* Dont tu fis à jamais l’intendant de ta vie* Et le chœur des élus du Royaume te clament :
Réjouis-toi ascèse incarnée de la prière sans fin
Réjouis-toi maîtrise impeccable du corps et de l’Esprit
Réjouis-toi sacrifice consenti pour le bien de l’âme
Réjouis-toi vision de l’avenir qui annule le monde
Réjouis-toi anticipation vécue du Royaume saint
Réjouis-toi élan de l’éphémère vers l’Eternité
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 11
Apôtre infatigable de la Vérité* Allant visiter les paroisses d’Ultonie* Tu connus par révélation ta mort prochaine* Un ange te dit que tu mourrais en chemin* Tu achevas tes derniers devoirs de hiérarque * Dans un couvent de moniales qui psalmodiaient : Alléluia !
 
Ikos 11
Pendant ta visite à la perle d’Hibernie* Une lumière apparut dans le cimetière* Tu demandas à Brigitte d’interprêter* Et elle prédit qu’un saint y reposerait* Tu lui demandas de préparer ton linceul* Et les saints du Ciel entonnèrent tes louanges :
Réjouis-toi lutteur infatigable dans le bon combat
Réjouis-toi athlète victorieux des luttes sacrées
Réjouis-toi soldat infatigable de la sainte Grâce
Réjouis-toi stratège parvenu à l’ultime bataille
Réjouis-toi comme Syméon tu pus partir dans la paix
Réjouis-toi tes jours s’achèveront dans l’Eternité
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 12
En ce jour fixé pour toi par la Providence* Tu t’étendis sur ta couche et dans l’oraison* Tu reçus les saints mystères de ton disciple* Puis tu bénis une ultime fois tes enfants* Avant de rejoindre la Lumière éternelle* Où les justes clament sans cesse vers Dieu : Alléluia !
 
Ikos 12
Lorsque l’on ensevelit ton corps précieux* Dans le linceul qu’avait tissé sainte Brigitte* On entendit les anges chanter pour ton âme* Et l’on sentit la bonne odeur du Paradis* Manifester ta faveur auprès du Seigneur* Et les élus du Ciel se mirent à chanter :
Réjouis-toi qui fus en même temps dans la terre et aux cieux
Réjouis-toi qui passas de la mort à la vie éternelle
Réjouis-toi qui poursuivis ton œuvre par l’intercession
Réjouis-toi recours des pécheurs dans la tourmente du monde
Réjouis-toi baume d’oraison sur les blessures des âmes
Réjouis-toi remède éprouvé qui manifeste la Grâce
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 13
Tu fus enchaîné comme esclave par les hommes* Mais tu te libéras de ta captivité* En acceptant pour seul maître le Seigneur Christ* Tu acquis à grand prix la perle du salut* Et ta vie toute entière témoigne du Dieu* Vers Qui nous chantons avec toi à pleine voix : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! ( Ce Kondakion est répété trois fois !)
 
Ikos 1
A seize ans tu fus enlevé par des barbares* Tu devins esclave dans la verte Hibernie* Et ton cœur alors indifférent au salut* S’ouvrit soudain à la pure Grâce de Dieu* Tu passas six années en prières ferventes* Admiré par les saints du Ciel qui te chantèrent :
Réjouis-toi qui as compris enfant l’exil de notre vie
Réjouis-toi qui te revêtis de la prière zélée
Réjouis-toi qui pris dans le temps le chemin d’éternité
Réjouis-toi offrande pure et chaste de ta jeune vie
Réjouis-toi consécration précoce à l’unique salut
Réjouis-toi gloire incommensurable de la verte Erin
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
Kondakion 1
Au quatrième siècle de l’ère chrétienne* Tu naquis le seize des calendes d’Avril* D’un père diacre et fils d’un prêtre du Christ* Et d’une mère parente de Saint Martin* Illustre apôtre de la terre d’Hibernie* A présent la chrétienté entière te clame :
Réjouis-toi ô saint Patrick illuminateur de l’Irlande !
 
PRIERE A SAINT PATRICK
ILLUMINATEUR DE L’IRLANDE
 
Ô saint Patrick moine exemplaire* Hiérarque sans pareil et missionnaire insigne* Intercède pour nous auprès du Seigneur notre Dieu* Afin qu’il nous accorde par tes saintes prières devant Son Trône* D’imiter dans notre faible mesure les vertus chrétiennes* Dont tu fis preuve dans ta vie*
Qu’Il nous accorde une foi ardente et zélée* Pour que nous cheminions dans cette existence* Comme tu le fis avec le seul souci du salut en Christ* Qu’Il nous donne la fermeté et la fidélité* Dans l’observation des commandements* Et l’ascèse nécessaire pour parvenir au havre de paix*
Père saint d’une multitude de saints* Supplie-Le par la force de ton oraison bénie* De venir en aide à notre peu de foi* Et de nous permettre de marcher dans tes traces* Malgré notre indignité et notre médiocrité*
Saint bienheureux qui prêchas par l’exemple de ta vie* Sois notre guide et notre mentor* Dans le cheminement vers l’ultime destination* Où règnent le Père le Fils et le Saint Esprit* Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles*Amen !
 
Acathiste composé pour la gloire de Dieu
et de notre Père parmi les saints
Patrick Illuminateur de l’Irlande

 

 

LE CANON DE SAINT PATRICK

 

Saint Patrick est l'un des grands Saints de l’Eglise

 

Il est vénéré sous le nom "d'Illuminateur de l'Irlande" (387-465).

 

Il écrivit une très belle prière, sous le nom de "Canon de Saint Patrick" L'habitude s'est prise de la dire au début de la journée, il est utile de la dire au moment de partir en voyage, avant de rencontrer un ennemi du Christ, chaque fois qu'il y a lieu de penser que le diable est en train d'agir dans notre maison ou autour de nous.

 

Saint Patrick a composé cette hymne au temps de Loegaire Mac Neil. Tout homme qui la lira chaque jour en la méditant pieusement devant Dieu, les démons ne pourront se maintenir devant sa face. 

Cette prière lui sera une défense contre tout poison et envie, elle lui sera une sauvegarde contre la mort subite.

 

Elle sera une cuirasse pour son âme après la mort.

Saint Patrick chanta ce canon quand des embûches étaient dressées contre Lui par le roi Loegaire pour l'empêcher de semer la foi à Tara en Irlande. Ceux qui l'attendaient pour lui nuire crurent voir des daims avec, derrière eux, un faon. Voilà pourquoi la tradition celtique irlandaise nomme cette prière "Faed Fiada", c'est-à-dire "Cri du Daim".

 

La même tradition nous présente ce texte comme cuirasse de la foi, pour protéger le corps et l'âme contre les démons, et les hommes, et les vices.

 

 

 CANON DE SAINT PATRICK

 

Je me lève aujourd'hui

par une force puissante,

l'invocation de la Trinité,

la croyance à la Trinité,

la confession de l’Unité du Créateur du monde.

Je me lève aujourd'hui par

 

la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,

la force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau, 

la force de Sa Résurrection et de Son Ascension,

la force de Sa Venue au jour du Jugement.

 

Je me lève aujourd'hui,

par la force des ordres des Chérubins,

dans l'obéissance des Anges,

dans le service des Archanges,

dans l'espoir de la Résurrection,

dans les prières des Patriarches,

dans les prédictions des Prophètes,

dans les prédications des Apôtres,

dans les fidélités des Confesseurs,

dans l'innocence des Vierges Saintes,

dans les actions des Hommes Justes.

 

Je me lève aujourd'hui

par la force du Ciel,

lumière du Ciel,

lumière du Soleil,

éclat de la Lune,

splendeur du Feu,

vitesse de l'éclair,

rapidité du vent,

profondeur de la mer,

stabilité de la terre,

solidité de la pierre.

 

Je me lève aujourd'hui,

par la force de Dieu pour me guider,

puissance de Dieu pour me soutenir,

intelligence de Dieu pour me conduire,

œil de Dieu pour regarder devant moi,

oreille de Dieu pour m'entendre

parole de Dieu pour parler pour moi,

main de Dieu pour me garder,

chemin de Dieu pour me précéder,

bouclier de Dieu pour me protéger,

armée de Dieu pour me sauver,

des filets des démons, 

des séductions des vices,

des inclinations de la nature,

de tous les hommes qui me désirent du mal,

de loin et de près,

dans la solitude et dans une multitude.

 

J'appelle aujourd'hui toutes ces forces

entre moi et le mal,

contre toute force cruelle impitoyable

qui attaque mon corps et mon âme,

contre les incantations des faux prophètes,

contre les lois noires du paganisme,

contre les lois fausses des hérétiques,

contre la puissance de l'idolâtrie,

contre les charmes des sorciers,

contre toute science qui souille

le corps et l'âme de l'homme.

 

Que le Christ me protège aujourd'hui

contre le poison, contre le feu,

contre la noyade, contre la blessure,

pour qu'il me vienne une foule de récompenses,

le Christ avec moi,

le Christ devant moi,

le Christ derrière moi,

le Christ en moi,

le Christ au-dessus de moi,

le Christ au-dessous de moi,

le Christ à ma droite,

le Christ à ma gauche,

le Christ en largeur,

le Christ en longueur,

le Christ en hauteur,

le Christ dans le cœur

de tout homme qui pense à moi,

le Christ dans tout œil qui me voit,

le Christ dans toute oreille qui m'écoute.

 

Je me lève aujourd'hui 

par une force puissante

l'invocation à la Trinité,

la croyance à la Trinité,

la confession de l'unité

du Créateur du monde.

 

Au Seigneur est le salut,

au Christ est le salut.

 

Que Ton salut Seigneur soit toujours avec nous.

Amin ! 

par une force puissante

l'invocation à la Trinité,

la croyance à la Trinité,

la confession de l'unité

du Créateur du monde.

 

Au Seigneur est le salut,

au Christ est le salut.

 

Que Ton salut Seigneur soit toujours avec nous.

Amin ! 

Cette prière lui sera une défense contre tout poison et envie, elle lui sera une sauvegarde contre la mort subite.

Elle sera une cuirasse pour son âme après la mort.

Saint Patrick chanta ce canon quand des embûches étaient dressées contre Lui par le roi Loegaire pour l'empêcher de semer la foi à Tara en Irlande. Ceux qui l'attendaient pour lui nuire crurent voir des daims avec, derrière eux, un faon. Voilà pourquoi la tradition celtique irlandaise nomme cette prière "Faed Fiada", c'est-à-dire "Cri du Daim".

 

La même tradition nous présente ce texte comme cuirasse de la foi, pour protéger le corps et l'âme contre les démons, et les hommes, et les vices.

 

                                                 Patrick__15093.1379462598.1000.1200.jpg

 

Fête de Saint Patrick le 17 mars

Tropaire :

Comme docteur et pasteur suprême, Saint Patrick, tu as montré le chemin qui mène vers la vie ; et, comme chef d’Eglise, tu as illuminé ta patrie ; l’ayant fait renaître par l’Esprit-Saint, tel un olivier au paradis spirituel, en Sainteté tu as fait croître tes enfants ; c’est pourquoi, te vénérant comme le compagnon des Apôtres et des Pontifes Saints, nous te prions d’intercéder auprès du Christ Dieu pour qu’il accorde à nos âmes la grâce du salut.

 

 

     ACATHISTE A LA TRÉS SAINTE MERE DE DIEU

                ANNONCIATION.jpg
 

 

 

« Qui est Celle-ci qui surgit Comme l’aurore, belle comme l’astre lunai­re, resplendissante com­me le soleil, redoutable comme des bataillons ? »

Cant. des Cant. 6 : 10

 

Acathiste en usage à

LA PAROISSE DE L'ANNONCIATION DE LA MERE DE DIEU

et SAINT VINCENT DE CAPESTANG

 

PRIERES INITIALES

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amin.

 

Gloire à Toi notre Dieu, gloire à Toi.

 

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, trésor des biens et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, Toi qui es bonté. (ne se dit pas de Pâques à Pentecôte)

 

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3x)

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin.

 

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous

Seigneur, remets nos péchés 

Maître, pardonne nos iniquités

Saint visite-nous et guéris nos infirmités

à cause de  Ton Nom 

 

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin

 

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne arrive, que Ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel, donne-nous aujourd’hui notre pain suressentiel, remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin. Amin.

Kyrie eleison. (12 x)

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin.

 

Venez, adorons et prosternons-nous devant le Roi notre Dieu.

Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ, le Roi notre Dieu.

Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ Lui-même, notre Roi et notre Dieu.

 

PSAUME 50

 

Aie pitié de moi, ô Dieu, selon Ta grande miséricorde, et dans Ton immense compassion, efface mon péché. Lave-moi de plus en plus de mon iniquité, et de mon péché, purifie-moi. Car je connais mon iniquité, et mon péché est constamment devant moi. Contre Toi seul, j’ai péché, et j’ai fait le mal sous tes yeux. Ainsi Tu seras trouvé juste en Tes paroles, et Tu seras vainqueur quand on Te jugera. Vois : dans l’iniquité, j’ai été conçu et dans les péchés ma mère m’a enfanté. Mais Tu aimes la vérité : Tu m’as révélé les mystères et les secrets de Ta sagesse. Tu m’aspergeras avec l’hysope et je serai purifié, Tu me laveras et je deviendrai plus blanc que la neige. Tu me feras entendre des paroles de joie et d’allégresse, et ils exulteront, les os humiliés. Détourne Ta face de mes péchés, efface toutes mes iniquités.

Crée en moi un cœur pur, ô Dieu. et renouvelle en ma poitrine un esprit droit. Ne me rejette pas loin de Ta face, et ne retire pas de moi Ton Esprit Saint. Rend-moi la joie de Ton salut, et fortifie-moi par l’Esprit Souverain. J’enseignerai Tes voies aux pécheurs et les impies reviendront vers Toi. Délivre-moi du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue exultera pour Ta justice. Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera Ta louange. Si Tu avais voulu un sacrifice, je Te l’aurais offert, mais Tu ne prends aucun plaisir aux holocaustes. Le sacrifice qui convient à Dieu, c’est un esprit brisé, un cœur broyé et humilié, Dieu ne le méprise point. Accorde Tes bienfaits à Sion dans Ta bienveillance, Seigneur, et que soient relevés les murs de Jérusalem. Alors Tu prendras plaisir au sacrifice de justice, à l’oblation et aux holocaustes, alors on offrira de jeunes taureaux sur Ton Autel.

 

CREDO

 

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, et de tout ce qui est visible et invisible.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par Qui tout a été fait. Qui, pour nous hommes et pour notre salut, est descendu des Cieux, S’est incarné du Saint-Esprit et de Marie la Vierge et S’est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli et Il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures. Et Il est monté au Ciel et siège à la droite du Père et Il reviendra en gloire juger les vivants et les morts, Son règne n’aura point de fin.

Et en l’Esprit Saint, Seigneur, Créateur de la Vie, Qui procède du Père, Qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, Qui a parlé par les Prophètes.

Et en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Je confesse un seul Baptême en rémission des péchés. J’attends la Résurrection des morts et la Vie du Siècle à venir. Amin.

 

KONDAK 1

 

A Toi le suprême Stratège, le prix de la victoire. Moi, ta ville libérée des dangers, je t’offre l’action de grâce, ô Mère de Dieu. Toi dont la force est invincible, délivre-moi de tout péril, moi qui t’acclame en criant : « Salut Epouse inépousée ! »

IKOS I

L’Ange Protostate, envoyé du haut des cieux, pour dire à la Mère de Dieu « Réjouis-toi », s’arrêta interdit, en Te voyant, Seigneur, prendre chair. Et, de sa voix incorporelle, il lui clama

RÉJOUIS-TOI !

Par toi, la joie va resplendir,

Réjouis-toi !

Par toi, la malédiction va finir.

Réjouis-toi !

Par toi, Adam déchu  va  être rappelé,

Réjouis-toi !

Par toi, Eve,  de ses  larmes  va être délivrée.

Réjouis-toi !

Cime inaccessible  à la  raison  humaine,

Réjouis-toi !

Profondeur insondable pour les yeux mêmes des  anges.

Réjouis-toi !

Cathèdre du Roi

Réjouis-toi !

Porteuse du Tout-Puissant.

Réjouis-toi !

Etoile qui  annonces  le Soleil,

Réjouis-toi !

Sein de l’Incarnation divine.

Réjouis-toi !

Par toi, la création est renouvelée,

Réjouis-toi   !

Par toi, le Créateur est enfanté.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK II

La Sainte, qui se sait pure, dit avec assurance à  Gabriel : « Tes paroles étranges sont, pour mon âme, difficiles à comprendre. Car, sans semence, comment peux-tu parler de conception, d’enfantement et t’écrier :

ALLELUIA

IKOS II

Voulant connaître l’inconnaissable, la Vierge dit hardiment au messager « Comment, d’un sein innocent, un fils peut-il naître ? Explique-toi ». Et l’ange, rempli de crainte, répondit :

Réjouis-toi !

Initiée au dessein ineffable,

Réjouis-toi !

Silence du Mystère de foi.

Réjouis-toi !

Commencement des merveilles du Christ,

Réjouis-toi !

Résumé de Ses dogmes.

Réjouis-toi !

Echelle céleste par où Dieu descendit,

Réjouis-toi !

Viaduc menant les hommes de la terre au ciel.

Réjouis-toi !

Merveille que chantent les anges,

Réjouis-toi !

Blessure que pleurent les démons.

Réjouis-toi !

Tu vas enfanter indiciblement la Lumière,

Réjouis-toi !

Tu n’en révéleras à personne le comment.

Réjouis-toi !

Tu  surpasses la science des sages,

Réjouis-toi !

Tu éclaires l’esprit des croyants.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK III

Alors, la Puissance du Très-haut couvrit de Son ombre Celle qui devait concevoir sans époux. Son sein fécondé devint une prairie de délices, pour ceux qui veulent récolter le salut en chantant. :

ALLELUIA

IKOS III

Serrant Dieu dans son sein la Vierge s’en fut alors chez Elisabeth. L’enfant de celle-ci la reconnut à son salut. Il tressaillit de joie et chanta ainsi à la Mère de Dieu :

 

Réjouis-toi !

Sarment au bourgeon inflétrissable,

Réjouis-toi !

Terre du fruit inaltérable.

Réjouis-toi !

Tu cultives en toi le cultivateur ami de l’homme,

Réjouis-toi !

Tu plantes Celui qui plante la Vie.

Réjouis-toi !

Guéret aux innombrables miséricordes,

Réjouis-toi !

Table qui porte l’inépuisable pardon.

Réjouis-toi !

Tu fais refleurir le Jardin des délices,

Réjouis-toi !

Tu prépares à nos âmes un abri.

Réjouis-toi !

Encens agréé de la prière,

Réjouis-toi !

Pardon de l’univers entier.

Réjouis-toi !

Bienveillance de Dieu pour les hommes,

Réjouis-toi !

Confiance des mortels devant Dieu.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK IV

Agité par la tempête intérieure du doute, le chaste Joseph fut troublé. Te sachant vierge, il te crut infidèle. Mais en apprenant, ô Très-Pure, que tu avais conçu par l’Esprit Saint, il s’écria :

ALLELUIA

 

IKOS IV

En entendant les anges chanter la venue du Christ dans la chair, les pâtres coururent à Lui, comme vers leur Pasteur. Ils virent l’Agneau sans tache paître sur le sein de Marie qu’ils chantèrent :

Réjouis-toi !

Mère de l’Agneau et Pasteur,

Réjouis-toi !

Bercail de brebis raisonnables.

Réjouis-toi !

Défense contre l’ennemi invisible,

Réjouis-toi !

Clé des portes du paradis.

Réjouis-toi !

Les cieux se réjouissent avec la terre,

Réjouis-toi !

La terre exulte avec les cieux

Réjouis-toi !

Bouche infatigable des Apôtres,

Réjouis-toi !

Force invincible des martyrs.

Réjouis-toi !

Appui indéfectible de la foi,

Réjouis-toi !

Signe éclatant de la Grâce.

Réjouis-toi !

Par toi, l’Enfer est dépouillé,

Réjouis-toi !

Par toi, nous  revêtons la gloire

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK V

Les Mages qui virent l’astre, furent par son éclat, conduits sur le chemin divin. L‘ayant pris pour flambeau, ils cherchèrent le Grand Roi et, parvenus à l’Inaccessible, ils chantèrent avec joie :

ALLELUIA

 

IKOS V

Les fils de la Chaldée virent, dans les bras de la Vierge, Celui qui forma l’homme de Ses mains. Sous l’aspect de l’esclave, ils reconnurent le Maître qu’ils s’empressèrent d’adorer en Lui offrant leurs présents. Et à la Toute-bénie ils clamèrent :

Réjouis-toi !

Mère de l’Astre sans déclin,

Réjouis-toi !

Aurore du Jour Mystique.

Réjouis-toi !

Tu éteins la fournaise du mensonge,

Réjouis-toi !

Tu illumines ceux qui adorent la Trinité.

Réjouis-toi !

Tu enlèves son empire au tyran inhumain,

Réjouis-toi !

Tu montres le Christ, Seigneur ami de l’homme.

Réjouis-toi !

Tu nous délivres du culte barbare,

Réjouis-toi !

Tu nous tires de nos oeuvres impies.

Réjouis-toi !

Tu abolis l’adoration du feu,

Réjouis-toi !

Tu éteins la flamme des passions.

Réjouis-toi !

Guide des fidèles dans la sagesse,

Réjouis-toi !

Joie de toutes les générations.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK VI

Devenus prédicateurs théophores, les Mages retournèrent à Babylone. Ils y accomplirent Ton oracle et Te prêchèrent à tous, ô Christ, laissant Hérode l’insensé qui ne sut pas chanter :

ALLELUIA

 

IKOS VI

Tu as fait luire en Egypte, la lumière de Ta Vérité et chassé les ténèbres du mensonge. Devant Ta puissance, ô Sauveur, les idoles s’écroulèrent et les délivrés crièrent à la Mère de Dieu :

Réjouis-toi !

Redressement des hommes,

Réjouis-toi !

Chute des démons.

Réjouis-toi !

Tu as foulé  l’artifice de l’imposture,

Réjouis-toi !

Tu as dénoncé  la  ruse de l’idolâtrie.

Réjouis-toi !

Mer qui engloutis le  Pharaon  spirituel,

Réjouis-toi !

Rocher qui abreuvas les assoiffés de Vie.

Réjouis-toi !

Colonne de feu de ceux qui sont dans les ténèbres,

Réjouis-toi !

Abri du monde plus vaste que la nuée.

Réjouis-toi !

Nourriture qui remplace la manne,

Réjoui-toi !

Servante du  festin sacré.

Réjouis-toi !

Terre de  la  Promesse,

Réjouis-toi !

De toi, coulent le lait et le miel.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK VII

Sur le point de quitter ce monde illusoire, Syméon Te reçut, nourrisson, dans ses bras. Il reconnut en Toi, le Dieu parfait et, tout rempli de Ton ineffable  sagesse, il s’écria :

ALLELUIA

IKOS VIII

Le Verbe infini est apparu tout entier ici-bas sans quitter les cieux. Dans Son abaissement divin, et sans changer de lieu, II s’est fait l’enfant de la Vierge divine qui entendit ces paroles :

Réjouis-toi !

Demeure du Dieu incontenable,

Réjouis-toi !

Porte du Mystère sacré.

Réjouis-toi !

Sujet de doute pour l’infidèle,

Réjouis-toi !

Fierté incontestable pour  le croyant.

Réjouis-toi !

Char très saint de Celui qui  trône sur les Chérubins,

Réjouis-toi !

Palais royal de Celui qui repose sur les Séraphins.

Réjouis-toi !

Tu as  ramené les contraires  à l’unité.

Réjouis-toi !

Tu as uni  maternité et virginité.

Réjouis-toi !

Par toi, fut remise  la dette,

Réjouis-toi !

Par toi, le Paradis fut  réouvert.

Réjouis-toi !

Clé du  Royaume du Christ,

Réjouis-toi !

Espoir des  biens  éternels,

REJOUIS-TOI, ÉPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK IX

Toute la Nature angélique est émerveillée devant la grande œuvre de Ton Incarnation. Elle a vu, en effet, le Dieu Inaccessible, devenu homme accessible à tous, vivre avec nous, qui chantons :

ALLELUIA

 

IKOS IX

Les rhéteurs éloquents, ô Mère de Dieu, sont devant Toi muets, comme des poissons, incapables de dire comment tu as pu enfanter tout en restant vierge. Nous, admirant le Mystère, nous chantons avec foi :

Réjouis-toi !

Ecrin de la sagesse de Dieu,

Réjouis-toi !

Trésor de Sa Providence.

Réjouis-toi !

Tu démontres la folie des philosophes,

Réjouis-toi !

Tu prouves l’ignorance des penseurs.

Réjouis-toi !

Les habiles disputeurs sont flétris,

Réjouis-toi !

Les créateurs de fables sont ternis.

Réjouis-toi !

Tu as défait les artifices des athéniens,

Réjouis-toi !

Tu as empli les filets des pécheurs.

Réjouis-toi !

Tu  tires du gouffre de l’ignorance,

Réjouis-toi !

Tu éclaires les âmes dans la foi.

Réjouis-toi !

Nacelle de ceux qui veulent le salut,

Réjouis-toi !

Havre de ceux qui voguent dans la vie.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE !

 

KONDAK X

Voulant sauver le monde, l’artiste du Cosmos est descendu librement vers lui. Pour nous, le Dieu et Pasteur s’est fait homme, semblable à nous, pour nous rappeler à Sa ressemblance. C’est pourquoi II entend ce chant :

ALLELUIA

IKOS XI

Nous voyons en la Vierge sainte, un flambeau lumineux éclairant les ténèbres. Elle a allumé la Lumière immatérielle et conduit tout homme dans la connaissance de Dieu. Aurore illuminant l’esprit, nous l’honorons par nos acclamations :

Réjouis-toi !

Rayon du Soleil spirituel,

Réjouis-toi !

Éclat de la Lumière sans déclin.

Réjouis-toi !

Éclair qui illumines les âmes,

Réjouis-toi !

Foudre qui terrifies l’ennemi.

Réjouis-toi !

De toi sort le Flambeau aux clartés innombrables,

Réjouis-toi !

De toi jaillit le fleuve impétueux.

Réjouis-toi !

Image des fonts vivifiants,

Réjouis-toi !

Laveuse des taches du péché.

Réjouis-toi !

Piscine où se purifie la conscience,

Réjouis-toi !

Coupe où déborde la joie.

Réjouis-toi !

Parfum suave du Christ,

Réjouis-toi !

Vie du festin mystique.

RÉJOUIS-TOI, ÉPOUSE INÉPOUSÉE !

 

KONDAK XII

Voulant remettre les dettes anciennes, Celui qui annule les dettes de tous, est venu librement chez  ceux qui s’étaient éloignés  de sa Grâce. Il a déchiré Sa créance et a entendu ce chant.

ALLELUIA

KONDAK XIII

O Mère, louée par-dessus tout, qui as enfanté le Verbe,  plus saint que  tous les saints : TRES SAINTE MERE DE DIEU, SAUVE-NOUS ! (3 fois)

Accueille notre offrande ; garde de tout péril et délivre des  tourments  à venir ceux qui te crient :

ALLELUIA

 

A Toi le suprême Stratège, le prix de la victoire. Moi, ta ville libérée des dangers, je t’offre l’action de grâce, ô Mère de Dieu. Toi dont la force est invincible, délivre-moi de tout péril, moi qui t’acclame en criant : « Salut Epouse inépousée ! »

L’Ange Protostate, envoyé du haut des cieux, pour dire à la Mère de Dieu « Réjouis-toi », s’arrêta interdit, en Te voyant, Seigneur, prendre chair. Et, de sa voix incorporelle, il lui clama

Réjouis-toi !

Par toi, la joie va resplendir,

Réjouis-toi !

Par toi, la malédiction va finir.

Réjouis-toi !

Par toi, Adam déchu  va  être rappelé,

Réjouis-toi !

Par toi, Eve,  de ses  larmes  va être délivrée.

Réjouis-toi !

Cime inaccessible  à la  raison  humaine,

Réjouis-toi !

Profondeur insondable pour les yeux mêmes des  anges.

Réjouis-toi !

Cathèdre du Roi

Réjouis-toi !

Porteuse du Tout-Puissant.

Réjouis-toi !

Etoile qui  annonces  le Soleil,

Réjouis-toi !

Sein de l’Incarnation divine.

Réjouis-toi !

Par toi, la création est renouvelée,

Réjouis-toi   !

Par toi, le Créateur est enfanté.

REJOUIS-TOI, EPOUSE INEPOUSEE

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ; maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amin.

Kyrie eleison ! (3 x)

 

Par les prières de nos Pères Saints, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amin.

                                       

 

 

 

Acathiste au Vénérable
Séraphin de Sarov le Thaumaturge 

1458536_554136088004455_2143959572_n.jpg

KONDAKION 1

Thaumaturge élu et prodige plaisant au Christ,  pour nous prompt  secours et force de prière, vénérable Père Séraphin ! Magnifiant le Seigneur qui t'a glorifié, nous entonnons tes louanges. Et toi qui jouis d'une grande hardiesse devant le Seigneur, délivre-nous de tout malheur, nous qui te chantons : réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

IKOS 1

Le Créateur des Anges t'a élu dès l'origine afin que tu glorifies par ta vie le Nom très merveilleux de la sainte Trinité. Car tu es apparu en vérité un Ange sur terre et un Séraphin dans la chair : comme un rayon très lumineux du Soleil éternel, ta vie a resplendi. Et nous qui contemplons tes œuvres très louables, avec révérence et allégresse voici ce que nous te proclamons :

Réjouis-toi, règle de foi et de piété !
Réjouis-toi, image de douceur et d'humilité !
Réjouis-toi,  très glorieuse magnificence des fidèles !
Réjouis-toi, très douce consolation pour les affligés !
Réjouis-toi, louange aimante des moines !
Réjouis-toi, aide admirable pour ceux qui vivent dans le monde !
Réjouis-toi, gloire et défense de la souveraineté russe !
Réjouis-toi, ornement sacré du pays de Tambov !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 2

Ta mère, en voyant ton amour ardent pour la vie monastique, ô Vénérable Père Séraphin, reconnut làla sainte volonté du Seigneur à ton égard; t'offrant en don parfait à Dieu, elle te bénit pour la voie étroite du monachisme avec sa propre croix, celle que tu portas sur ton sein jusqu'à la fin de ton existence, en signe de ton immense amour envers Celui qui fut crucifié pour nous, le Christ notre Dieu, auquel nous crions avec componction : alléluia !

IKOS 2

L'esprit céleste te fut donné, saint de Dieu et dès ta jeunesse ne cessant de songer au cieux, tu délaissas la maison paternelle pour le Royaume de Dieu et Sa Justice. C'est pourquoi tu reçois de nous ces louanges :

Réjouis-toi, enfant de Koursk élu par Dieu !
Réjouis-toi, rejeton très pur de parents pieux !
Réjouis-toi, héritier des bonnes œuvres  de ta mère !
Réjouis-toi, éduqué par elle dans la piété et la prière !
Réjouis-toi, béni pour l'exploit spirituel  par la croix maternelle !
Réjouis-toi, qui  as gardé cette bénédiction comme objet sacré jusqu'à la mort !
Réjouis-toi, qui as quitté la demeure paternelle pour l'amour du Seigneur !
Réjouis-toi, qui comptas pour rien toute la beauté de ce monde !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

 

KONDAKION 3

En vérité la Puissance du Très-Haut t'a protégé depuis ta prime jeunesse, ô Vénérable : le Seigneur t'a conservé sain et sauf lors de ta chute du toit d'une église, et la Souveraine de l'univers en personne t'est apparue lorsque tu souffrais cruellement, t'apportant des cieux la guérison, car dès l'enfance tu servais fidèlement Dieu, Lui clamant sans cesse : alléluia !

IKOS 3

Eprouvant de l'attirance pour l'exploit de la vie monastique semblable à celle des anges, tu t'es hâté vers la sainte cité de Kiev pour t'incliner devant  les vénérables Saints des Grottes, et ayant reçu des lèvres du Vénérable Dosithée l'ordre de diriger tes pas vers la Solitude de Sarov, tu as de loin embrassé avec foi ce saint lieu et une fois installé là, tu y achevas ton existence agréable à Dieu. Et nous, émerveillés d'une telle providence divine à ton égard, nous te clamons avec componction :

Réjouis-toi, qui t'es retranché de la vanité de ce monde !
Réjouis-toi, qui as ardemment désiré la patrie céleste !
Réjouis-toi, qui as aimé le Christ de tout de ton cœur !
Réjouis-toi, qui as pris sur toi le bon joug du Christ !
Réjouis-toi, qui  fus rempli de la parfaite obéissance !
Réjouis-toi, fidèle gardien des commandements du Seigneur !
Réjouis-toi, qui par la prière as établi en Dieu ton esprit et ton cœur !
Réjouis-toi, colonne inébranlable de la piété !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

 

KONDAKION 4

Calmant la tempête des tentations malines, tu as parcouru tout l'étroit et pénible chemin de l'exploit ascétique des moines, portant le fardeau de la vie solitaire, de la réclusion, du silence et des vigiles nocturnes et t'élevant ainsi, par la grâce de Dieu, de force en force, de l'action vers la contemplation divine, tu as pris demeure dans les Lieux Très-hauts, où tu chantes avec les anges : alléluia !

IKOS 4

En entendant et en voyant ta sainte vie, ô Vénérable Père Séraphin, tous tes frères furent émerveillés par toi et venant àtoi, reçurent l'enseignement de tes paroles et de tes exploits, glorifiant Dieu admirable dans Ses Saints. Et nous tous avec foi et amour te louons, ô Vénérable Père, et te clamons :

Réjouis-toi, qui t'es offert tout entier en sacrifice au Seigneur !
Réjouis-toi, qui as atteint la cime d'impassibilité !
Réjouis-toi, guerrier du Christ vainqueur !
Réjouis-toi, bon et fidèle serviteur du céleste maître de maison!
Réjouis-toi, notre irréprochable avocat devant le Seigneur !
Réjouis-toi, toi qui pries pour nous sans répit la Mère de Dieu !
Réjouis-toi, lys du désert au merveilleux parfum !
Réjouis-toi, récipient sans tache de la grâce divine !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 5

La lumière divine illumina ta demeure, ô Vénérable, alors que tu gisais malade sur ton lit de mort,   lorsque la Très Pure Vierge vint elle-même à toi, en compagnie des apôtres Pierre et Jean, et dit :         « Celui-ci est de notre lignée » puis toucha ta tête. Aussitôt guéri, tu chantas avec gratitude au Seigneur : alléluia !

 

IKOS 5

L'ennemi du genre humain, voyant ta vie pure et sainte, Vénérable Séraphin, voulut te faire périr; il dressa contre toi des hommes       vils qui te tourmentèrent d'une façon inique et te laissèrent à demi-mort. Mais toi, Père saint, comme un doux agneau, tu souffris tout cela en priant le Seigneur pour ceux qui te malmenaient. Voilà pourquoi, émerveillés d'une telle innocence en toi, tous nous te chantons :

Réjouis-toi, qui imites dans ta douceur et ton humilité le Christ Dieu!
Réjouis-toi, qui as vaincu par ton innocence l'esprit de méchanceté !
Réjouis-toi, zélé gardien de la pureté de l'âme et du corps !
Réjouis-toi, ermite débordant des dons de la grâce !
Réjouis-toi, athlète doué de discernement que Dieu a glorifié !
Réjouis-toi, admirable précepteur des moines à la divine sagesse !
Réjouis-toi, louange et allégresse de l'Eglise !
Réjouis-toi, gloire et joyau de la communauté de Sarov !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 6

La solitude de Sarov proclame tes ascèses et tes labeurs, ô théophore plaisant au Christ : tu as embaumé ses bosquets et ses forêts de ta prière, à l'exemple du divin Prophète Elie et du Baptiste Jean, et tu t'es révélé au désert comme l'épanouissement très fructueux des dons de l'Esprit Saint. Par Son action tu as accompli beaucoup de choses glorieuses, incitant les fidèles à chanter à Dieu donateur des biens : alléluia !

IKOS 6

En toi est apparu un nouveau visionnaire de Dieu, semblable à Moïse, bienheureux Séraphin : accomplissant sans faute le service de l'autel pour le Seigneur, il t'a été accordé de voir le Christ s'avançant dans le temple avec les puissances incorporelles. Nous émerveillant de cette bienveillance divine envers toi, nous te chantons :

Réjouis-toi, très glorieux visionnaire de Dieu !
Réjouis-toi, qui as été illuminé de la lumière au triple éclat !
Réjouis-toi, fidèle célébrant de la Très Sainte Trinité !
Réjouis-toi, demeure embellie de l'Esprit Saint !
Réjouis-toi, qui as dévisagé de tes yeux corporels le Christ en compagnie des Anges !
Réjouis-toi, qui dans ton corps terrestre as goûté par avance la saveur édénique !
Réjouis-toi, rassasié du Pain de vie !
Réjouis-toi, abreuvé de la boisson d'immortalité !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 7

Le Seigneur ami de l'homme voulant manifester Son indicible miséricorde à l'égard du peuple, a révélé en toi un véritable luminaire de divine illumination : par tes actes et tes paroles, tu amenais chacun àla piété et l'amour de Dieu. C'est pourquoi, illuminés par l'éclat de tes exploits spirituels et nourris du pain de ton enseignement, nous te magnifions ardemment et chantons au Christ qui t'a glorifié : alléluia!

IKOS 7

Voyant en toi un nouvel élu de Dieu, les fidèles accouraient de loin vers toi dans leurs afflictions et leurs maux : et ceux qu'accablaient les malheurs tu ne les as pas repoussés, déversant les guérisons, donnant la consolation, intercédant dans tes prières. C'est pourquoi l'annonce de tes miracles s'est répandue sur toute le terre russe et tes enfants spirituels te glorifient ainsi :

Réjouis-toi, notre bon pasteur !
Réjouis-toi, Père compatissant et doux !
Réjouis-toi, notre prompt médecin plein de grâce !
Réjouis-toi, guérisseur miséricordieux de nos infirmités !
Réjouis-toi, prompt secours dans les malheurs et les nécessités !
Réjouis-toi, très suave pacificateur des âmes troublées !
Réjouis-toi, qui prévois les choses à venir comme si elles étaient présentes !
Réjouis-toi, accusateur plein de discernement des fautes cachées !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 8

Nous voyons en toi un étrange miracle, ô Vénérable : car, alors que tu étais  déjà un vieillard infirme épuisé par les labeurs, tu as passé mille jours et nuits sur une pierre dans la prière. Qui serait capable d'énumérer les maux et les luttes, bienheureux Père, que tu as endurés, lorsque élevant tes mains bénies vers Dieu, tu vainquais l'Amalec spirituel et chantais au Seigneur : alléluia !

IKOS 8

« Tu es tout entier désir, tout entier douceur, très suave Jésus ! » Ainsi clamais-tu en prière, ô Père, dans ta tranquillité érémitique. Et nous, enténébrés par les choses vaines et menant toute notre existence dans le péché, louangeant ton amour pour le Seigneur, nos te chantons ainsi :

Réjouis-toi, moyen de salut pour ceux qui t'aiment et t'honorent !
Réjouis-toi, qui amène les pécheurs à se corriger !
Réjouis-toi, très admirable silencieux et reclus !
Réjouis-toi, ardent dans tes prières pour nous !
Réjouis-toi, qui révèles ton amour enflammé pour le Seigneur !
Réjouis-toi, qui consumes les traits ennemis par le feu de la prière !
Réjouis-toi, lampe inextinguible, qui brûle de prière dans le désert !
Réjouis-toi, luminaire qui flambe et illumine de tes dons spirituels !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 9

Toute la nature angélique s'émerveilla de cette étrange vision : alors que l'Ancien se trouvait reclus, la Reine du ciel et de la terre lui apparut, lui enjoignant d'ouvrir sa clôture et de ne pas détourner le peuple orthodoxe de venir à lui mais d'enseigner à tous de chanter au Christ Dieu : alléluia !

IKOS 9

Les orateurs éloquents sont dans l'incapacité de décrire la force de ton amour, ô Bienheureux : car tu t'es offert toi-même au service      de tous ceux qui venaient à toi, accomplissant l'injonction de la Mère  de Dieu, et tu es devenu le bon conseiller de ceux qui ne doutaient pas,  le consolateur des découragés,  la douce réprimande  des égarés C'est pourquoi nous te chantons:

Réjouis-toi, qui du monde es venu t'installer dans la solitude pour acquérir les vertus !
Réjouis-toi, qui de la solitude es revenu au monastère pour semer les graines des vertus !
Réjouis-toi, illuminé par la grâce de l'Esprit Saint !
Réjouis-toi, père plein d'amour pour ceux qui, comme des enfants, accourent vers toi !
Réjouis-toi, qui leur donnes le courage et la consolation par tes paroles aimantes !
Réjouis-toi qui nommes ceux qui viennent à toi  “joie” et “trésor” !
Réjouis-toi, qui as reçu pour ton saint amour la joie du Royaume Céleste !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

 

KONDAKION 10

Tu as atteint la fin de ton ascèse salutaire, Vénérable, dans la prière à genoux, tu as remis ta sainte âme dans les mains de Dieu, elle que les anges saints ont transportée en haut au trône du Tout-Puissant, afin qu'avec tous les saints tu te tiennes dans la Gloire sans couchant et chantes l'hymne de louange au Verbe plus saint que les saints : alléluia !

IKOS 10

Rempart pour tous les saints et clôture pour les moines, la Très Sainte Vierge t'apparut avant ta fin, t'annonçant ton départ prochain vers Dieu. Et nous, émerveillés d'une telle visite de la Mère de Dieu, nous te chantons :

Réjouis-toi, qui as contemplé face à face la Reine du ciel et de la terre!
Réjouis-toi, dans l'allégresse de cette apparition de la Mère de Dieu !
Réjouis-toi, qui as reçu d'elle la nouvelle de ton transfert céleste !
Réjouis-toi, qui montres par ta juste fin la sainteté de ta vie !
Réjouis-toi, qui dans l'onction de la prière devant l'icône de la Mère de Dieu as remis ton esprit à Dieu !
Réjouis-toi, qui par ton trépas sans douleur as accompli tes prédictions !
Réjouis-toi, coiffé par le Tout-Puissant de la couronne d'immortalité !
Réjouis-toi, qui as hérité avec tous les Saints la béatitude paradisiaque !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 11

Elevant ton chant incessant vers la Très Sainte Trinité, ô Vénérable, tu t'es révélé par toute ton existence un grand athlète de piété, le retour à la raison des égarés, la guérison des malades d'âme et de corps. Et nous, reconnaissants au Seigneur d'une telle miséricorde à notre égard, nous Lui chantons éternellement : alléluia !

IKOS 11

Etant de ton vivant un flambeau donateur de lumière, Père divinement bienheureux, après ta mort aussi tu as illuminé, comme un luminaire éclatant, le terre russe : car tu as répandu de tes précieuses reliques des flots de miracles sur ceux qui accourent àtoi avec foi et amour. C'est pourquoi nous te chantons, àtoi le thaumaturge ardent dans ta prière pour nous :

Réjouis-toi, glorifié par Dieu dans une multitude de miracles !
Réjouis-toi, qui as illuminé le monde entier de ton amour !
Réjouis-toi, fidèle adepte de l'amour du Christ !
Réjouis-toi, consolation de tous ceux qui implorent ton secours !
Réjouis-toi, source inextinguible de miracles !
Réjouis-toi, guérisseur des malades et des souffrants !
Réjouis-toi, puits inépuisable d'une eau aux multiples vertus curatrices !
Réjouis-toi, car tu as étreint de ton amour les confins de notre terre !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 12

Voyant ta grâce et grande hardiesse devant Dieu, nous te prions, ô Vénérable : prie ardemment le Seigneur qu'Il garde Sa Sainte Eglise de l'incroyance et du schisme, des malheurs et des attaques, afin que nous chantions àDieu qui nous a par toi prodigué Ses bienfaits : alléluia !

 

IKOS 12

Chantant ta glorification, nous te proclamons bienheureux, ô Vénérable, toi dont la prière pour nous est puissante devant le Seigneur, notre consolateur et notre intercesseur, et nous te clamons avec amour :

Réjouis-toi, louange de l'Eglise Orthodoxe !
Réjouis-toi, bouclier et muraille de notre patrie !
Réjouis-toi, guide qui dirige chacun vers les cieux !
Réjouis-toi, notre défenseur et protecteur !
Réjouis-toi, qui as accompli nombre de miracles par la puissance divine !
Réjouis-toi, qui par ton manteau as guéri nombre de souffrants !
Réjouis-toi, qui as vaincu toutes les embûches diaboliques !
Réjouis-toi, qui as soumis les bêtes féroces par ta douceur !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

 

                      KONDAKION 13                             

Ô prodige qui a trouvé grâce, grand thaumaturge, Vénérable Père Séraphin, reçois de nous cette modeste oraison, prononcée à ta louange, et toi qui te tiens maintenant devant le trône du Roi des régnants, notre Seigneur Jésus Christ, prie pour nous tous, que nous obtenions Sa miséricorde au jour du Jugement, Lui chantant dans l'allégresse : alléluia ! (trois fois)

IKOS 1

Le Créateur des Anges t'a élu dès l'origine afin que tu glorifies par ta vie le Nom très merveilleux de la sainte Trinité. Car tu es apparu en vérité un Ange sur terre et un Séraphin dans la chair : comme un rayon très lumineux du Soleil éternel, ta vie a resplendi. Et nous qui contemplons tes œuvres très louables, avec révérence et allégresse voici ce que nous te proclamons :

Réjouis-toi, règle de foi et de piété !
Réjouis-toi, image de douceur et d'humilité !
Réjouis-toi,  très glorieuse magnificence des fidèles !
Réjouis-toi, très douce consolation pour les affligés !
Réjouis-toi, louange aimante des moines !
Réjouis-toi, aide admirable pour ceux qui vivent dans le monde !
Réjouis-toi, gloire et défense de la souveraineté russe !
Réjouis-toi, ornement sacré du pays de Tambov !
Réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

KONDAKION 1

Thaumaturge élu et prodige plaisant au Christ,  pour nous prompt  secours et force de prière, vénérable Père Séraphin ! Magnifiant le Seigneur qui t'a glorifié, nous entonnons tes louanges. Et toi qui jouis d'une grande hardiesse devant le Seigneur, délivre-nous de tout malheur, nous qui te chantons : réjouis-toi, Vénérable Séraphin, Thaumaturge de Sarov !

 

Première Prière au Vénérable Séraphin,

 Thaumaturge de Sarov.

                  croix-cimetiere.jpg

 

ACATHISTE  POUR LE REPOS ÉTERNEL DES DÉFUNTS



Selon certaines sources, cet hymne acathiste pour le repos éternel des défunts aurait été écrite en 1925 par le Métropolite Serge, futur patriarche de Moscou et de toutes les Russies. Le métropolite Serge, qui se trouvait alors en prison, avait été très impressionné par l'ampleur des événements tragiques dont il avait été le témoin la Première Guerre mondiale, la Révolution, la guerre civile et la persécution massive du clergé et des croyants.

Cette oeuvre est le fruit d'une réflexion à propos du destin de toutes les victimes innocentes de ces événements. Cet appel à la miséricorde de Dieu est l'effet d'une foi profonde en la puissance et l'efficacité de la prière de l'Église pour les défunts
.

 

 

KONDAKION 1


Seigneur, Toi qui selon des desseins dont les buts nous échappent, conçus le monde en vue de le mener à la gloire éternelle, Toi qui déterminas la cause et le moment de la mort de chacun des hommes, accorde à tous ceux qui, depuis le commencement des âges, se sont endormis en Toi, le pardon des péchés qu'ils ont commis en ce monde, ouvre pour eux tes bras paternels et accueille-les dans la lumière et la joie éternelles.

Et nous qui, en ce jour, faisons mémoire des disparus écoute-nous, nous qui Te chantons

Seigneur,
Dieu d'indicible amour.
Prends en pitié tes serviteurs défunts.

IKOS 1


Seigneur, après avoir épargné à Adam et à tout le genre humain l'anéantissement suprême, Tu envoyas ton Fils en ce monde et Lui, par sa Croix et sa Résurrection, il nous ouvrit une voie d'accès à la vie éternelle.
Nous avons foi, Seigneur, en ton infinie Miséricorde et nous attendons avec confiance le Royaume éternel de ta gloire pour nous-mêmes ainsi que pour ceux qui nous sont chers et qui, déjà, se sont endormis en Toi.
Et nous te prions : Donne, Seigneur, la joie aux âmes qui se sont épuisées dans les luttes sans fin de la vie et fais qu'elles oublient les peines et les afflictions qu'elles ont dû traverser.
Du haut de ta demeure, entends-les comme un Père bienveillant, écoute ses enfants et dis-leur : «Vos péchés VOUS sont remis.»
Reçois-les, Seigneur, dans ta demeure, pour qu'ils puissent y vivre heureux éternellement, partageant ta Gloire divine.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

 

KONDAKION 2


Illuminé par l'esprit du Seigneur tout puissant, saint Macaire entendit un jour une voix qui sortait du crâne décharné d'un païen décédé depuis longtemps et qui lui disait «Lorsque vous priez pour ceux qui souffrent les tourments de l'Enfer, nous, les païens, ressentons un soulagement à nos souffrances.»
Quel prodige que cette puissance de la prière des Chrétiens qui porte la lumière même au sein de l'Hadès ! Tous, fidèles et infidèles, reçoivent consolation et soulagement lorsque nous clamons : Alléluia

 

IKOS 2


Isaac le Syrien a dit un jour : «Un homme au coeur compatissant prie à chaque instant de sa vie, avec instance et larmes, pour que les hommes, les animaux et tous les êtres qui se meuvent sur la terre soient protégés et purifiés.»

De cette même manière, nous tous, prions le Seigneur pour qu'il donne assistance à ceux qui se sont endormis et disons : «Accorde-nous, Seigneur, le don de la prière instante pour ceux qui ne sont plus ; prends pitié de ceux qui, malgré notre indignité, nous ont demandé d'intercéder pour eux, pardonne-leur tous les péchés qu'ils ont commis et pour lesquels ils ont oublié de Te demander pardon. Souviens-Toi, Seigneur, de ceux qui se sont endormis et qu'aucune prière n'a accompagné à leur ultime demeure. Ouvre-leur, Seigneur, les portes de ton Royaume. Souviens-Toi aussi de ceux qui se sont éteints subitement de douleur ou de joie.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

KONDAKION 3


Nous qui sommes responsables de tous les malheurs du monde, de la douloureuse frustration de ce qui n'a pas reçu le don de la parole, des maladies et des souffrances des enfants innocents, nous qui avons, par le péché des origines, détruit l'admirable harmonie de la création, à Toi, Seigneur Jésus Christ, le plus innocent de tous les martyrs, Toi le seul qui puisses pardonner à tous, nous osons dire :
Seigneur, remets au monde ses péchés, rends à la création son harmonie initiale afin que les hommes, les vivants comme les morts puissent y participer en Te clamant : Alléluia

IKOS 3


Seigneur, notre Dieu, douce lumière, Rédempteur du monde, Dieu d'ineffable amour qui enveloppe l'univers, nous entendons dans notre coeur l'admirable prière que Tu adressas à ton Père du haut de la Croix, pour ceux qui t'avaient condamné : «Père, pardonne-leur.»

Et nous aussi, confiants dans la plénitude de ta miséricorde, nous osons dire : Père qui es aux cieux, accorde le repos éternel à tes adversaires et aux nôtres. Pardonne, Seigneur, à ceux qui ont versé le sang innocent, à ceux qui ont fait souffrir leur prochain durant leur vie, à ceux qui ont bâti leur prospérité en ce monde sur les malheurs et la souffrance des autres. Ne condamne pas ceux qui médisent de nous ou ceux qui nous calomnient, avantage ceux que nous avons lésés par inadvertance et fais que la prière que nous T'adressons soit pour eux tous un véritable sacrement de réconciliation avec Toi.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

KONDAKION 4


Accorde, Seigneur, le salut éternel à tous ceux qui ont quitté cette vie dans la souffrance à ceux qui sont disparus de mort violente, assassinés, enterrés vivants, victimes d'accidents ou de catastrophes naturelles, noyés, brûlés, détruits, dévorés ; à ceux qui sont morts de privation, de faim, de soif, de misère.
A cause de leur fin douloureuse, donne-leur la joie éternelle en sorte qu'ils bénissent les souffrances qu'ils ont endurées comme une expiation de leurs péchés et qu'ils chantent Alléluia

IKOS 4


Accorde, Seigneur, une faveur particulière à ceux qui se sont endormis en Toi dans leur jeunesse, à ceux qui, durant leur vie, ont accepté leurs souffrances comme le Christ avait accepté sa Passion, ainsi qu'à ceux qui, dans leur vie sur cette terre, n'ont pas connu la joie.

Accorde, Seigneur, une faveur particulière à ceux qui ont quitté cette vie au bagne, épuisés par les travaux qu'ils étaient forcés d'accomplir.

Accueille Seigneur en ton Paradis, les vierges et les enfants innocents : donne-leur la joie de participer à ta Cène mystique.

Donne consolation, Seigneur, aux parents qui pleurent leurs enfants que Tu as rappelés à Toi ainsi qu'à ceux qui n'ont pas reçu la grâce de mettre des enfants au monde et qui n'ont personne dans leur proches pour prier pour eux. Et fais, Seigneur, que leurs péchés soient effacés par l'éclat de ta splendeur et l'abondance de ta Miséricorde.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.


KONDAKION 5



Tu nous envoies, Seigneur, des signes qui nous laissent entrevoir le terme de notre vie afin que nous puissions nous y préparer par le repentir et la pénitence.
Par ta grâce, la vanité des choses du monde apparent, les passions et les tourments s'apaisent, l'esprit insoumis comprend et accepte.

La Vérité éternelle se dévoile et les hommes, accablés par le poids de leurs fautes, ainsi que les incroyants confessent, au seuil de la mort, ton existence.

Et ils implorent ta grande miséricorde en clamant : Alléluia

 

IKOS 5


Seigneur, Père de toute consolation, Toi qui fis le soleil pour illuminer le monde, Toi qui nous donnes à satiété tous les fruits de la terre, Tu apportes à ceux qui T'aiment comme à ceux qui Te haïssent, la joie et l'espérance, par la douceur de tes paroles.
Nous croyons en effet que, par delà le tombeau, ta Miséricorde infinie accueille tous les pécheurs et même ceux qui sont abandonnés et rejetés par tous.
Notre coeur est dans la peine lorsque nous voyons les impies défier ta Sainteté par leurs sacrilèges abominables; cependant, Seigneur, sauve-les malgré tout en faisant descendre sur eux, par ta sainte Volonté, la plénitude de ta Miséricorde.
Accorde ton pardon, Seigneur, à ceux qui sont morts sans s'être repentis de leurs fautes. Souviens-Toi aussi de ceux qui, dans un moment d'inconscience, ont mis volontairement fin à leur jours. Fais que le brasier ardent de leurs fautes s'éteigne dans l'océan de ta Miséricorde.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

KONDAKION 6


Les ténèbres dans lesquelles sont plongées les âmes éloignées de Dieu font frémir d'épouvante terribles sont les tourments, les remords, qui taraudent les consciences, les gémissements, les grincements de dents et les souffrances de ceux qui sont plongés dans les flammes éternelles de l'enfer.

Je tremble de connaître un tel destin et, comme je prierais pour moi-même, je prie pour ceux qui subissent les terribles tourments de l'Hadès.

Fais Seigneur que notre prière descende sur eux comme la rosée du matin descend sur la terre ; et nous Te chantons à pleine voix : Alléluia

IKOS 6

Ta lumière resplendit, ô Christ notre Dieu, sur tous ceux qui gisent dans les terrifiantes ténèbres de l'Enfer d'où ils ne peuvent T'appeler.

Mais Toi, Seigneur, qui, volontairement, descendis dans l'Hadès pour en briser les portes, libère tes enfants qui sont séparés de Toi par les fautes qu'ils ont commises mais qui, malgré leurs erreurs, ne T'ont pas renié. Parce que leurs souffrances sont immenses, prends pitié d'eux, Seigneur : certes leurs péchés sont sans nombre mais, nous le savons, ta Miséricorde est sans limite. Dispense donc cette miséricorde infinie à ces âmes misérables et réprouvées, séparées de Toi par la mort du péché.

Prends en pitié ceux qui, n'ayant pas connu ta vérité, ont persécuté ta sainte Eglise; que ton amour, Seigneur, change le feu qui les dévore en une fraîcheur de Paradis.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

 

KONDAKION 7


Pour que nous puissions, nous, venir en aide à tes serviteurs défunts, aide-nous Toi-même, Seigneur, nous T'en prions. Éclaire-nous et, par des visions surnaturelles, montre-nous ce qu'il y a lieu de dire et de faire pour que les prières et les actes que nous ferons pour eux leur soient profitables.

Et nous Te clamons : Alléluia !

          IKOS 7


L' Église universelle du Christ notre Dieu élève sans cesse vers Toi, Seigneur, des prières et des supplications pour tous ceux qui se sont endormis en Toi et ont quitté cette terre. Tous les péchés du monde ont été rachetés et effacés par le Sang divin qui coula des saintes Plaies de la Passion.

La puissance des prières dites pour les défunts devant l'autel de Dieu, les font passer de la mort à la vie, de la terre au Ciel.

Fais, Seigneur, que les prières d'intercession que ton Église T'offre pour les défunts soient pour eux une sorte d'échelle leur permettant d'accéder aux Cieux. Prends-les en pitié, Seigneur, par l'intercession de la très sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie et de tous les saints. Pardonne-leur leurs fautes, Seigneur, par les prières et les supplications de tes fidèles qui, tout au long des jours et des nuits, T'implorent pour leur salut.

A cause des enfants innocents, prends pitié des parents; à cause des larmes des mamans, efface les fautes des enfants; par les prières et le sang des martyrs, pardonne aux pécheurs et prends-les en pitié. Accepte Seigneur que nos prières et nos supplications complètent à suffisance les bonnes actions faites durant leur vie par ceux que Tu as rappelés à Toi.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.


KONDAKION 8


Notre planète toute entière est en quelque sorte un immense tombeau sacré : partout y reposent les restes de nos pères et de nos frères qui ont peuplé ce monde depuis sa création.

Toi Seigneur, Toi l'Unique, Toi dont l'amour pour les hommes est immuable, Christ notre Dieu, nous T'en prions: Pardonne à tous ceux qui ont vécu sur cette terre depuis le commencement des âges et qui nous ont précédés dans la mort, afin qu'ils puissent dans le même élan d'amour Te chanter : Alléluia

 

IKOS 8


Lorsque brusquement, telle une flamme dévorante, se lèvera le jour solennel et redoutable du Jugement Dernier, les livres où se trouvent transcrites toutes les actions de notre vie seront ouverts et tous les secrets des hommes seront mis en lumière. «Soumettez-vous donc à Dieu» disait l'Apôtre Jacques, (Jacques 4/7), «Réconciliez-vous avec le feu redoutable !»

Accepte, Seigneur, que les prières et les intercessions des vivants puissent apporter à ceux qui se sont endormis, ce qu'il leur manque pour avoir accès à ton Royaume.
Fais, Seigneur, que le son des trompettes angéliques soit pour eux l'annonce de leur Salut et qu'à l'heure du Jugement, ils soient parmi ceux à qui il sera fait miséricorde.
Couronne de gloire, Seigneur, ceux qui, durant leur vie, ont enduré des souffrances à cause de ton Nom et comble par ta grâce les manquements de ceux qui, par faiblesse, ont commis le péché.
Seigneur, «Toi qui connais chacun par son nom» (Isaïe 40/26; 1 Rois 8/39), prends pitié des moines, des moniales, de tout le clergé et de leur famille.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

KONDAKION 9


Bénissons le temps qui passe car chaque heure qui s'égrène, chaque instant qui s'écoule nous rapproche de notre éternité. Chaque peine nouvelle, chaque cheveu blanc est un message du monde à venir qui nous dit et redit que tout ce qui vit sur la terre est corruptible et éphémère.

Ces messages nous confirment en effet que tout ce que nous vivons sur la terre disparait sans retour mais qu'en revanche le Royaume des Cieux approche.

Ce Royaume éternel où il n'y a ni pleurs ni larmes mais où sans cesse résonne ce chant d'allégresse: Alléluia !

 

IKOS 9


Comme les arbres perdent leurs feuilles lorsque la saison s'achève, ainsi les jours de notre vie s'en vont avec le temps qui fuit.
L'usure nous atteint et, jour après jour, le flambeau de la joie s'amenuise en nous. Nos amis et nos proches s'en retournent à la terre. Où sont tous ceux qui, dans la joie, vivaient leur belle jeunesse ? Leurs restes mortels gardent le silence mais leur âme est entre tes Mains, Seigneur. Et nous imaginons ce que voient leurs yeux, eux qui déjà se trouvent dans le monde immatériel de la gloire divine. Seigneur, Tu es, Toi, ce soleil dont la splendeur inimaginable éclaire et réchauffe les lieux où reposent ceux qui se sont endormis. Que passe vite le temps de l'amère séparation: donne-nous, Seigneur, la joie de les revoir un jour en ton Royaume.

Fais, Seigneur, que nous soyons un en Toi (Jean 17,21). Rends, Seigneur, à ceux qui sont entrés dans l'éternité, la pureté de l'enfance et le charme de la jeunesse ; fais que leur vie dans l'au-delà soit pour eux la merveille d'une Pâque éternelle.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.


KONDAKION 10.


Tout en versant des larmes silencieuses sur la tombe de nos chers disparus, nous te prions pleins d'espérance : Seigneur notre Dieu, envoie une révélation surnaturelle qui nous rassurera sur leur Salut. Dis-nous que Tu leur a pardonné tous leurs péchés pour que nous puissions, dans l'allégresse, Te chanter : Alléluia

IKOS 10.


Lorsque par la pensée, je revois mon passé et parcours les chemins de ma vie, une foule d'êtres qui, depuis mes premières années jusqu'à présent, ont quitté cette terre, revivent en moi. Beaucoup d'entre eux furent bons pour moi et m'apportèrent du bien.

Je sens pour eux une profonde gratitude et je dis : À mes parents, à mes proches, à tous ceux qui ont veillé sur mon enfance et qui m'ont guidé dans la vie, accorde, Seigneur, le repos et la joie éternelles.

Glorifie-les, Seigneur, devant les anges saints, ceux-là qui m'ont appris ta parole de vérité, m'ont montré la voie du Salut, m'ont enseigné le bien par l'exemple d'une vie édifiante.

Adoucis, Seigneur, les souffrances de ceux qui, lors de mes jours de tristesse et de découragement, ne m'ont pas donné ce qui m'était nécessaire, qui ne m'ont pas, comme Tu le fis, Toi, jadis, aux Hébreux perdus dans le désert, dispensé la manne salvatrice.

Récompense, Seigneur, tous ceux qui, matériellement et spirituellement, m'ont fait du bien tout au long de ma vie.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.


KONDAKION 11


O mort, où est ton aiguillon (1 Cor. 15,45) ? Où est-il, ton sinistre cortège de peur et de ténèbres? Nous, nous t'attendons, nous t'espérons même, ô mort qui nous unira à Dieu ! Tu es devenue pour nous le repos sans fin, le septième jour mystérieux que le Seigneur s'octroya lorsque la Création fut achevée. «Je veux mourir pour être avec le Christ» s'est écrié un Apôtre. Et nous aussi qui savons la mort être le passage vers la vie éternelle, nous disons dans la joie et l'espérance: Alléluia

IKOS 11


Les morts ressusciteront, ceux qui sont dans les tombeaux se relèveront transfigurés et glorieux et ceux qui seront sur la terre exulteront de joie. Dans la vallée, les ossements desséchés attendaient la parole du Seigneur : «Voici que je vais faire venir en vous un esprit et vous vivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai pousser sur vous de la chair, j'étendrai sur vous de la peau, je mettrai en vous un esprit et vous vivrez.» (Ezéchiel 37,5-6)


Relevez-vous donc, vous dont le temps est arrivé, vous dont les péchés ont été expiés par le Fils de Dieu, vous qui, par sa mort, avez retrouvé la vie, relevez-vous et que la toute puissante lumière de la Résurrection du Christ vous transfigure

Montre-leur, Seigneur, dès à présent, la plénitude de ta perfection, Toi qui brilles sur eux comme brille la lumière du soleil et la clarté de la lune, accorde-leur de voir les faces, bien plus lumineuses encore, de tes anges saints. Comme Tu leur a montré les merveilleux luminaires du Ciel, montre-leur aussi la lumière sans fin de ta divinité glorieuse.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

KONDAKION 12


Notre nature humaine, notre chair et notre sang ne peuvent, tels quels, hériter du Royaume de Dieu ; aussi longtemps que nous vivrons dans notre chair, nous resterons séparés du Christ notre Dieu.

Toutefois, bien que nous retournerons au néant, nous revivrons pour l'éternité. Notre chair et notre sang, voués inévitablement à la destruction, ne pourront plus être anéantis, les mortels que nous sommes recevront l'immortalité afin qu'ils puissent, dans l'immuable lumière du Jour sans crépuscule, chanter sans fin : Alléluia

IKOS 12


Pleins de confiance en sa promesse, nous attendons le moment solennel et bienheureux où nous nous trouverons pour la première fois, face à face avec le Seigneur notre Dieu. Nous attendons la lumineuse aurore du Jour de la Résurrection, l'heure sublime et magnifique où tous nos parents, tous ceux qui nous furent proches, tous ceux que nous avons connus et qui nous ont connus, se relèveront de leurs tombeaux pour chanter avec nous un hymne de louange au Seigneur tout puissant. Nous attendons, pleins d'espérance, ce moment béni de la transfiguration de l'humanité et, d'avance, nous Te bénissons, Seigneur, Toi qui, un jour, nous créeras de nouveau pour une éternité de merveilles.
Seigneur notre Dieu, Toi qui créas le monde pour que la beauté et la joie y règnent sans partage, Toi qui nous fis sortir du néant du péché pour nous conduire vers la sainteté ; nous T'en prions, accorde à ceux qui se sont endormis en Toi, de vivre glorieux, dans une vie nouvelle; fais que tous les luminaires célestes resplendissent au jour de leur triomphe et que Toi, l'Agneau de Dieu, sois pour eux l'immuable Lumière du Jour sans crépuscule et sans fin.
À nous aussi, Seigneur, donne-nous de fêter avec eux l'éternelle Pâque de joie et réunis à jamais tous les humains, défunts et vivants, dans un bonheur sans fin.

Seigneur,
Dieu d'indicible amour,
prends en pitié tes serviteurs défunts.

 

KONDAKION 13


Seigneur notre Dieu, Père éternel et infiniment miséricordieux, Toi qui, pour le Salut du monde, envoyas ton Fils l'Unique aux âmes en détresse et répandis sur elles ton Esprit vivifiant, prends en pitié et accorde le Salut éternel à nos parents, à nos proches, à tous ceux qui se sont endormis en Toi, depuis le commencement des âges.

Par leur intercession, prends-nous aussi en pitié, visite-nous et réunis-nous à ceux que Tu as déjà accueillis afin que, ensemble, dans une joie sans mélange, nous Te chantions, à Toi Dieu Sauveur, ce chant de gloire et de triomphe : Alléluia

(N.B.: CE DERNIER KONDAKION EST DIT 3 FOIS.
ENSUITE ON REDIT L'IKOS 1 ET LE KONDAKION 1)

 

 

                                  

Canon  de la Mère de Dieu au pied  de la Croix                    

pour la Paix dans le Monde

STEMDDCROIX.jpg

kandila_3.gif

Se  célèbre en cas  de troubles, de disputes,  ou de  conflits  personnels,  et dans les périodes d’annonce (ou)  de guerre, de guerre civile, de cataclysme (tempête, tremblement de terre, raz de marée, épidémie).

 

Composé  en reconnaissance A Sa Sainteté le Patriarche Filaret de Kiev et de toute la Russ’Ukraine,  par le Métropolite Michel de Paris (Laroche) - Patriarcat de Kiev.

 

Ode I

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très Sainte Mère de Dieu qui au pied de la Croix arrosa la terre infertile de ce monde de Tes saintes larmes en  les mélangeant au Sang  répandu de Ton Fils Notre Seigneur Jésus Christ, Tu nous procures les fruits de la terre promise de la Vie. 

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très Sainte Mère de Dieu en pleurant  sur  Ton Enfant  descendu de la Croix, tu devançais les Myrophores  par l’onction de Tes larmes versées  sur le Saint Corps de ton Fils  et transformais en parfum d’agréables odeurs,  toutes les larmes des pécheurs repentants.

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

 O Très Sainte Mère de Dieu Tu n’as pas uniquement versé des larmes sur Ton Fils mais prévoyant le salut universel de Son sacrifice volontaire, Tu as comme aux Noces de Cana  demandé à Jésus de transformer l’eau  de Tes larmes en ivresse du vin nouveau de Sa Résurrection.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

Souveraine Toute Sainte, Toi qui a mélangé sur la terre Tes larmes brulantes  au Sang versé par Ton Fils au pied   de Sa Croix :   Tes saintes et bienheureuses larmes brulantes   sont  zéon[1] de la Divine Oblation de Celui qui « s’offre et qui est offert »,   Toi qui est la « Ferveur de la foi remplie du Saint Esprit » !  Par Ses Saintes Souffrances unies aux Tiennes,  sauves Ton peuple qui  t’implore.

 

Ode II

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Souveraine des Cieux  tu effaces nos soucis, nos préoccupations de ce monde, par Tes saintes larmes versées sur Ton Fils au pied de la Croix, et  Tu ne cesses de l’implorer   comme une avocate inlassable pour le salut de nos âmes.

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très Saintes Mère de Dieu en nous empressant vers Tes sainte larmes  comme à La Nouvelle Source de Vie, notre baptême est renouvelé  et nous sommes purifiés et par leurs  flots bienfaisant versés sur ton Fils et sur nous pour notre salut. 

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

Viens Peuple Royal Orthodoxe accours  te désaltérer vers la Fontaines Miraculeuse des larmes de la Toute Sainte,  qui jaillissent  comme une nouvelle Siloé et  auprès de qui se trouve la guérison des causes désespérées pour tous ceux qui audacieusement y puisent.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

Très Sainte Mère de Dieu,  Tu deviens non seulement l’avocate insurpassable de ceux qui t’implorent,  mais Tu es la Mère de tous ceux qui espèrent en Toi. En voyant ton Monde sombrer dans le vice, la luxure, la volupté,  l’apostasie, l’athéisme, l’oublie de Dieu et les guerres entre frères, Tu pleures. Mais nous pécheurs un instant aveuglés   par les fausses lumières de ce monde, nous sommes   rebaptiser par  Tes saintes larmes et rendus par Ton intercession  à la Vrais Lumière qui est venu éclairer Monde. 

 

Ode III

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très Sainte Mère de Dieu, par Tes Saintes Souffrances aux pied de la Croix en pleurant le trépas de ton Fils unique,  tu étends ta maternité  à nous  tous  qui avons été acquis  à Ton Fils par Son sacrifice volontaire sur Sa Croix. O Notre Mère du Ciel sauves ton Monde.  

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

Comme des grappes de raisins  fraichement cueillies qui sont  versées dans la cuve du pressoir pour enrichir de leur saveur éternelle le vin  nouveau des Noces de l’Epoux, l’assemblée magnifique des  Martyrs qui ont brillé dans l’Eglise depuis le commencement de la Proclamation de l’Evangile se tient, O Très sainte Mère de Dieu  à tes côtés en pleurant  et mélangeant leurs larmes et leur sang   aux sueurs et au sang  de Celui qui promet à tous  la Résurrection.

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

O Très Sainte Mère de Dieu, Mère de la Vie qui donne la vie, par tes larmes bienheureuse tu arrose ton monde pour y faire fleurir dans les âmes  de nous tous qui t’invoquons,  les fruit de la patience dans nos épreuves, de l’espérance  dans notre  désespoir,  et par dessus tout de la pureté dans notre impureté.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

L’Agnelle gémit au pied de la Croix en voyant l’Agneau innocent immolé s’écria : Toi qui donnes la Vie à ceux qui prennent Ta Vie, bénis  Ton Eglise et sauves  Ton monde.

 

Cathiste

 

O Mon Doux Jésus,  O mon Christ Eucharistique que je reçois à chaque Divine  Liturgie présent dans  Ton Corps et dans Ton Sang.    Tu me fais communier non seulement au Breuvage et à l’Aliment de mon salut, mais à Ton Sacrifice volontaire pour mes péchés. Donnes moi la grâce,  par les prière de Ta Sainte Mère qui se tient au pieds de ta Croix, le temps venu, de m’offrir à Toi comme Tu t’es offert pour  moi. 

 

Ode IV

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

 O Saints Martyrs vous qui vous tenez à côté de la Croix avec Jean le théologien auprès de l’agnelle en pleure, en échange de votre vie terrestre, vous avez choisi la Vie en Christ ;  en échange de la vie  éphémère vous avez trouvé la Vie éternelle. C’est pourquoi vous êtes l’ornement  de Celle qui verse des larmes sur la Vie qui offre Sa Vie. 

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très sainte Mère de Dieu tes larmes sont  un nouveau Jourdain mystique dans le quel les âmes  de tous ceux qui ont péché après leur baptême, s’immergent pour se libérer de la mort du péché et  y recevoir la grâce de la Résurrection. 

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

O Très sainte Mère de Dieu auprès de la Croix tu es devenue pour l’Eglise Orthodoxe   la Source  du baptême des larmes. Le baptême des larmes,  proclament en chœur  Saint Grégoire le Théologien,  Saint Jean Climaque,  Saint Syméon le Nouveau Théologien et Saint Grégoire Palamas, est plus grand que le premier baptême  après  que les fidèles Orthodoxes aient reçus le premier baptême. Accordes-nous Très Sainte Mère de Dieu les larmes ardentes  du second baptême afin qu’il efface tous les péchés commis après le premier baptême.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

O Toi Mère de Dieu qui a versé au pied  de la Croix ;  en guise d’un  Myron mortuaire de grand prix,  Tes saintes larmes sur le Corps de Ton  Fils;   intercède pour les pécheurs que nous sommes, afin que par Tes divins sanglots, ils trouvent avec Toi, le troisième jour, le Christ Ressuscité et  la Joie de la Résurrection.

 

Ode V

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Saints Martyrs  vous qui vous tenez avec l’Agnelle en larmes au pied de la Croix vous vous êtes offerts comme une nouvelle oblation à Celui qui est l’Oblation. Avec le Flagellé vous vous êtes laissé flageller. Avec le Souffleté vous vous êtes laissé souffleter. Avec Le Crucifié vous vous êtes laissé transpercer. Avec Celui qui est  couronné d’épines vous avez reçu au Ciel la couronne des martyrs. Avec celui qui a été déposé au tombeau, vous vous êtes laissé ensevelir. Avec le Ressuscité, vous avez reçu la promesse de la résurrection et  vous annoncez à tous Sa Résurrection.  Par vos prières et celles de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se teint au pied de la croix que le Seigneur sauve Son monde.

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Sainte Mère de Dieu  comment osons nous présenter devant  le Seigneur nos inutiles  bonnes actions, alors que  nous ne pardonnons pas à ceux qui nous ont fait du mal  (Mt VI, 12)  et nous nourrissons dans notre cœur envers eux  rancune et amertume.   Nous ne tendons pas l’autre joue (Mt V, 38-42) comme nous l’a enseigné ton Divin Fils, et nous avons oublié l’enseignement de Celui qui dit : « aimez vos ennemis » (Mt V, 43-48).  Nous désirons être pardonné de nos péchés par le Juste Juge  en oubliant que ce pardon n’est possible que si nous commençons par pardonner à notre persécuteur.  Nous accusons Dieu pour les guerres dans le monde, alors que nous sommes incapable de pardonner autour de nous et d’apporter la paix à notre adversaire. Très Sainte Mère de Dieu, accorde nous la paix de l’âme par le pardon à nos ennemis et la paix pour Ton Monde.

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

O Très Sainte Mère de Dieu  chaque clou qui  transperçait la chair de Ton Fils fut comme un coup d’épée dans ta poitrine,  et le sang qui jaillissait des pieds et des mains de Ton Fils  se mélangeait sur la terre au torrent de larmes que Tu versais  en gémissant : Pourquoi O Mon Fils, Toi qui est la Vie immortelle  et l’auteur de la vie es-Tu suspendu sur la Croix ?  Pourquoi Te laisses tu mourir, Toi la Vie immortelle ? Pourquoi Te laisses-Tu déposer au tombeau Toi qui promet la résurrection à tous ceux qui sont dans les Tombeaux ?

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

O Toute Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie qui te tiens auprès de la Croix en larmes prête  à recueillir, avec Jean, le Noble Joseph  et Nicodème,  le Divin Corps de Ton Fils comme l’ultime Oblation de Celui « qui offre et qui est offert qui reçoit et qui distribue »[2]. Accorde nous de devenir comme Toi, des réceptacles chastes de Son Corps et Son Sang très précieux, afin qu’Il repose en nous comme un nouveau Tombeau et que nous reposions en Lui comme dans Son Royaume avec le Bon Larron.

 

Ode VI

 

O Sainte Mère de Dieu toi qui es la Mère de Celui qui a dit : « Qui veut être mon disciple doit tout quitter, prendre chaque jour sa  croix et me suivre » (Mt X, 38-39 ; Mt XVI, 24 ; Lc XIV, 25-33 )  Tu  n’a pas une Croix différente de celle de Ton Fils. Lorsque qu’Il se laisse couronner d’épines, Ton front sublime est meurtri  de chagrin. Lorsque que Ton Fils  est souffleté, Toi la plus belle des femmes entre toutes les femmes, a le visage flétri par la tristesse.   Lorsque Ton Fils est transpercé, Ton âme et Ton cœur sont  transpercés par un glaive. Lorsqu’Il est déposé au tombeau, Tu étais comme ensevelie avec Lui. Saint Jean Damascène  parlait de Toi lorsqu’il s’écrie dans son divin Canon Pascal : «  Hier j’étais enseveli avec le Christ; aujourd’hui   je ressuscite avec   Lui ! » (Ode III, 3ème strophe)

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très Sainte Mère de Dieu, les douleurs de l’enfantement te sont reculées lorsque Tu vois Ton Fils Crucifiés sur la Croix. Tu offres au monde une première fois sans douleur Ton Fils Jésus Christ dans une humble crèche.  Tu offres une seconde fois au monde Ton Fils l’Agneau Innocent, sur Sa Croix  dans les douleurs et Tes saintes larmes. Comment osons nous présenter devant  le Seigneur nos inutiles  bonnes actions,   nous qui n’avons  pas  versé des torrents de larmes pour effacer nos innombrables péchés. 

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

  Saint Grégoire le Théologien pensait à Toi Douce et tendre Mère de Dieu, en écrivant qu’il existe un baptême plus grand encore que le baptême du sang, qui pourtant ne peut être terni par aucun  péché. Ce sont Tes larmes saintes qui, telles un nouveau Myron embaumaient le Corps de ton Fils, annonçant le second baptême des larmes qui selon saint Syméon le Nouveau Théologien restaurent la grâce du premier baptême lorsque  celle-ci a été enseveli par le péché. Que par tes larmes versées sur Ton Fils et  sur nous au pied de la Croix, nous puissions nous aussi verser un torrent de larmes sur notre âme morte à cause du péché et la Ressusciter.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

Théotokion

 

O Très sainte Mère de Dieu, en contemplant mystiquement le Mystère des Saintes Souffrances de ton Fils notre Seigneur Jésus Christ  Fils et de Tes Saintes  souffrances,   la Nouvelle Lyre du Saint Esprit  Grégoire le Théologien  écrivait que si cela avait été possible tu aurais voulu mourir à la place de ton Fils. Saint Syméon le Nouveau Théologien écrit lui aussi que suivre le Christ ce n’est pas de vivre pour Lui, mais  c’est de mourir pour Lui. Donnes nous la grâce  de vivre véritablement l’exphonèse  que nous chantons chaque liturgie : « Offrons-nous nous-mêmes offrons nous les un les autres, offrons toute notre vie au christ notre Dieu. Amin »

 

Kondakion

 

O Jésus Tu te laisses suspendre sur la Croix  alors que le cosmos entier  est suspendu à Ton doigt divin. Permets nous, indignes, de communier à Ton Corps livré et à Ton sang versé, Toi l’Agneau innocent, afin que par cette Eucharistie nous recevions Ta grâce qui donne l’immortalité.

 

Ode VII

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O mon Doux Jésus, dans tes desseins insondables et mystérieux Tu t’es préparé avant tous les siècles à recevoir  l’oblation  des souffrances de Ta Mère au pied de Ta croix  comme une oblation supplémentaire à Tes saintes souffrance. Comme Mère, Marie au pied de la croix partageait tes Saintes Souffrances et ton agonie ;  comme Fils de la Vierge,  tu reçus les douleurs de ta Mère comme une offrande supplémentaire que tu apportais, unies aux tiennes, à Ton Père dans les Cieux. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se tient  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton Monde.

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O mon Doux Jésus Tu expires sur la Croix en poussant un grand cri. (Mt XXVII, 50 ; Mc XV, 37 ; Lc XXIII, 46).  Tu reçois comme la prière au dessus de la prière les cris silencieux de tes Martyrs qui offrent leur vie pour Toi,  comme tu as offert Ta Vie pour eux et pour nous. Donnes-nous  O mon doux  Jésus de pouvoir dire avec foi la petite exphonèse : «  Offrons nous nous mêmes,   offrons nous les un les autres,  offrons toute notre Vie au Christ notre Dieu. » Car nous   le confessons,   nous  pas encore commencé à t’offrir notre vie, O Vie Immortelle. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se tient  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton  Monde.

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

O  Jésus Christ Très Doux et Miséricordieux,  en inspirant à Ton Apôtre de prédilection Paul cette parole énigmatique : « Je souffre pour tout ce qui manque à la Passion du Christ  pour Son Corps qui est l’Eglise» (Col. I, 24). Toi dont la Passion est parfaite, accomplie, et achevée, Tu as indiqué par cette parole que tu avais laissé, dans ton incommensurable économie, une place  dans Ta Chair blessée,  transpercée, souffletée, et couronnée d’épines, pour le sang versé de tous tes martyrs depuis Abel le juste jusqu’à la fin du monde, et pour   toutes  nos vies, nos épreuves  et nos  souffrances. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se tient  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton  Monde.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.  Amin.

 

 Théotokion

 

Très Sainte Mère de Dieu,  Toi qui efface les douleurs de ceux qui crient vers Toi,   Toi qui renforces la foi des faibles et exalte celle des martyrs, donnes nous de prier comme Toi avec des flots de larmes, au pied de la Croix,  Ton Fils Notre Seigneur Dieu et Sauveur  Jésus Christ,  afin qu’Il sauve nos âme.

 

Ode VIII

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O notre douce Mère du Ciel,  la Mère de Dieu et toujours vierge Marie,  Toi qui mélange tes larmes aux nôtres au pied de Sa Croix pour intercéder auprès de ton Fils et Seigneur Jésus Christ dans les périodes de trouble et de guerre entre les Nations,  accorde à Ton Peuple Royal Orthodoxe qui t’implore, et que là où il y avaient  la discorde et la guerre, soit la cessation des conflits et que règnent  la  concorde et la  paix.  Nous t’implorons, fais cesser la guerre entre les Frères, que ne se renouvelle pas le péché de Caïn contre Abel, que le sacrifice volontaire du Nouvel Abel sur Sa croix éteignent la passions de Caïn, et que s’accomplisse Sa parole : « Je vous donne Ma Paix, non comme le monde la donne mais comme moi je vous la donne » (Jn XIV, 27).

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

 Les mères et les orphelins, les veuves et  les veufs se tiennent auprès  de Toi  Très Sainte Mère de Dieu lorsque tu versas des torrents de larmes après la descente de Sa Croix sur le Corps sans vie, de la Vie Ton Fils Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ. Ils t‘implorent : « Fais cesser la guerre entre les Frères, que ne se renouvelle pas le péché de Caïn contre Abel, que le sacrifice volontaire du Nouvel Abel sur Sa croix éteignent la passions de Caïn, et que s’accomplisse Sa parole : « Je vous donne Ma Paix, non comme le monde la donne mais comme moi je vous la donne » (Jn XIV, 27).

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

Très sainte Mère de Dieu la Terre tremble partout comme au moment où Ton Fils expira (Mt  XXVII, 51).  Il y a « des bruits de guerre et il y aura en divers lieux des tremblements de terre et des famines, se sont là le commencement des douleurs »» (Mt XXIV, 6- 7 et Mc XIII, 8))   «  Les nations sont contrent les nations, les Royaumes contre les royaumes  ». Notre Terre souffre les douleurs annonçant  La prochaine venue de Ton Fils. Nous Te supplions d’apaiser ces tribulations et que nous recouvrions la paix. Nous t’implorons,   fais cesser la guerre entre les Frères, que ne se renouvelle pas le péché de Caïn contre Abel, que le sacrifice volontaire du Nouvel Abel sur Sa Croix éteignent la passions de Caïn, et que s’accomplisse Sa parole : « Je vous donne Ma Paix, non comme le monde la donne mais comme moi je vous la donne » (Jn XIV, 27).

 

 ODE IX

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

O Très sainte Mère de Dieu Toi qui te  tient avec l’Apôtre Jean le Théologien auprès de la Croix, celui-ci fut trouvé digne  de recevoir avec  Toi ces paroles : « Femme voici ton fils »  « Voici ta Mère » (Jn  XIX, 25-27). Attestant que désormais tu deviens la Mère insurpassable de tous ceux qui ne prennent pas la fuite dans les épreuves  et acceptent  d’être à Tes côtés présent au pied de Ta Croix. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se teint  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton  Monde.

 

- Très Sainte Mère de Dieu  toi qui te tient au pied de la Croix, par Tes prières sauves nous.  

 

Très sainte Mère de Dieu comme aux Noces de Cana (Jn II, 1-11)  où à Ta demande Ton Fils  Notre Seigneur Jésus Christ, alors que son heure n’était pas  venue (Jn. II, 4),   transforma l’eau en vin ;   dans cette Nouvelle Cana, voici que l’heure étant venue Jésus répand sur la terre et  tous les hommes  le Vin Nouveau de Son  Sang  très précieux.   Ce ne sont plus des vases de terre qui reçoivent  le Vin Nouveau du Royaume, mais la terre elle même qui s’abreuve du Sang de l’Agneau afin  qu’après la malédiction (Gen. I, 17)   elle recouvre enfin la bénédiction. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se tient  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton  Monde.

 

Gloire au Père,  au Fils et au Saint Esprit

 

 « Ne passe pas en silence ! »  gémit l’Agnelle en voyant impassible Son Fils porter Sa Croix jusqu'au lieu du crâne. Le silence gagna  toute  la création qui retint son souffle devant le mystère incompréhensible de l’Auteur de la Vie se livrant à la mort  aux mains de ceux qu’Il avait créé. Le silence enveloppa comme d’un linceul les âmes de tous ceux qui accompagnaient le Christ au pied de Sa Croix. Le silence devenait un chant funèbre pour entourer Son âme dans  le silence de Sa descente dans l’Adhès. Les anges eux mêmes, eux qui n’avaient jamais connu de larmes, arrêtèrent un instant leurs hymnes incessants auprès de la Trinité, et dans une forme inouïe inconnue pour eux, ils gémissaient en silence, en admirant le Mystère incompréhensible de le Vie immortelle qui se laisse mourir  sur la Croix,  et  les larmes brûlantes et silencieuses de la Toute Sainte qui perdait la Vie qu’elle avait donnée. Par les prières de la Très sainte Mère de Dieu plonge notre âme dans le baptême du Silence. Par les Prière de la Très Sainte Mère de Dieu  qui se tient  au pied de  Ta Croix,  Sauves Ton  Monde.

 

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amin

 

 Théotokion

 

O Toi qui es plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphims, qui sans tache enfanta Dieu le Verbe  permets que nous aussi nous t’exaltions par nos prières, nos odes et nos chants  et qu’audacieusement ils se mêlent à Tes saintes larmes   au Pied de la Croix. Amin.

 

 Théotokion

 

O Très Sainte Mère de Dieu qui te tient en larmes auprès de la croix et qui à l’Aube du troisième jour reçois la Joie de la résurrection,  accordes-nous  de mêler  nos voix à celles des anges et de la cohorte de tous les martyrs, des pontifes  et les ascètes qui sur la terre ont porté leur croix en suivant le Christ.  Introduits nous  à l’heure de notre mort, avec eux, dans la Liturgie éternelle.

 

   Triadikon

 

O Trinité Toute Sainte, invisible,  indivisible, immortelle, seule  digne d’adoration avec le  Père sans commencement, le  Fils coéternel, consubstantielle au Père, unique engendré du Père et  l’Esprit Saint qui procède éternellement du Père seul,   l’Esprit Consolateur, l’Esprit de Vérité.  O Dieu Unique en trois Hypostases, Tu reçois dans Ton sanctuaire inaccessible les prières  de notre Très douce avocate inlassable la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, celles des hiérarchies angéliques et de tous les saints depuis le commencement du monde. Par leurs prières Trinité Sainte sauves Ton monde.

 

Le célébrant donne ensuite à embrasser la Croix et l’Icône de la Mère de Dieu sur un pupitre.

[1] Le Zéon et l’eau chaude que le diacre (ou le prêtre)  après avoir fractionner le saint Corps du Christ, verse dans le calice dans lequel est  le Saint  Sang Eucharistique du Christ, après y avoir immergé un parcelle du Saint Corps ( sous la forme du Saint Pain de Vie consacré) en prononçant la parole : « Ferveur de la foi remplie de l’Esprit Saint » qui signifie que l’Esprit Saint repose dans le Fils présent dans Son Corps et dans son Sang très précieux.

[2] Prière secrète que dit le prêtre pendant l’hymne du Chérubikon.

 

 

 

Prière à la toute sainte et vivifiante Trinité


10157_414449695335103_834447209_n.jpg

Trinité toute sainte, consubstantielle majesté, Source de tout bien, que te

rendrons-nous pour tous tes bienfaits envers nous, qui étions d’indignes

pécheurs avant de rejoindre ta clarté, pour tout ce que Tu fais tous les jours

 en faveur de chacun de nous, et pour ce que Tu nous as préparé

dans le siècle à venir ?

 

Pour de tels bienfaits, de telles marques de tendresse, il convenait de te

rendre grâces non seulement par des mots, mais bien plutôt par des actes,

en observant et accomplissant tes commandements. Mais, nous avons

suivi nos passions et nos habitudes mauvaises, et nous sommes tombés,

depuis notre jeunesse, en d’innombrables fautes et iniquités. 

De ce fait, il était impossible aux indignes et souillés que nous sommes,

non seulement de paraître sans honte devant ta face au triple éclat, mais

même de prononcer ton Nom très saint, si Toi-même Tu n’avais jugé

bon de nous faire savoir que, si Tu aimes les purs et les justes,

Tu fais miséricorde aux pécheurs repentants et que Tu les reçois, dans

la tendresse de ton cœur. 

Du haut de ta sainte gloire, toute divine Trinité regarde donc vers nous

qui avons tant péché ; agrée en guise de bonnes œuvres notre volonté de

faire le bien ; accorde-nous un esprit de véritable conversion afin que,

détestant toute forme de péché, nous vivions dans la justice et la pureté

jusqu’à la fin de nos jours, faisant ta sainte volonté et glorifiant, par des

œuvres de bien et de pures pensées, ton Nom très doux et plein de majesté,

Père et Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

 

 

Prière pour toutes grâces reçues

 

Seigneur notre Dieu, Toi qui es plein d'amour et de compassion pour Tes serviteurs,reçois leurs prières de louange et de remerciement pour les grâces innombrablesque, dans Ton immense bonté, Tu as répandues sur la tête de Tes serviteurs N. et N.. Fais que, illuminés par Ton amour et fortifiés par Ta grâce, eux et nous, Tes indignes serviteurs, nous chantions Ta gloire tous les jours de notre vie; nous T'en prions,écoute-nous et aie pitié de nous.

 

 

ACATHISTE A SAINT VINCENT

 

                                                                                STVVINCENT.jpg

 

Kondakion 1

 

Ayant mené à son terme le bon combat* Invincible martyr tu reçus la couronne d’immortalité* Ne cesse jamais d’intercéder pour nos âmes* Afin que par tes prières nous soyons unis* Avec les brebis à la droite du Berger* Nous qui par ce chant louons ta sainte mémoire:

 

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-martyr Vincent!

 

Ikos 1

 

Tu naquis à Saragosse en terre d’Espagne* Fils illustre du Consul Agreste et d’Enole* Tu fus confié dès ton jeune âge à Saint Valère* Pour qu’il t’instruise dans la douce loi du Christ* Et nous clamons à la ferveur de ton jeune âge:

 

Réjouis-toi, Sentier fragile sur la Voie

Réjouis-toi, Disciple parfait dès l’enfance

Réjouis-toi, Surgeon du rameau de la Croix

Réjouis-toi, Rayon fort de l’Autre Soleil

Réjouis-toi, Aurore de la vie en Christ

Réjouis-toi, Vase d’élection du Dieu-Trine

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 2

 

Discernant saintement tes mérites cachés* Tu fus pour Saint Valère un bâton de vieillesse* Il s’appuya sur ton zèle à servir l’Église* Pour enseigner aux fidèles la Loi d’Amour* Marchant vers le Ciel en chantant: Alléluia!

 

 

 

Ikos 2

 

Ne ménageant ni tes peines ni tes efforts* Tu grandissais en sagesse et en sainteté* Alors il t’employa comme prédicateur* Et t’ordonna diacre dans l’Eglise de Dieu* Où nous te chantons à présent émerveillés:

 

Réjouis-toi, Digne parent de Saint Laurent

 

Réjouis-toi, Messager de l’Évangile

Réjouis-toi, Impeccable servant du Temple

Réjouis-toi, Offrande pure à l’Eternel

Réjouis-toi, Holocauste agréable à Dieu

Réjouis-toi, Modèle des diacres d’Église

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent

 

Kondakion 3

 

Lors Dacien s’en vint persécuter les chrétiens* Et après avoir cruellement torturé* Le troupeau sacré des brebis spirituelles* Se tourna vers le Pasteur Valère et vers toi* Tandis que vous clamiez vers Dieu: Alléluia!

 

Ikos 3

 

Il te fit confiner dans un cloaque immonde* Afin que la peur et les privations te brisent* Mais Dieu ne t’abandonna pas un seul instant* Et du Ciel te manda maintes consolations* Alors que près du Trône les martyrs disaient:

 

Réjouis-toi, Témoin placide de la foi

Réjouis-toi, Icône pure du Sauveur

Réjouis-toi, Phare de la gloire divine

Réjouis-toi, Prémices sur l’Autel de Dieu

Réjouis-toi, Incarnation de pure grâce

Réjouis-toi, Passerelle du Ciel sur terre

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 4

 

Lorsque vous parûtes devant le Tourmenteur* Il fut surpris par votre force et votre joie* Car malgré les supplices et les privations* Vos corps rayonnaient de la grâce du Seigneur* s’exclamant sans cesse vers Lui: Alléluia!

 

Ikos 4

 

Le recours à la prière vous affermit* Décuplant la fureur de l’inhumain tyran* Car il ne pouvait imaginer que le corps* Ne puisse anéantir la ferveur de l’esprit* Admirant ta fidélité nous te disons:

 

Réjouis-toi, Invocation du corps entier

Réjouis-toi, Élévation de l’âme en feu

Réjouis-toi, Vivant oratoire du Christ

Réjouis-toi, Creuset d’où jaillit la prière

Réjouis-toi, Temple vivant d’intercession

Réjouis-toi, Bel ostensoir de l’oraison

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 5

 

Valère ne pouvant à cause de son âge* Répondre aux vaines subtilités de l’impie* Te chargea de réfuter au Nom de l’Église* Les demandes ineptes du tyran Dacien* Tandis qu’en son cœur résonnait l’Alléluia!

 

Ikos 5

 

Devenu voix de l’Église tu refusas* D’adorer jamais les faux dieux de l’Empereur* Les sachant ouvrages vains de la main des hommes* Tu témoignas alors du Christ et du Royaume* Et les anges dans les cieux se mirent à dire:

 

Réjouis-toi, Héraut parfait de l’Absolu

Réjouis-toi, Confesseur de la Vérité

Réjouis-toi, Défenseur de l’Orthodoxie

Réjouis-toi, Reflet du mystère christique

Réjouis-toi, Témoin garant de notre foi

Réjouis-toi, Héros de l’ultime combat

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 6

 

Tes paroles furent une consolation* Pour les chrétiens qui assistaient à ton martyre* Elles provoquèrent la rage de Dacien* Qui ordonna qu’on te torture durement* Tandis que tu clamais vers Dieu: Alléluia!

 

Ikos 6

 

Ton corps fut soumis à des épreuves terribles* Tes membres furent disloqués par les bourreaux* Tandis que tu gardais un visage joyeux* Méprisant la douleur et ignorant les coups* Devant ton courage in¬signe nous te disons:

 

Réjouis-toi, Offrande sereine et totale

Réjouis-toi, Victime impeccable immolée 

Réjouis-toi, Oblation complète pour Dieu

Réjouis-toi, Don chaste sur l’Autel du Christ

Réjouis-toi, Victimaire en ton propre corps

Réjouis-toi, Brebis cheminant vers l’Agneau

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 7

 

Or les bourreaux étaient las de te tourmenter* Car tu te riais de leurs piètres inventions* Et dans leur esprit borné attaché au monde* Ils ne voyaient que ta douleur et non ta gloire* Et tu chantais vers le Très Haut: Alléluia!

 

Ikos 7

 

Chaque souffrance nouvelle qu’ils t’infligeaient* Devenait un joyau serti sur ta couronne* Espérant tirer de ton corps meurti des plaintes* Ils n’avaient en retour que louanges à Dieu* Et nous rendons hommage à ton courage ainsi:

 

Réjouis-toi, Cierge allumé devant l’Autel

Réjouis-toi, Courage des pusillanimes

Réjouis-toi, Fermeté de ceux qui vacillent

Réjouis-toi, Paix de ceux qui sont tourmentés

Réjouis-toi, Propitiation des cœurs purs

Réjouis-toi, Havre des naufragés du monde

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 8

 

Par un subtil raffinement de cruauté* Tu fus allongé sur un lit de feu ardent* Mais ton sang se répandant éteignit la flamme* Et pris de court le tyran te fit ramener* Dans ton cachot où tu chantas: Alléluia!

 

Ikos 8

 

Par la force de ton allégresse intérieure* Les tourments extérieurs disparurent soudain* Car le Christ t’insuffla une énergie nouvelle* Afin de parfaire ta victoire en Son Nom* Et nous joignant à Lui nous te louons ainsi:

 

Réjouis-toi, Exultation du Paradis

Réjouis-toi, Modèle de la joie parfaite

Réjouis-toi, Insigne enfant du Père Saint

Réjouis-toi, Ami de Son Fils Jésus-Christ

Réjouis-toi, Réceptacle du Saint Esprit

Réjouis-toi, Louange de la Trinité

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 9

 

Au cœur de la nuit ta geôle s’illumina* Le monde spirituel se manifesta* Les hôtes célestes vinrent te conforter* Emplissant ta prison de suaves fragrances* Et clamant avec toi vers Dieu: Alléluia!

 

Ikos 9

 

Les gardes émerveillés ouvrirent leurs yeux* Aux ineffables réalités du Royaume* Ils demandèrent sur le champ le saint baptême* Ils se joignirent aux brebis spirituelles* Et se mirent à proclamer tes saints exploits:

 

Réjouis-toi, Eclat de Lumière du Ciel

Réjouis-toi, Echo des merveilles céleste

Réjouis-toi, Miroir des vertus angéliques

Réjouis-toi, Ombre sur terre du Royaume

Réjouis-toi, Encens subtil de pureté

Réjouis-toi, Baptiste dans ton propre sang

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 10

 

Dacien prévenu des événements sacrés* Cherchait de nouveaux supplices à t’infliger* Tandis que les anges autour de ton saint corps* T’incitaient à venir auprès d’eux dans les cieux* Chantant vers le Dieu vivant: Alléluia!

 

Ikos 10

 

Par la douceur non plus Dacien ne te put vaincre* Car tu quittas bien¬tôt ta tunique de chair* Et tu rejoignis les cohortes des martyrs* Laissant le bourreau impuissant devant ta mort* Alors que les fidèles t’acclamaient ainsi:

 

Réjouis-toi, Vigne qui tôt donne son fruit

Réjouis-toi, Treille consacrée à l’Autel

Réjouis-toi, Souche dont le Christ est le tuteur

Réjouis-toi, Rameau d’où jaillit un sang pur

Réjouis-toi, Vrilles qui s’enroulent au Ciel

Réjouis-toi, Sarment greffé sur l’au-delà

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 11

 

Ton corps jeté en pâture aux bêtes sauvages* Fut protégé des bêtes de proie et des loups* Par un corbeau qui le défendit vaillamment* Déjouant ainsi l’impie dessein du tyran* Tandis que ton âme chantait: Alléluia!

 

Ikos 11

 

Car Dacien espérait que tes saintes reliques* Disparaîtraient de la sur¬face de la terre* Il pensait effacer jusques au souvenir* De la gloire que Dieu avait manifesté* Par ton martyre émerveillés nous te disons:

 

Réjouis-toi, Luminaire de notre Dieu

Réjouis-toi, Tribune de la Vérité

Réjouis-toi, Dédicace du Maître Saint

Réjouis-toi, Dilection dans l’Eternité

Réjouis-toi, Preuve pérenne de la Fo

Réjouis-toi, Témoin sacré du Paradis

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 12

 

Cousu dans la peau d’un bœuf et jeté en mer* Ton corps revenu à la surface de l’onde* Fut retrouvé et enchâssé dans une église* Une femme du nom de Ionique accomplit* Cet exploit en chantant vers Dieu: Alléluia!

 

Ikos 12

 

Tu souffris dans ta chair en contemplant le Christ* Vivant tu ne cédas pas au tyran impie* Après ta mort il voulut effacer ton corps* Pensant que la gloire de Dieu n’y survivrait* Mais tu traversa le temps et nous te disons:

 

Réjouis-toi, Châsse débordant de miracles

Réjouis-toi, Dispensateur des dons divins

Réjouis-toi, Cœur ouvert à notre détresse

Réjouis-toi, Réponse prompte à notre prière

Réjouis-toi, Bouclier puissant de la foi 

Réjouis-toi, Tabernacle rempli de grâces

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 13

 

Foulé par le tyran comme grappe au pressoir* Ton saint corps rejoignit les vignes du Royaume* Ton sang répandu sur la terre d’Espagne* Devint source de miracles et guérison* Pour ceux qui clament au Seigneur: Alléluia! (ce Kondakion est répété trois fois)

Ikos 1

 

Tu naquis à Saragosse en terre d’Espagne* Fils illustre du Consul Agreste et d’Enole* Tu fus confié dès ton jeune âge à Saint Valère* Pour qu’il t’instruise dans la douce loi du Christ* Et nous clamons à la ferveur de ton jeune âge:

 

Réjouis-toi, Sentier fragile sur la Voie

Réjouis-toi, Disciple parfait dès l’enfance

Réjouis-toi, Surgeon du rameau de la Croix

Réjouis-toi, Rayon fort de l’Autre Soleil

Réjouis-toi, Aurore de la vie en Christ

Réjouis-toi, Vase d’élection du Dieu Trine

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-Martyr Vincent!

 

Kondakion 1

 

Ayant mené à son terme le bon combat* Invincible martyr tu reçus la couronne d’immortalité* Ne cesse jamais d’intercéder pour nos âmes* Afin que par tes prières nous soyons unis* Avec les brebis à la droite du Berger* Nous qui par ce chant louons ta sainte mémoire:

 

Réjouis-toi, ô Saint Diacre-martyr Vincent!

 

PRIERE A SAINT VINCENT DIACRE-MARTYR DE VALENCIA

 

( Fête le 22 Janvier/ 4 Février)

O Saint martyr Vincent modèle des chrétiens* Et gloire immarcescible du chœur diaconal* Tu ne vécus dès ton jeune âge que pour Dieu* Toi qui supportas dans la joie pour Jésus-Christ* Les peines et les tourments du Tyran impie* Modèle de vertu Icône du Seigneur* Fais que par ton intercession auprès du Maître* Nous puissions imiter ton exemple insigne* Purifiant nos corps et nos âmes du péché* En met¬tant nos pas dans tes empreintes sacrées* Et lorsque viendra l’heure du dernier combat* Que par la grâce de tes prières pour nous* Le Seigneur nous accueille au sein du Paradis* Amen

+

TROPAIRE TON 4

 

O Saint Diacre-martyr Vincent par ton combat* Tu reçus la couronne d’immortalité* Tu nous as montré le chemin du Paradis* Mettant sur l’Autel de Sacrifice ta vie* En méprisant la vaine gloire de ce monde* Intercède auprès du Dieu de miséricorde* Afin qu’Il accorde à nos âmes le salut!

 

 

KONDAKION TON 2

 

Comme le fruit de la vigne ton corps pressé* Par les tourments et les tortures du tyran* Vit couler son sang comme le vin de l’Autel* Sacrifice agréable offert au Christ vainqueur* Sur la Sainte Table du Royaume Céleste* Prie-Le pour qu’Il daigne accorder à nous pécheurs* Sa miséricorde et le salut de nos âmes!

 

+

 

 ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
 12279180_789846151125918_7487637097088934132_n.jpg

Confiez-vous à nos prières

 

Les prêtres orthodoxes sont par essence des hommes de prière : ils ont choisi de donner leur vie au Christ. Ils prient pour tous les hommes sans distinction et pour le monde entier afin que Dieu donne Son Salut à tous et qu'Il donne au monde Ses grâces en abondances.

C'est une Tradition très ancienne pour les chrétiens orthodoxes de se recommander aux Hommes et aux Femmes de prières.

Dans la Paroisse de l'Annonciation de la Sainte Mère de Dieu et Saint Vincent de Saragosse située sur la commune de Capestang, cette Tradition est très vivante :  En effet, beaucoup de personnes (orthodoxes ou non) viennent nous demander de prier pour elles;  pour telle personne (en bonne santé, malade...en situation difficile...) ou défuntes...ou des prières pour telle situation qu'elles traversent. Les pères peuvent témoigner du nombre de ces demandes et de l'abondance des grâces qui sont accordées.

Le nombre important inscrits sur nos dyptiques paroissiales où sont consignées les noms et les demandes de prières de chacun et chacune en est le meilleur témoignage. 

Ainsi, beaucoup de personnes demandent de prier spécifiquement pour telle intention qui les préoccupe ; pour telle personne vivante ou pour la paix de tel défunt. 

 

Si vous souhaitez, vous aussi faire prier les pères, mais que vous ne savez pas "comment vous y prendre" ou "par où commencer, les informations qui suivent pourront vous aider et vous indiquer "la marche à suivre".

 

Il faut d'abord établir, sur des dyptiques, la liste des personnes pour lesquelles on souhaite prier.

 

LES DYPTIQUES QU'EST-CE-QUE C'EST ?

 

Le mot dyptique vient d'un mot grec signifiant : "Registre plié en deux". C'est sur ce "registre" que l'on inscrit le (-s) prénom (-s) des personnes pour lesquelles on veut faire prier ; que ces personnes soient vivantes, malades, en difficulté spirituelle ou temporelle... ou défuntes

 

Dans les paroisses et les monastères orthodoxes, les dyptiques se trouvent généralement à l'entrée de l'église, à l'endroit où l'on achète les cierges. 

 

Les dyptiques prennent habituellement la forme de feuillets, des petits carnets spéciaux ou de listes pré-imprimées sur lesquels les chrétiens orthodoxes notent le prénom des chrétiens orthodoxes pour lesquels ils veulent faire prier. 

 

Lors de la Divine Liturgie  ("Messe"), les dyptiques sont alors portés aux hiéromoines (moines-prêtres). Les noms des personnes sont alors mentionnés pendant la proscomédie (prières préparatoires durant lesquelles le Pain et le Vin eucharistiques sont préparés) et pendant la Liturgie Eucharistique. 

 

 

Dyptiques (à gauche pour les défunts et à droite pour les vivants)


COMMENT REMPLIR SES DYPTIQUES ET QU'Y INSCRIRE?

 

On y inscrit, à chaque ligne de l'imprimé, le prénom d'une personne orthodoxe vivante ou défunte. 

 

Si on rempli ses dyptiques à la main (et non par mail), il est important d'inscrire lisiblement le prénom de baptême de chaque personne et d'éviter les diminutifs ou les surnoms.

 

Exemple: 

 

VIVANTS:

Constantin

Ivan

Elisabeth

 

DÉFUNTS:

Anastasie

Michaël

Vladimir

 

Si la personne est moine/moniale/ diacre/ prêtre... on doit inscrire le prénom de la personne , avec sa fonction comme dans les exemples suivants:

 

Exemple: 

 

VIVANTS:

Moine Constantin

Prêtre Ivan

Moniale Elisabeth

 

DÉFUNTS:

Archiprêtre Georges

Evêque Anastase

Archimandrite Euloge

 

 

LES DYPTIQUES TEMPORAIRES ET PERMANENTS

 

On peut demander à ce que ses dyptiques soient "temporaires" ou "permanents". (merci de le signaler alors aux pères directement, par téléphone ou par mail)

 

Les dyptiques "temporaires" sont utilisés pour un dimanche.

 

Les dyptiques "permanents" sont confiés aux pères pour une durée plus longue: un mois, trois mois, un an). En ce cas, l'on fait une Offrande en rapport avec sa demande. 

 

En cas de demande de dyptiques permanents, merci d'indiquer aux pères (directement, par mail ou téléphone), la durée durant laquelle ils désirent confier leurs dyptiques aux moines.

 20160703_092103.jpg

ENVOYER SES DYPTIQUES PAR MAIL

OU PAR LA POSTE C'EST POSSIBLE !

 

A  la Paroisse, des imprimés sont à disposition des fidèles, sur lesquels on peut inscrire directement le nom des personnes. 

 

Cependant, si les personnes qui veulent faire prier sont éloignées de l'église, elle peuvent nous faire parvenir par mail ou par courrier une liste entre 1 et 20 prénoms de personnes pour lesquelles elles demandent aux pères de prier : 10 prénoms (maximum) de personnes vivantes et 10 prénoms (maximum) personnes de personnes défuntes. 

 

L'on peut également faire parvenir aux pères des intentions de prières par mail ou par courrier. Ils confirmerons votre demande.

 

Par Email: 

 

père_patrick@hotmail.fr

 

On joint alors une offrande par chèque à l'ordre de l'Association :

 

FRATERNITÉ ORTHODOXE DE L'ANNONCIATION - SAINT VINCENT DE CAPESTANG

 

L'offrande (voir l'explication plus bas) est à envoyer à l'adresse suivante :

 

FRATERNITÉ ORTHODOXE DE L'ANNONCIATION - SAINT VINCENT DE SARAGOSSE 7 RUE AUGUSTIN GAU  34310 CAPESTANG

 

Par courrier

1) Télécharger les dyptiques (cliquer sur le logo PDF ci-dessous) et les imprimer :

 logo pdf.jpg

 

Les remplir lisiblement puis nous les renvoyer avec votre Offrande à:  

 

FRATERNITÉ ORTHODOXE DE L'ANNONCIATION - SAINT VINCENT DE SARAGOSSE 7 RUE AUGUSTIN GAU  34310 CAPESTANG

saint esprit rouge.jpg


VOUS ÊTES CHRÉTIEN, MAIS PAS MEMBRE

DE L'ÉGLISE ORTHODOXE,

JE SOUHAITE FAIRE PRIER LES PERES

POUR UNE INTENTION OU UNE PERSONNE : 

 


Cela est-il possible? Comment cela se passe-t-il?

Chrétien, mais pas membre de l'Eglise Orthodoxe, je souhaite demander aux pères de prier pour une ou plusieurs personnes vivantes ou défuntes...ou à cette intention. 

 

Les pères prendront spirituellement en charge, dans leur prière personnelle à l'église, devant les saintes icônes, vos intentions de prières. Un cierge sera alors allumé à l'église, qui brûlera pendant la prière du père et pendant l'Office de la Divine Liturgie. 

 

Les prénoms ou les intentions qui sont confiés aux moines sont alors inscrits sur un registre. Le prêtre de la communauté prend alors spirituellement en charge les personnes et les intentions confiées.

 

 

pere encens.jpg

DYPTIQUES ET OFFRANDE


 Faire prier et aider la Paroisse

"Le juste a pitié et il donne" 
(Psaume 36)

 don.jpg

Lorsque les dyptiques sont remplis et confiés aux moines, il est d'usage de faire une offrande à cette occasion pour aider notre Paroisse. N'oublions pas que l’offrande qui accompagne une demande de prière, la célébration d'un Office ou d'un Mystère (ou sacrement) est l’expression de la gratitude d’une personne pour ce que l'Eglise lui donne. 

Ce geste matériel est d'une grande importance pour les prêtres qui ne vivent que de la générosité des personnes ( ils ne touchent aucune subvention de l'Etat, et ni de l'Eglise...): sans offrande, pas de paroisse...et sans paroisse, pas de prêtres...


Les offrandes permettent d'assurer la vie matérielle de la paroisse.... 

 

En Occident, on a trop souvent oublié l'importance et la beauté de l'offrande et du partage qui sont de véritables bénédictions pour l'âme de la personne qui soutien les amis de Dieu.

 

EXEMPLES ET INDICATIONS D'OFFRANDES

 

L'Offrande est faite selon ses moyens, son sens de l'Eglise et son désir de soutenir les prêtres. Comme nous l'avons dit plus haut, l'Offrande matérielle jointe à l'Offrande spirituelle honore devant Dieu les deux dimensions de l'Eglise : la dimension Divine dans la prière demandée et la dimension Terrestre par l'offrande matérielle qui permet aux prêtres et pour nos paroisses de vivre. 

 

En règle générale, pour un dyptique "classique", on fait une offrande entre 5 et 15 euros.

 

Pour des Dyptiques permanents (prise en charge des dyptiques pour une longue durée) par exemple, on fait une offrande :

 

- entre 20 et 60 euros pour un mois

- entre 80 et 150 euros pour trois mois

- entre 150 et plus pour un an

Les offrandes peuvent être adressées à l'Ordre de :

 

FRATERNITÉ ORTHODOXE DE L'ANNONCIATION - SAINT VINCENT DE SARAGOSSE       

 

et envoyé à l'adresse postale suivante :

 

7 RUE AUGUSTIN GAU 34310 CAPESTANG

 20160911_231253.jpg

 

D'AUTRES POSSIBILITÉS...
FAIRE CÉLÉBRER UN OFFICE PARTICULIER

 

L'occasion d'un anniversaire, d'un événement particulier (anniversaire de mariage, guérison d'une maladie, demande de grâce particulière), anniversaire de la mort d'un défunt...peut être l'occasion de faire célébrer un office. Merci de contacter le prêtre par courrier, par mail ou par téléphone (voir ci-dessous).

 

FAIRE BRÛLER UN OU PLUSIEURS CIERGES PAR LE PRÊTE

 

A votre demande, un ou plusieurs cierges peuvent être brûlés à l'église devant les icônes, avec des prières, selon vos intentions et les personnes qui vous sont confiées, pour 1 jour, 3 jours, 9 ou 30 jours Des cierges (à 1 ou 2 euros) sont à la vente à l'église.


Pour ce faire, merci de contacter le prêtre par courrier par mail ou par téléphone (voir ci-dessous):

 

POUR NOUS CONTACTER OU NOUS SOUTENIR : TOUTES NOS COORDONNÉES...

 

FRATERNITÉ ORTHODOXE DE L'ANNONCIATION - SAINT VINCENT DE SARAGOSSE

 7 RUE AUGUSTIN GAU - 34310 CAPESTANG

 

Email:

 

père_patrick@hotmail.fr

 

Téléphone:  06 16 75 25 69

 

Pour un versement ponctuel ou régulier:

 

Contacter notre Paroisse

 

Dieu vous bénisse pour votre générosité qui contribuera à la vie, la dignité et à la beauté de à Sa Maison.


24/11/2014


Lettre du Grand Carême de l’année 2017

16831920_10202972249343977_3752105946261986132_n.jpg

 

 

La pensée de la mort et du Jugement dernier comme prière de Carême.

Par Son Éminence le Métropolite Michel de Paris.

 

 


La première strophe du Triode de Carême commence par cette prière :

« Frères, ne prions pas à la manière du Pharisien, car celui qui s’élève devra s’humilier ; humilions-nous plutôt devant Dieu, à la manière du Publicain, et disons comme lui : « Seigneur aie pitié du pécheur que je suis ». ( Lucernaire T.1)

La seconde strophe nous apprend le discernement entre une vie vertueuse et l’humilité :

« Le Pharisien, vaincu par sa vanité, et le Publicain, courbé par le repentir, se présentèrent tous les deux devant toi, notre Unique Seigneur ; le premier, si fier de lui, fut privé de tes biens ; l’autre sobre de mots, fut pourvu de ta grâce largement. Vois mes larmes et rends-moi plus fort, ô Christ notre Dieu, car tu es l’Ami des hommes » ( Lucernaire T.1) .

La troisième strophe nous apprend tout ce que le second baptême des larmes ( Saint Syméon le Nouveau Théologien) apporte en dons et en grâce :

« Seigneur ce que peuvent les larmes, je le sais : des portes de la mort elles sauvèrent Ezéchias, par elles la Courtisane fit oublier tous ses péchés, par elles aussi le Publicain fut justifier, et non point le Pharisien. Avec eux daigne me compter, Seigneur, et prend pitié de moi» ( Lucernaire T.1.) .

Nous sommes dès ces trois premières odes introduit dans le véritable esprit du carême : la recherche de l’humilité, sans laquelle personnes n’est sauvé, et les larmes qu’elle produit sans lesquelles aucune âme n’est purifiée.

Le Bon Larron dont nous avons l’assurance qu’il est sauvé, est introduit au Paradis par sa seule humilité, car il n’avait à se prévaloir d’aucune autre bonne œuvre pour être sauvé. Il n’a apporté au Seigneur sur Sa Croix que la multitude de ses péchés, que des mauvaises actions mais toutes amèrement regrettées. Il s’adresse tout d’abord au Mauvais Larron en lui reprochant d’insulter le Christ et en lui disant: « Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes : mais lui n'a rien fait de mal ». Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton Royaume ». Et Jésus lui dit : « Amen, Amen, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis » (Lc XXIII,39-43) . Le Christ ne demande au Bon Larron, comme à nous mêmes dans ce carême, rien de plus que de se reconnaître pécheur, comme pour le Publicain, la Courtisane, Manassé, Ezéchias, David. La reconnaissance de nos péchés et de pleurer sur notre âme, voilà ce qui nous conduira au salut.

Toute prière se place directement dans le plateau que tiennent les anges redoutables du Terrible Jugement devant le Redoutable Juge. Le Christ l’atteste lorsqu’il prononce les deux sentences, l’une de condamnation et l’autre de salut : « Je vous le dis, ce dernier ( le Publicain) descendit chez lui justifié, l’autre ( le Pharisien) non. Car quiconque s’élève ( le Pharisien) sera abaissé et celui qui s’abaisse ( le Publicain) sera élevé » (Lc XVIII, 10-14) .

Les moines ne doutent pas que lorsque le Christ parle d’être abaissé, il est question de l’Enfer, et d’être élevé, il est question du Paradis et du salut universel.

Personne, lors du Jugement au moment de sa présentation devant le Christ ne pourra ajouter un seul mot, une seule larme, un seul souffle aux prières qu’il aura déjà faites ( ou omis de faire) sur la terre : dès que nous prions, le temps déchu de ce monde est aboli et nous sommes dans l’Apocalypse, le Jugement Dernier, la Parousie, la Seconde Venue sur Terre du Christ avec le partage des boucs ( le Pharisien) et des brebis ( le Publicain, la Pécheresse, Manassé, David, le Bon Larron…). « Prions pour racheter le temps car les jours sont mauvais » ( Eph .V,16) Désigne toute la vanité du Temps déchu de ce monde, et la nécessité d’anticiper sur le temps transfiguré de la Parousie. Car le temps éternel de demain est déjà là qui frappe à notre porte ; et lorsque le Christ s’adresse à nous tous : « Au plus petit à qui vous ne l’avez pas fait c’est à moi que vous ne l’avez pas fait ». (Mt XXV, 31-46) Le Pharisien regardera toujours dans l’autre un plus petit que lui-même « Ce publicain ». Alors que le Publicain, la Courtisane, Manassé, Ezéchias, David, dans les larmes amères de la componction se reconnaissent chacun comme étant le « Plus petit ». Voilà l’humilité et les larmes qui purifient de ses souillures notre maison intérieure. Les moines ne prient pas autrement qu’en se plaçant intérieurement dans la situation du Jugement Dernier dans une auto-accusation permanente et douloureuse de leurs péchés qu’ils voient plus nombreux que le sable de la mer ( Saint Pierre Damascène).

Après notre trépas, notre âme n’aura à présenter au Christ aucune réalisation matérielle, même les plus glorieuses aux yeux des hommes. Le Pharisien, n’en doutons pas, était pourvu de bonnes œuvres. Il donnait aux pauvres, il était présent aux offices religieux, il travaillait jusqu’ à l’épuisement pour nourrir sa famille. Il avait des engagements de service dans la vie de sa ville. Ses vertus ne se comptaient pas ; mais avec elles il nourrissait son autosatisfaction et édifiait son idole de soi-même. « Je me suis édifié ma propre idole souillant mon âme de passions» (Ode 3. Jeudi de la Première Semaine) Toute sa vie il accomplissait sa volonté propre et non celle de Dieu. Nous ne disons pas ici, qu‘il ne faut pas remplir ses devoirs en ce monde, mais en premier, en premier, en premier : toujours chercher à accomplir la volonté de Dieu ce qui est totalement autre chose que nos engagements les plus louables en ce monde déchu.

Dieu voit ce que nous ne voyons pas, et Dieu ne voit jamais comme nous croyons voir.

Peu de personnes chrétiennes aujourd’hui se placent réellement dans cette double perspective : Plaçons-nous toutes nos actions devant Dieu ? Et la seconde question qui provient immédiatement après celle-ci : Avons nous réellement cherché à accomplir dans notre vie la volonté de Dieu ou seulement au travers de multiples justifications, à satisfaire notre volonté propre en la revêtant des meilleurs intentions ?

La mort viendra, et elle vient toujours. La pensée de la mort est contenue dans cette parole du Seigneur : « Je viendrai comme un voleur ! » (Apoc. XVI, 15), concerne tout autant la Seconde venu du Christ avec le Jugement dernier, que l’heure de notre propre mort. Ce qui signifie, que nous ne connaissons pas le jour et l’heure de notre départ vers Lui qui examinera notre vie. Les moines n’attendent pas la mort pour se présenter chaque jour dans leurs prières devant le tribunal du Christ, lors de sa seconde venue sur terre : « Dans les larmes, venez, prosternons-nous, fidèles, devant Celui qui nous jugera lorsque les cieux seront ébranlés, lorsque les étoiles tomberont et la terre chancellera, afin de trouver grâce finalement auprès de Dieu » (Dimanche de Carnaval Ode 7, 2 ème Strophe).

Si ce jour et cette heure nous étaient annoncés, que de priorités urgentes en ce monde pour nous avant de connaître ce moment, nous apparaîtraient soudain dérisoires remplies de fausses lumières qui n’éclairent pas, de fausses chaleurs qui ne réchauffent pas et de fausses consolations qui ne consolent pas !

La pensée de la mort nous projette dans le jugement du Christ sur notre vie. C’était la pensée du Publicain qui gémissait en pleurant sur les vanités de sa vie ; c’était celle de la pécheresse (Courtisane) qui pleurait sur les fausses consolations de sa vie ; c’était les larmes du roi David qui pleurait sur la femme qu’il avait choisie en dehors de la volonté de Dieu, car elle était déjà mariée.

Bon et saint Carême
Que la Trinité Toute sainte vous bénisse tous.

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France
Évêque du Doyenné Saint Petro Moghyla d’Italie.


23/02/2017
0 Poster un commentaire

+++++++++++++++++++++++++++++++++

Mandement de Son Eminence le Métropolite Michel

de Paris et de toute la France.

 

Nous demandons que dans chaque paroisse et monastère qui sont sous notre omophore en France, comme en Italie, soit affiché et distribué ce texte qui donne une explication sur ce qui distingue, et parfois sépare, l’Eglise  Orthodoxe de l’Eglise  Catholique Romaine. Et cela pour ne pas entretenir la funeste confusion et illusion que tout est pareil et qu’uniquement des points mineurs empêcheraient le rétablissement de la communion.

 

Nous invitons tous nos croyant orthodoxes à aimer nos frères catholiques et à  prier pour le rétablissement de cette communion dans l’Amour et  la Vérité, ni l’Amour sansla Vérité, ni la Vérité sans l’Amour.

 

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France

Donné le mardi 9 août (27 juillet calendrier Julien) 2016

Fête du Saint et Grand Martyr Pantéléimon l’Anargyre et de Saint Clément d’Ohrid.

 

« Aimons-nous  le même Christ ?  »

 

 

Combien de fois dans ma vie de prêtre puis d’évêque ne m’a-t-on posé cette question : « Pouvez vous m’expliquer ce qui distingue aujourd’hui un chrétien Catholique d’un chrétien Orthodoxe ? » ou plus généralement « ce qui distingue l’Eglise Catholique Romaine de l’Eglise Orthodoxe ? ».

 

 

Je ne souhaite ni blesser mes frères catholiques dont je respecte la foi ardente, ni tomber dans le pseudo-œcuménisme dans lequel des Orthodoxes « spécialistes de l’œcuménisme», embourbés dans les relations étroites et affectives avec leurs interlocuteurs théologiens catholiques, n’osent plus aborder frontalement   les sujets qui nous séparent encore, en laissant croire que nous sommes à la veille de recouvrer notre communion des neufs premiers siècles. Aussi ai-je rédigé sous la forme d’un long aphorisme ce dialogue qui est loin d’être imaginaire, car il est le résumé d’une multitude conversations que j’ai eu sur ce sujet, depuis plus de quarante ans comme prêtre de paroisse puis comme évêque, avec de nombreux orthodoxes et catholiques. J’ajoute que de très nombreux croyants orthodoxes ne connaissent pas toujours leur propre « Confession de la Foi Orthodoxe » et par là-même les différences de théologie qui existent entre les deux Églises, catholique et orthodoxe. Ce texte s’adresse donc principalement à eux.

 

J’ai laissé de côté dans cet aphorisme la question de l’ecclésiologie (elle aussi dogmatique) pour n’y aborder que des questions sur la foi.

 

Un catholique en ces temps d’œcuménisme, voyageant dans un pays orthodoxe et visitant un monastère, questionna l’un des moines : « Bonjour mon Père pouvez-vous m’expliquer ce qui distingue aujourd’hui un chrétien catholique d’un chrétien orthodoxe ? » Le moine lui répondit par cette interrogation : « Aimons-nous le même Christ ? » Le croyant catholique choqué répondit : « Mon Père pourquoi cette question ? Naturellement nous aimons le même Christ.» Le moine lui répondit : « Je n’en suis pas certain. Vois-tu,   il existe de très nombreuses différences, revêtues d’une importance capitale pour nous orthodoxes, dans la confession de la foi et dans la pratique qui en découle.

Le croyant catholique interrogea à nouveau le moine : « Mon Père pouvez-vous m’éclairer sur ces différences de ce que vous nommez « la confession de la foi », qui pourtant à ce que j’entends dans les rassemblements œcuméniques seraient tout à fait mineures et sur le point d’être surmontées ? » 

Le moine reprit la parole : « Afin de répondre à ta question par des exemples concrets, je vais te montrer un Christ différent chez nous de chez vous. Chez vous dans l‘Eglise Catholique vous adorez le Saint Sacrement dans un ostensoir : c’est ce que nous définissons comme l’adoration du Christ extérieur. Alors que chez nous dans l‘Eglise Orthodoxe, chaque croyant en recevant en lui par la communion sous son aspect de pain et de vin, le Corps et le Sang du Christ, l’adore dans son cœur et murmure le Saint Nom de Jésus en prononçant intérieurement ou à voix basse : « Mon doux Jésus, mon doux Jésus » ou « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu aie pitié de moi pécheur. ». C’est ce que nous nommons adorer le Christ intérieur.

 

Un autre exemple d’un Christ différent chez nous de chez vous : chez vous, les enfants ne peuvent pas recevoir le Christ Eucharistique  (la Communion) avant l’âge de dix ans, alors que chez nous, nous observons scrupuleusement la Parole du Christ : « Laissez venir à moi les petits enfants. » (Mt XIX, 14 ; Lc XVIII, 16 ; Mc X, 14) et les petits enfants communient au Sang du Christ  à partir du  jour de leur baptême, car nous savons que ce n’est pas le fait de comprendre l’Eucharistie qui lui confère la grâce qu’elle porte en elle-même, mais c’est le Christ qui est  agissant dans la personne qui Le reçoit, dans Son Corps et dans  Son Sang. C’est là une   vérité qui reste un grand mystère, non seulement pour les petits enfants, mais pour les adultes. Nous sommes étrangers à la pensée qu’il faut comprendre la Communion Eucharistique pour la recevoir. Qui peut comprendre avec son intelligence humaine le Mystère de l’Eucharistie ?  C’est le Christ qui Se comprend en nous, au-delà de notre misérable intelligence humaine. Ne séparons pas les enfants du Christ Eucharistique. Notre Christ, non seulement donne la Communion aux petits enfants ce que ne fait pas votre Christ, mais Notre Christ donne la Communion à TOUS les pécheurs qui se repentent sincèrement, car Notre Christ a dit : « Je ne suis pas venu pour les bien portants mais pour les malades ; je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs ; ce sont les malades qui ont besoin de médecin ». (Mt IX, 11-13 ; Mc II, 17 et Lc V, 31). 

 

Notre Christ nous fait donc donner l’Eucharistie aux divorcés remariés, après leur avoir conféré des Secondes Noces dans l‘Eglise. Votre Christ les exclut de la communion eucharistique. Comme tu peux le discerner dans ces exemples notre Christ aime les pécheurs, aime les petits enfants et  est adoré à  l‘intérieur de soi. L’adoration dans l’Eglise Romaine du Christ extérieur est la conséquence de l’éloignement du Christ Eucharistique dans l’Eglise Catholique, d’une catégorie de personnes. On ne peut pas, étant divorcé et remarié civilement, ou étant enfant,  Le recevoir à l’intérieur ;   alors l’Eglise Romaine  cultive cette adoration extérieure de l’Eucharistie, qui selon nous les Orthodoxes est un contre-sens de ce qu’est la communion : recevoir en nous le Christ Eucharistique pour qu’il nous greffe à nouveau, comme des sarments à la Vigne (Jn XV, 5), car nous péchons tous après notre baptême. » 

 

Le moine ajouta : « Vous ne croyez pas à l’efficacité absolue du Sacrifice du Christ sur la Croix et   du pardon illimité et immédiat du Seigneur pour une âme qui se repent avec sincérité de ses péchés. Car l’Eglise Catholique, même après l’absolution des péchés dans le sacrement de la confession, ajoute une peine supplémentaire qui n’existe pas dans l’Evangile : le Purgatoire ! Aucun apôtre, ni aucun des Pères de l’Eglise n’a enseigné l’existence de cette punition après le repentir et le pardon d’un pécheur. Si le Purgatoire avait réellement existé, alors le Bon Larron, bien que pardonné par le Seigneur sur Sa Croix de ses nombreux et abominables péchés n’aurait pas été introduit directement au Paradis, avant même tous les saints. Le Christ sur Sa Croix promet pourtant au Bon larron : « Amen. Je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi au Paradis. » (Lc XXIII, 42 ) Le Seigneur fait entrer  au Paradis  le Bon Larron devant tous les saints de l’Ancien Testament, les prophètes, les patriarches,  et même devant Saint Jean Baptiste; dis moi où se place dans cette action le Purgatoire ? 

 

Le croyant catholique attristé par ces réponses demanda au moine : « Mais croyez vous à l’unité de l’Eglise ? Que Catholiques et Orthodoxes puissent un jour être unis et communier ensemble ? » Le moine répondit : « Je crois dans l’Eglise Une, Sainte Catholique et Apostolique qui est l’Eglise Orthodoxe et Je crois au retour du Fils Prodigue, après son repentir comme dans la Parabole, dans l’unité du Père.

 

Mais à ton tour réponds-moi à cette question : « Quel est le Chef de l’Eglise ? » Le croyant Catholique répondit sans hésiter : « Le Pape ! » Et le moine lui dit alors : « Chez nous dans l’Eglise Orthodoxe le Chef de l’Eglise est Son Fondateur : le Christ ! 

 

Vois-tu quelle vertigineuse différence existe entre vous et nous. Vous, c’est un simple homme, certes revêtu de la grâce de l’épiscopat. Chez nous le Chef de l’Eglise c’est le Dieu fait homme Lui-même. Il n’y a rien de comparable. Enfin l’Eglise a toujours été une, de ce fait l’unité de l’Eglise c’est d’être unie à la Vérité qui est le Christ, mais non pas de s’unir à telle ou telle communauté chrétienne particulière qui se serait séparée d’elle. Nous prions pour que vous retourniez comme le Fils prodigue dans l’unité de la Maison  du Père.

 

Le croyant catholique attristé : « Mais il n’y a selon vous aucun espoir que nos Eglises communient un jour ? » Le moine répondit : «  Lorsque des orthodoxes signèrent l’union avec Rome au Concile de Florence Ferrare (1438-1439), ils cessèrent d’être orthodoxes  et furent tous à leur retour dans leurs nations désavouer par le Peuple Royal. Certains se convertirent  à nouveau par le repentir à l’Orthodoxie, comme le futur patriarche Constantinople Gennadios (1454-1465), disciple de saint Marc Eugénikios (1392-1444) qui n’avait pas signé. La leçon de tout cela c’est que dans l’Eglise,  on ne réalise pas l’union par des accords et des traités qui ressemblent à ce que les états réalisent entre eux dans ce monde, sans aucune place pour le Saint Esprit. L’union commence par une personne qui quitte l’hétérodoxie pour revenir à l’Orthodoxie et qui ne laissent pas une institution décider pour elle de ce qui est la vérité et de ce qui ne l’est pas. Ce qui fut fait à Florence dans une réunion qui s’apparentait à l’ONU d’aujourd’hui, fut défait par la conscience de chaque chrétien orthodoxe. Mais j’ajoute que des points importants de la doctrine sur laquelle se réalise tout le salut de l’homme et l‘action dans le mystère de l’Incarnation  de la Divine Trinité dans le monde, selon la parole de l’Apôtre « Tout est de Lui par Lui en Lui » (Rom XI, 36), séparent l’Eglise Orthodoxe de l’Eglise Catholique. » 

« Mon Père pourriez vous m‘éclairer ? » Le moine répondit à nouveau : « Tout est de Lui le Père, par Lui le Fils et en Lui l’Esprit Saint » comme le commente saint Athanase d’Alexandrie dans sa lettre à Sérapion. aucun don ne nous parvient sans la communication du Saint Esprit, comme nous le verrons plus loin pour sa grâce incréée. Je ne vais pas approfondir ici la  théologie dogmatique sur l’Esprit Saint qui procède du Père seul dans l’Eglise Orthodoxe, et du Père et du fils dans l’Eglise Catholique, contrairement aux deux définitions des Conciles de Nicée I (325)  Et Constantinople I (381). Contrairement surtout à la parole même du Christ dans l’Evangile de Saint Jean le Théologien qui ne parle pas de cette double procession. Elle  affaiblit dans la théologie Trinitaire Catholique l’Hypostase (Personne)  du Saint Esprit en la soumettant au Père et au Fils, alors que selon la Parole : « l’Esprit de Vérité procède du Père » (Jn XV, 26). Si le Seigneur avait voulu enseigner la double procession il aurait alors dit : « L’Esprit de Vérité qui procède du Père et  du Fils ». Je ne vais pas non plus approfondir la théologie mariale catholique romaine selon laquelle la Vierge Marie aurait été préservée du péché originel, ce qui est enseigné dans l’Eglise Catholique, alors que les Saints Pères de l’Eglise nous enseignent qu’elle est purifiée du péché d’Eve par l’Esprit Saint lors de l’Incarnation (Fête de l’Annonciation),  et avec saint Ambroise de Milan, qu’elle est la première sauvée par son Fils, ce qu’elle atteste lorsqu’elle s’exclame dans le Magnificat « Et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ». ( Lc I, 47)) Pour nous Orthodoxes cette affirmation que la Mère de Dieu est née avec le péché d’Eve est fondamentale : car la Première Eve, née sans péché, introduit dans le monde le  péché. Alors que  la Seconde Eve Marie, née avec le péché originel, demeure sans péché et  introduit dans le monde Celui qui nous sauve du péché. La Vierge Marie  préservée dans votre Eglise du péché,  lorsqu’elle répond « oui » à Dieu ne représente qu’elle-même, alors que la Mère de Dieu sans péché personnel, mais atteinte comme nous tous dès sa conception  par le péché d’Eve,  dans notre Eglise lorsqu’elle dit « oui », représente bien toute   notre humanité atteinte par ce même péché. Je ne vais pas non plus approfondir  la  théologie inconnue chez vous de la  grâce incréée dans le dogme orthodoxe, alors que dans le dogme   catholique la grâce serait créée, ce qui fait que ceux qui reçoivent cette soi-disant grâce, n’ont aucune participation à la déification des saints. Dans l’Eglise Orthodoxe nous confessons avec Saint Grégoire Palamas  « que la grâce est incréée », et que nous la nommons aussi « énergie  ou lumière incréée», et  que c’est cette lumière incréée  que contemplèrent les apôtres sur le Mont Thabor lors de la transfiguration du Christ, car par l’effusion en eux de cette lumière,  devenant esprit, ils purent  contempler ce qui est Esprit. Comme tu le vois chez nous la théologie de la grâce est immédiatement la source d’une expérience spirituelle qui va de la « praxis » ici la confession juste de la Foi Orthodoxe à la « théoria » la vision (contemplation) de la lumière incréée.  De nombreux saints chez nous ont connu la vision de la Lumière incréée et ont été transfiguré par cette  divine Lumière comme saint Syméon le nouveau Théologien (IXème siècle)  et plus récemment Saint Séraphim de Sarov (XIXème siècle)   ou encore le grand Starets de bienheureuse mémoire Sophrony (XXème siècle),  le disciple de saint Silouane du Mont Athos. Le Croyant Catholique questionna : «  C’est la première fois que m’on me parle de la lumière incréée. On n’en parle jamais dans notre Eglise. Et je ne  comprend pas cette distinction que vous faite entre Dieu et sa grâce ? Pourquoi selon vous est-ce important que cette grâce soit incréée plutôt que créée comme un don que Dieu nous ferait ? » Le moine répondit : « Il est question de la distinction entre l’essence (ousia)  même de Dieu imparticipable, et de la participation à Dieu des croyants à travers Ses énergies incréées. Pour nous cette question est centrale, car sans cette participation nous sommes comme du bois mort : il nous manque la sève. Représente-toi  Dieu comme le Soleil incréé et dont les rayons seraient selon la doctrine de  l’Eglise Catholique, ajoutés à un moment donné.  Dans l’Eglise Orthodoxe  les rayons ont toujours existé avec le Soleil Divin. Il n’existe pas un instant où il y aurait eu le Soleil incréé privé de ses rayons (autrement dit, grâce, énergies, lumière, incréées)  qui sont une émanation bienfaisante de Sa divinité. Les rayons, c’est-à-dire les énergies  incréées, se distinguent bien de l’essence( Ousia) que constitue le Soleil Divin ;   mais Dieu étant sans commencement, il ne peut exister un moment arbitraire dans lequel le Soleil Incréé aurait existé sans Ses rayons, eux aussi incréés qui émanent de Lui. Notre Eglise Orthodoxe  nous enseigne que c’est par la venue en nous  de Ses énergies incréées que s’opère en nous la déification. Je sais que tout ceci très important pour nous les Orthodoxes peut  te sembler trop théologique. Mais chez nous : « Tu es théologien si tu pries ; et si tu pries véritablement tu es théologien » (Evagre le Pontique : Traité sur l’oraison)  Théologie et prières sont les deux faces de la même pièce. »

 Le croyant Catholique reprit « Mon Père je vois dans tout ce que vous me dites des différences, effectivement que je ne connaissais pas, de confession de la foi entre nos deux Eglises,  mais pas concernant   le Christ qui serait, selon vous, différent dans nos deux Eglises ? ». Le moine continua : «  C’est que vois-tu dans l’Eglise Orthodoxe il n’existe aucune différence entre la Vérité et le Christ. Il n’y aurait pas abstraitement, intellectuellement, philosophiquement d’un côté une ou des vérités dont on pourrait discuter et tenter, comme on le fait parfois aujourd’hui, de s’arranger pour construire une unité, et de l’autre un Christ  séparé, distinct,   de cette vérité dont on pourrait disserter à l’infini. Chez nous le Christ EST la VERITE ! Porter atteinte à la Vérité, c’est défigurée l’icône sacrée du Christ ; c’est édifier un Anti-Christ.

Le croyant Catholique posa cette dernière question : « A vos yeux suis-je un hérétique ? »

« Le moine lui répondit en le regardant avec amour : « Je ne te considère pas comme hérétique, mais comme un chrétien sincère, mais  laissé dans l’ignorance de la Tradition  par ta propre hiérarchie, car on ne t’a pas enseigné la Vérité. J’ai la plus grande compassion pour toi, et je te propose une seule chose : participe (sans communier car tu n’es pas Orthodoxe) à la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome  car en elle est le consensus ecclésia de l’Eglise Orthodoxe. C’est dans la liturgie que nous devenons Orthodoxe. Juge l’arbre à ses fruits. Rentre dans le temps transfiguré de la liturgie éternelle. Nous ne devenons pas Orthodoxe en lisant des livres, mais en participant sans exaltation, mais avec intériorité, repentir et larmes dans la vision de nos péchés, à la Divine Liturgie célébrée invisiblement par Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ avec à Ses côtés la Très Sainte Mère de Dieu et les Apôtres,  entourés des hiérarchies Céleste et de tous les saints. Ainsi tu réaliseras le quatrième  verset du « Notre Père » : « Sur la Terre comme au Ciel », car la Divine Liturgie est le Ciel sur la terre. Et que tout y est comme au Ciel. Elle est une terre céleste un Ciel terrestre.  Mais ce sera à toi de me répondre ayant pris connaissance des différences qui existent entre nos deux confessions de la Foi, si nous aimons le même Christ ? Ce que je peux t’affirmer c’est que mon Christ, mon doux Jésus,  celui que j’adore et que je confesse orthodoxement,   aime tous « les pécheurs dont je suis le premier » (I Thim, I, 15), et que donc Il t’aime et aime tous les croyants chrétiens. Comme pour  la Samaritaine pourtant hétérodoxe du point de vue judaïque, et  qui par sa conversion au Christ devint sainte Photinie (Lumière), Il  t’appelle à la conversion et à  l’adorer « en Esprit et en Vérité » (Jn IV, 24). 

 

+Métropolite Michel de Paris et de toute la France.

 

Dimanche  31 Juillet 2016 (18 juillet Calendrier Julien) Dimanche des saints Pères Théophores des six Premiers Conciles œcuméniques.

 


10/08/2016
0 Poster un commentaire

Le Saint Mystère de la Divine Liturgie

Le Saint Mystère de la Divine Liturgie

de Saint Jean Chrysostome

 

 

 

LITURGIE.jpg


Avec le père Diacre Nicolas nous présentons aussi simplement que possible le 

Saint Mystère de la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome, nous avons

décidé qu' à l'issue de notre célébration de ce matin à Capestang

de commenter l'importance des différents moments de la

Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome

 

 

En voici l'introduction:

 

A) La Divine Liturgie de St Jean Chrysostome
- Thème 1 Biographie du Saint
* Divine Liturgie de St Jean Chrysostome
* L’importance des célébrants et fidèles
* Manifestation du Dieu Trinitaire


B) Prière de préparation à l’entrée dans le sanctuaire
* Préparation des célébrants et fidèles
* Prêtre et diacre
* Le signe de croix


C) L’ Habillement du Prêtre et Diacre (les Célébrants)
* Les ornements
* Le sticharion (tunique)
* L’epitrachile
* La ceinture
* L’Etole (orarion) * Manchettes droite et gauche (Les épimanikias)
* L’épigonation
* Chasuble (Phelonion)
* Le prêtre et diacre se lavent les mains


D) L’office de la préparation des Dons eucharistiques (prothèse)


E) Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome

 

 4702-310.jpg

 

St Jean Chrysostome   Docteur de l'Église 

 

Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople 

et l'un des pères de l'Église grecque. Son éloquence est à l'origine de son surnom de « Chrysostome   

Naissance : entre 344 et 349  à Antioche 

367 Baptême : 18 ans puis fait des études des sciences sacrées 

381 ordonné diacre : Par Mélèce à Antioche  

386 Prêtre :  

 Evêque de Constantinople  et Archevêque de Constantinople 

407 Décès : 14 septembre 407 après. J.-C., Comana du Pont 

 

. En réalité, Jean est avant tout un pasteur et un prédicateur, dont l'enseignement est inséparablement théologique, moral et spirituel. 

-Aucun Père n'a laissé un héritage littéraire aussi important en volume que Chrysostome 

-Un certain nombre d'homélies ont été prononcées pour les fêtes liturgiques : Noël, Epiphanie, Vendredi-Saint, Pâques 

-Saint Jean Chrysostome, en raison de son éloquence, archevêque de Constantinople, est considéré comme Père de l'Eglise et saint pour trois confessions, catholique, orthodoxe et copte, en raison de l'importance de son œuvre liturgique, théologique et sociale. 

Cet Évêque de Constantinople appelait Dieu "Père de tendresse, médecin des âmes, mère et ami affectueux..., un Dieu qui s'est abaissé jusqu'à nous, s'est incarné...est mort en croix...devenant vraiment Dieu avec nous, notre frère" 

 

 tous les saints.png

La Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome

- Fêté le vendredi 12.02.2016 )

(St Jean dit que les yeux de la foi voient ce qui est invisible.)

 

La Divine Liturgie  est le Mystère du Christ

 

La Divine Liturgie est le principal service religieux de l’Église consistant en la transformation des Saints Dons offerts en corps et sang divins. Les prières, les psalmodies, les lectures de l'office sont une préparation à la réception de ces Saints Dons. 

 

La Divine Liturgie : Lors  d’un repas pascal judaïque, le Seigneur Jésus-Christ célébra pour la première fois le mystère de l’Eucharistie, la Cène Pascale de l’Eglise.   C’était la dernière Pâque que le Christ célébra avec Ses disciples durant sa vie terrestre.  

Notre Seigneur Jésus-Christ à donner la preuve à ces disciples (Apôtres) ainsi qu’à nous fidèles de Sa présence pendant la Divine Liturgie. Nous vivons la Résurrection : Le Mystère accompli (c’est toujours Pâques). 

Aujourd’hui  nous allons tenter d' expliquer le plus simplement possible ce que le ou les célébrants et les fidèles vivent et ressentent  pendant toute la Liturgie dans la Cène de notre Seigneur Jésus-Christ qui est présent par le Saint Esprit,  

 

Il est Important pour le fidèle de vivre  la Liturgie avec un cœur qui brûle de l’amour du Christ 

 

Le prêtre, Le diacre, les fidèles, doivent être réconciliés entre eux par le repentir et être dans l’amour du prochain. 

 

Le prêtre occupe la place du Christ et il est entre Dieu et la nature des hommes et celui qui les sanctifies et les transformes est le Christ. 

 

- La célébration de l’Eucharistie place le célébrant (le prêtre) dans le ciel : (Le trône du sacerdoce est placé dans les cieux.) C’est pourquoi il est exigé du prêtre une pureté angélique, de telle façon qu’il puisse exercer l’œuvre que Dieu n’a pas même confié aux anges. Car le prêtre invoque l’Esprit saint, il accomplit le très redoutable sacrifice et touche constamment le Maître commun de nous tous.

 Le Prêtre se tient avec les saints anges, il glorifie Dieu avec les archanges et il concélèbre avec le Christ.  

 

- En élevant nos supplications par ces prières pendant toute la Liturgie, le prêtre invoque Dieu et rend grâce pour que le Saint Esprit vienne et transforme le pain et le vin en Corps et sang du Christ.      (Paix à tous ! ! !) 

 

Le diacre  assiste le prêtre et à une joie immense de participer dans cette imploration du Saint Esprit faisant ainsi mémoire du  Christ, de Sa mort et de Sa () Résurrection dans la Sainte Eglise. 

Les puissances célestes occupent tout le sanctuaire et collaborent avec nous dans la célébration de l’office. 

 

Les fidèles on un rôle très important (déjà pour nos âmes) .Le Christ Lui-même, lorsqu’Il parle du Mystère pour la première fois dit : celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en Moi et Moi en lui. Tout fond dans le feu de Son Amour : « Nous et le Christ sommes un. » La lumière du Christ  resplendit pour tous. 

Le Christ nous a rendu le Ciel accessible et ce qui est encore plus sublime : Il nous accorde de Le recevoir en nous, Lui le Maître du Ciel. Nous fidèles sommes nourris par le Saint Corps unique du Christ. Chaque assemblée Eucharistique nous fait redécouvrir le Mystère du Christ dans la manifestation du Dieu Trinitaire : 

La Théophanie divino-humaine selon la chair par la toujours Vierge Marie est réalisée par la volonté du Père, l’incarnation du Fils et la coopération du Saint-Esprit. 

Le ou les célébrants par la Divine Liturgie nous révèlent la Sainte Trinité. Depuis le début jusqu’à la fin, la Liturgie nous aide à vivre le mystère de la présence de la Saint Trinité, dans laquelle nous revivons ce mystère par grâce. 

Par la communion au saint Corps du Christ, le Christ nous appel par notre nom et nous devenons le temple de la Très Sainte Trinité. Car lorsque Une Personne de la Sainte Trinité demeure en nous, c’est la Sainte Trinité qui est en nous (Le Corps du Christ)

A la fin de la divine Liturgie, notre âme qui porte en elle le Christ adore avec gratitude la Sainte Trinité par ce chant : « Nous avons vu la vraie lumière ; nous avons reçu l’Esprit  Céleste ; nous avons trouvé la foi véritable ; nous adorons l’indivisible Trinité ; car c’est Elle qui nous a sauvés. » 

Cette présence du Dieu trinitaire est dans toute la Divine Liturgie, elle a des dimensions réelles car c’est une réunion  du Ciel et de la Terre, avec  les anges et les hommes, ainsi les vivants et les morts fêtent et rendent grâce ensemble au Seigneur pour Son amour. 

L’Eglise a été faite pour nous unir, quel Paradis est semblable à notre réunion avec le Christ ou se trouve la Mère de Dieu avec le monde angélique qui escorté par les milices des anges ainsi que les saints.

 

 

B) Prière de préparation à l’entrée dans le sanctuaire

 

* Préparation des célébrants et fidèles

* Prêtre et diacre

* Le signe de croix

 

B) Prières de préparation à l’entrée dans le sanctuaire

 

- Les Célébrants et les fidèles se préparent spirituellement et corporellement : ils jeûnent, ils veillent, ils prient. Le corps et l’âme se prépare à participer à l’Offrande eucharistique pour recevoir en lui le CHRIST VIVANT. « GLORIFIEZ DONC DIEU DANS NOTRE CORPS ET DANS NOTRE ESPRIT ? QUI APPARTIENNENT A DIEU. » Réellement, dans la divine liturgie, le corps du fidèle devient le lieu où est glorifié le SEIGNEUR. En mouvement ou non, en paroles ou en silence, nous glorifions le SEIGNEUR. 

- Les Célébrants (Prêtre, Diacre) avant de s’approcher du Saint Autel doivent être réconciliés avec tous et avoir le cœur pur. (être séparé du péché).(aussi les fidèles) pour pouvoir dire au Seigneur : « MON CŒUR EST PRÊT ? Ô DIEU ? MON CŒUR EST PRÊT ? JE VAIS CHANTER UN PSAUME EN MA GLOIRE »

- Le But du ministère sacerdotal est : (Par le Prêtre et le Diacre)

- de donner des ailes à l’âme

- de la ravir au monde (plaire extrêmement)

- de la remettre à Dieu

- d’installer le Christ dans les cœurs par l’Esprit

- de diviniser l’homme (enraciner au même niveau que Dieu)

- Avec l’assistance des célébrants, l’homme s’élève à « la béatitude d’en-haut ».

 

 

1) Le signe de la CROIX proclame la victoire du Christ

sur la mort et le démon

 

 

SIGNE_DE_CROIX.jpg

 

Le signe de croix  ("Placer la croix sur soi")

 

 

 

Les Chrétiens orthodoxes, avant de se signer, resserrent le pouce, l’index et le majeur (représentation, et reconnaissance  de La Très Sainte Trinité), et replient l’annulaire et l’auriculaire dans la paume pour signifier la double nature du Christ (vrai Dieu et vrai homme).

 


Nous touchons notre front 1, puis notre ventre 2, c'est le tracé de la partie verticale de la Croix. 

 

De notre ventre, nous amenons notre main à hauteur de notre épaule droite 3, en la touchant. 

 

Nous finissons de placer la Croix sur nous en touchant notre épaule gauche 4.

 

                                           

signe-de-croix.jpg

 

 

- Le signe de la CROIX est la source de grandes Bénédictions et la protection contre tout danger, l’amour du Dieu Trinitaire s’est manifesté envers l’homme.

 

La CROIX est la volonté de Dieu le Père

 

La CROIX est la gloire du Fils Unique

 

La CROIX est l’allégresse du Saint-Esprit

 

La CROIX est l’ornement des anges

 

La CROIX est la sureté de l’Eglise

 

La CROIX est le rempart des saints

 

La CROIX est la louange de l’apôtre Paul

 

La CROIX est la lumière de tout l’univers

cross.gif

C’est pour cela que nous fidèles nous traçons la forme de la CROIX avec un très grand respect et surtout pas n’importe comment, ou avec   négligence; nous devons faire le signe de CROIX avec attention, soin, crainte, tremblement et en toute piété… Car Chacun de nous reçoit la force et l’aide de Dieu en fonction du respect qu’il éprouve envers la CROIX.

 

2) Dans la prière on demande à la Toute-Pure et sainte Mère de Dieu d’ouvrir les portes de son amour maternel pour que le CHRIST entre en nous et que nous-mêmes entrions dans le CHRIST.

 

3) Par la peine corporelle, nos prières fructifient. 

«Avec nos humilités et nos peines nous demandons la rémission de tous nos péchés, disons-nous au CHRIST. Les Signes de CROIX et les métanies expriment par (excellence) un grand Amour à notre CHRIST,  nos peines  et notre  humilité.

 

4) Le Prêtre et le Diacre vénèrent l’icône du SEIGNEUR et de la Très Sainte Mère de DIEU, ainsi que l’icône de la Fête  ou des saints du jour

- les icônes nous font naître dans notre âme la glorification de DIEU et nous partageons leur demeure. 

 

5) Le prêtre se tient devant le saint Autel et demande par sa prière au Seigneur, qu’Il étend Sa main du haut de sa demeure pour célébrer le sacrifice non sanglant.

« Le Père, Le Fils et le Saint-Esprit accomplissent tout. 

 

- Le prêtre n’est qu’un serviteur

 

- Le prêtre se tient comme une figure du CHRIST 

 

- Le prêtre prête sa langue et offre sa main pour servir le grand Mystère.

 

- Le prêtre reçoit le pouvoir d’accomplir la fonction des «Mystères» sacrés. 

 

- Le Prêtre demande au CHRIST qu’Il le fortifie pour accomplir Son service.

 

- Le prêtre et le Diacre entre dans le sanctuaire qui symbolise le Ciel.

 

- C’est là que le prêtre accomplira son ministère angélique. 

 

- C’est pourquoi les célébrants doivent être entièrement purs (être réconciliés avec tous, d’aimer et de pardonner à nos ennemis avec humilité.)

 

- C’est devant ce saint Autel que le SEIGNEUR confie aux Puissances angéliques (c’est qui les Puissances Angélique ? : Les Saints, les Anges, les Chérubins et Séraphins et touts les puissances angéliques, Notre Mère de Dieu, et Notre Sauveur Jésus Christ) pour le maintenir pur et saint.

 

 Les Puissances veillent sur les Célébrants

 

 Les Puissances chassent les distractions dans la prière 

 

 Les Puissances protègent 

 

- Les célébrants et surtout le Prêtre dans la sainte communion tout en étant de ce monde se tient entre l’homme et Dieu. (qui veut dire : Tout ce que le CHRIST a accompli et repris par la main du prêtre qui est la main du CHRIST et qui n’a pas et n’aura pas de fin) 

 

 

L'explication de l'habillement des Célébrants


C) L’ Habillement du Prêtre et du  Diacre (les Célébrants)

 

 

 

 

habit du pretre orthodoxe.jpg

habit du diacre.jpg

 

 

STIKARION.jpg

 

- Le sticharion (tunique)

 

 

1) Le sticharion (tunique) : est le vêtement commun aux 3ème degrés du sacerdoce : est le sticharion, l'orarion, les manchettes. 

 

- Il symbolise La tunique lumineuse du baptême
- La grâce qui est commune à tous les fidèles.
- Le prêtre, le diacre et les fidèles sont des membres du corps du CHRIST
- Les dons du Saint-Esprit sont offerts de façon égale aux fidèles, ainsi que la participation à la table eucharistique, cette égalité des célébrants avec les fidèles est soulignée par le sticharion.

- Il rappelle au prêtre et au diacre qui le porte que la grâce de l'Esprit Saint le couvre comme un vêtement de salut et de joie.
- Les célébrants dans leurs tuniques resplendissantes et pures accompagnent les fidèles, par leurs beautés intérieurs de l’âme.

 

 

etole.jpg

L’epitrachile, ou  l'étole

 

 

 

2) L’epitrachile, ou  l'étole : symbolise le joug du Christ, que le prêtre reçoit à son ordination et symbolise la grâce opérante du Saint- Esprit, pour pouvoir servir les mystères sacrés ( les sacrements ). « Qui se met autour du cou comme une étole »

 

deacon.jpg

 

 orarion

 

 

3) (orarion): Le diacre la porte enroulé autour de son corps et drapée sur l'épaule gauche. Il représente la grâce de l'Esprit Saint. C'est le vêtement principal du diacre, et sans l’étole, il ne peut pas servir. Lorsque le diacre amène le peuple à la prière ou les invite à être attentifs, il en tient l'une des extrémités dans sa main droite et la soulève.
- l’étole du diacre symbolise les puissances angéliques.
- l’étole nous rappelle l’humilité du Seigneur (lave et essuie les pieds)

 

 

 

180px-Zone.jpgLa Ceinture 

 

 

4) Ceinture symbolise: (que vos reins soient ceints et vos lampes allumées).
- Manifeste la puissance et la force que reçoit le prêtre de Dieu 
- Manifeste la chasteté et la pureté (étant placée sur les reins)

 

MANCHETTES.jpg

 Manchettes  (Les Epimanikias)

droite et gauche

 

5) Manchettes droite et gauche (Les Epimanikias)


- Les manchettes symbolisent le fait que "les mains du célébrant sont liées en signe d'obéissance à Dieu". Elles rappellent ainsi au porteur qu'il ne sert pas par sa propre force, mais avec l'aide de Dieu.

 

epigo.jpg

L’épigonation :

 

6) L’épigonation : que le prêtre porte si il  en a le droit,  (Forme de losange ou est brodée la Croix ou l’icône de la Résurrection)

 

-Il symbolise : La confirmation de ses fiançailles avec l’épouse, l’Eglise.
-est le symbole de la victoire du fiancé Jésus-Christ par la Croix et la Résurrection 
-manifeste la victoire sur la mort et l’incorruptibilité de notre nature.
-ainsi que la grandeur de la puissance de DIEU (diable)
-Il symbolise le glaive spirituel
L’épigonation rappelle la victoire du CHRIST (contre le diable).

 

 

chasub1.jpgChasuble (Phelonion)

 

7) Chasuble (Phelonion)

 

 - Symbolise la justice divine 
- Tous les prêtres du SEIGNEUR revêtent la justice « le CHRIST » et débordent de l’allégresse divine

 

Après avoir revêtu les ornements liturgiques


8) Le prêtre et diacre se lavent les mains


- Avant d’être lavés et purifiés, pour recevoir la grâce du CHRIST et de s’approcher du Saint Autel avec crainte:

- Avoir reçu la rémission des péchés et des fautes

Je lavement des mains en signe d'innocence pour approcher la Sainte Table, dans la crainte de DIEU . Signe de respect et d’humilité devant  Dieu qui regarde notre cœur et notre âme :
Le lavement symbolise la pureté, en ayant la conscience, l’esprit et le cœur pur.

 

Pendant le lavement des mains les célébrants recitent la priere:

 

Je lave mes mains dans l’innocence et je fais le tour de ton autel, ô Seigneur. Ainsi j’entendrai les accents de tes louanges et je proclamerai tes merveilles. Seigneur, j’ai aimé le lieu où tu demeures, le séjour où réside ta gloire. N’enlève pas mon âme avec celles des pécheurs, ni ma vie avec celle des hommes de sang, qui ont les mains tachées par les crimes, même quand leur droite est pleine de présents. Moi, je marche dans l’intégrité, délivre-moi et fais-moi grâce. Mon pied sera ferme dans la voie droite, je bénirai le Seigneur dans les Églises saintes. (Ps 25, 6-12)

 

 

 

 

LA PROSCOMIDIE

L’office de la préparation des Saints Dons eucharistiques

 

Le prêtre et le diacre se rendent à la table de préparation (ou autel de prothèse). Le diacre allume un cierge et dispose en ordre les éléments eucharistiques ainsi que les différents objets nécessaires au sacrifice divin. Les éléments eucharistiques sont constitués pain de froment fermenté et du vin de raisin naturel mélangé d’un peu d’eau. Le pain servant à l’eucharistie s’appelle prosphora (prosphore),ce qui signifie " offrande " en grec. On emploie généralement cinq prosphores, ou également une seule, plus grande, sur laquelle sont figurées cinq empreintes. La première prosphore porte sur sa face supérieure l’empreinte suivante :

 

proscomidie.jpg

 

Préparation des Dons :

 

disque.jpg

le discos (patène) avec l'étoile

 

 

Sur le discos (patène) sont placées les parcelles de pain

Après la crucifixion du CHRIST, le calice est devenu le calice de la bénédiction et le salut pour l’homme. Dans le saint calice est versé le vin

Le discos est lié à la Passion immaculée du CHRIST ou est placé le Corps du Seigneur, le discos est rond il symbolise le ciel.

 

Le prêtre se réfère à la Nativité du CHRIST

La prothèse (petite table placée à gauche de l'Autel)  ou sont préparés les saints Dons, symbolise la grotte où naquit le CHRIST à Bethléem elle signifie la pauvreté de la première venue du CHRIST, la modestie et la discrétion de la grotte ou Jésus naquit. C'est pour cette raison que généralement l'icône de la nativité est placée au dessus de la prothèse.

 

Le prêtre et le diacre font trois métanies.

2) Le prêtre se réfère à Sa Crucifixion

Le prêtre en élevant la prosphore et la lance, il lève ses yeux vers le ciel en s’adressant à DIEU avec crainte et componction.

Cela rappelle la montée du CHRIST sur la Croix et révèle l’amour que le CHRIST nous a offert pour la vie et le salut du monde.

 

L’offrande du pain et du vin

La divine Liturgie est l’offrande de DIEU à l’homme et l’offrande de l’homme à DIEU, « Lorsque nous offrons le pain et le vin, nous offrons à DIEU toute notre vie. » qui symbolise l’unité de l’Eglise.

Lors de la Cène mystique, le CHRIST offrit Son Saint Corps et Son Saint Sang sous la forme de pain et vin. Le CHRIST est la nourriture qui vient du ciel, la nourriture du Royaume. Le CHRIST nous accorde la nourriture pour la vie qui est perpétuelle et éternelle.

Tous nous participons à la sanctification du pain et vin unique (Corps et sang  du CHRIST).

 

 La Célébration de la mémoire du CHRIST

 Le prêtre trace  sur la prosphore dans laquelle sera découpée l'agneau 3 fois le signe de Croix avec la lance.

 

La Divine Liturgie est célébrée de 2 façons : par la parole et par l’action ( l’anamnèse est le moment de l'office où l'on rappelle les dernières paroles de Jésus lors de la Cène).

 

Parole : lectures et prières »nous entendons le CHRIST »

Action : qui sont accomplies ou nous Le voyons (le CHRIST  Est avec nous)

CHRIST nous a demandé de le faire nous aussi (avant d’être crucifié, le CHRIST célébra la Liturgie avec les apôtres) Pour nous rappeler des faits : « la Croix, la passion, la mort » : nous offre le salut et le CHRIST Sauveur.

 

La Passion du CHRIST :

 

Le prêtre détache l’Agneau de la Prosphore et le place sur le discos. (Ce que le prêtre fait maintenant c’est comme un récit en action de la Passion et la mort du CHRIST.)

Le prêtre découpe l'Agneau par ces paroles:

 

*Comme une brebis Il fut mené à l’immolation (Is 53, 7)

 -CHRIST est l’Agneau immaculé qui est sacrifié pour la brebis perdue, l’homme.

 

* Comme un Agneau sans tache, muet devant celui qui le tond, ainsi Il n’ouvre pas la bouche  (Is 53, 7)

    -Muet : CHRIST a accepté par le silence Sa crucifixion

    -CHRIST par Sa propre volonté a enduré la Croix pour nous

 

* En son humilité, son jugement a été exalté (Is 53, 8)

    -CHRIST fût privé de justice et de jugement

    -Plus Sa dignité était sublime et plus son humilité a été profonde

    -Le CHRIST est l’Amour, depuis le sommet de la Croix, Christ a montré la  

      hauteur de l’amour et la profondeur de l’humilité.

 

* Et sa génération, qui la racontera ? (Is 53, 8)

     - Génération : C’est un mystère inaccessible à nous être humain.             

       (le CHRIST fût né du Père Dieu, nous le savons et nous le croyons)

Le prêtre détache l’Agneau et le place sur le discos

 

*Car Sa vie a été enlevée de la terre (Is 53, 8)      

     

 6) L’Agneau de DIEU est immolé

 

   -Le prêtre incise assez profondément l'Agneau en forme de croix. Il prend soin, toutefois, de ne pas le rompre, car il ne fait que préparer la fraction du Pain en quatre parts, fraction qui se fera avant la communion.

 

PRÊTRE : Il est immolé, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, pour la vie et le salut du monde. (Jn 1, 29)

  7) Diacre : Transperce Maître

   -Le prêtre perce l’Agneau avec la lance, côté droit en disant :

L’un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu, c’est lui qui en rend témoignage et son témoignage est véridique. (Jn 19, 34)

 

   - Le côté du CHRIST « fit jaillir du sang mélangé à de l’eau

   -Cette eau et ce sang sont le symbole du baptême et des mystères                         

    (l’Eucharistie) c’est de ces deux sacrements qu’est née l’Eglise…

   -Du côté vivifiant du maître naît et est vivifiée l’Eglise, le Paradis spirituel

    de DIEU.

Le Célébrant verse le vin et l’eau dans le calice et dit:

 

PRÊTRE : Béni soit l’union de tes saints, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

              -vin et eau ce qui symbolise le sang et l’eau qui jaillirent du côté du Christ

              -Cette ivresse arrache l’homme aux choses matérielles et le conduit dans

                un état divin : une extase prend place et ce qui rend l’homme

                participant à la vie éternelle.

PRÉPARATION DES PARCELLES ET COMMÉMORAISONS

 

10) La Reine s’est tenue à Ta droite

En honneur et mémoire de la toute sainte, toute pure, bénie par-dessus tout, notre glorieuse Souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Par ses prières, Seigneur, reçois ce sacrifice sur ton autel céleste

 

Le PRÊTRE découpe avec la lance une parcelle triangulaire dans la deuxième prosphore, puis la place sur la patène à droite de l’Agneau (à gauche par rapport au célébrant) :

 

PRÊTRE : La reine s’est présentée à ta Droite revêtue de vêtements tissés d’or. (Ps 44, 10)

 

  -A ce moment-là nous exprimons notre gratitude à la Mère de DIEU, 

      c’est grâce d’Elle que vint le CHRIST, qui nous offre le vin salvifique du

      salut apportant l’allégresse aux âmes et aux corps.

 

     -Nous Te crions toujours avec l’ange : Réjouis-toi Pleine de grâce.

           -Par cette parcelle le prêtre demande à la Mère de DIEU

        l’intercession, afin que notre offrande soit acceptée et bénie par-dessus tout,

        de devenir la porte qui  mène à la vie.

 

  -La Mère de DIEU est le lieu où son Fils Unique repose par les saints Mystères.

  -La Mère de DIEU est le lien du Ciel et de la Terre.

  -La Mère de DIEU est la médiatrice entre la tête et le Corps de L’Eglise

  -La Mère de DIEU, La Reine du Ciel nous mène au CHRIST

  -La Mère de DIEU est devenue la Bienfaitrice de toute la création.

  -Par La Mère de DIEU le Ciel et la Terre reçoivent Sa bénédiction.

  -Par La Mère de DIEU les hommes et les anges reçoivent Sa bénédiction.

  -Par La Mère de DIEU nous donnent la possibilité de devenir plus sages et purs.

 

11)Les saints anges assistent le prêtre

 

  - Le prêtre prélève 9 parcelles réparties sur 3 rangées, qu’il place à la gauche

     de l’Agneau.

Le prêtre est entouré invisiblement par une grande foule d’anges incorporels et divins, les anges servent le prêtre en tant que serviteurs durant la liturgie, les anges ne peuvent pas servir sans le prêtre.         

 

1)La Première parcelle : Archanges Michel et Gabriel, et de toutes les puissances célestes et incorporelles.

   -Par l’incarnation du Verbe, DIEU a été manifesté dans la chair et a été

    vu des anges, Il devint visible aux anges et ensuite le révélèrent aux

    êtres humains.

   L’archange Gabriel visita le prêtre Zacharie pour lui annoncer la  naissance du CHRIST

   L’archange Gabriel visita la Mère de DIEU pour lui annoncer la bonne nouvelle de l’ineffable incarnation.

    Un ange annonça à Joseph la bonne nouvelle que la Vierge avait conçu de l’Esprit Saint le Sauveur du monde.

 

12) L’assemblée des saints

 

2) La Deuxième parcelle : Du vénérable et glorieux prophète et précurseur Jean-Baptiste, des saints et glorieux prophètes Moïse et Aaron, Élie et Élisée, David et Jessé, des trois saints Adolescents et du prophète Daniel, et de tous les saints prophètes.

 

La Troisième parcelle :   Des saints, glorieux et illustres apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints apôtres.

 

La Quatrième parcelle :   De nos pères parmi les saints, les grands docteurs œcuméniques et hiérarques Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome, Athanase et Cyrille, Nicolas de Myre, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Martin de Tours, Germain d'Auxerre, Rémi de Reims, et de tous les saints évêques.

 

La Cinquième parcelle :  Du saint premier martyr et archidiacre Étienne, des saints, glorieux et illustres martyrs Démètre, Georges, Théodore, Tyron,  Théodore le Stratilate, Denis de Paris, et de tous les saints martyrs ; des saintes martyres Thècle, Barbara, Cyriaque, Euphémie, Parascève, Catherine, Blandine de Lyon, et de toutes les saintes martyres.

 

La Sixième parcelle :  De nos pères les saints moines théophores, Antoine le Grand, Euthyme, Païssios, Sabbas, Onuphre, Athanase de l'Athos, Jean Cassien, Vincent de Lérins, Benoît de Nursie, Serge de Radonège, Séraphin de Sarov, Silouane de l'Athos et de tous les saints moines ; des saintes moniales Pélagie, Théodosie, Anastasie, Eupraxie, Fébronie, Théodulie, Euphrosyne, Marie l'Égyptienne, Geneviève de Paris, et de toutes les saintes moniales.

 

La Septième parcelle :   Des saints anargyres glorieux et thaumaturges Cosme et Damien, Cyr et Jean, Pantéléimon et Hermolaüs, et de tous les saints anargyres.

 

La Huitième parcelle :  Des saints et justes ancêtres de Dieu Joachim et Anne, de Joseph et de Syméon, des saints dont nous célébrons en ce jour la mémoire, de saint N. (patron de la paroisse) Paroisse de l'Annonciation de la Sainte Mère de Dieu et Saint Vincent de Saragosse patron de notre paroisse et de tous les saints.

 

La Neuvième parcelle :   De notre père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.

 

13) Souviens-Toi, Maître ami des hommes :

     A) Les vivants        ensuite        B) Les défunts

    

A) Commémoration des vivants

 

-Le prêtre prend une quatrième prosphore. Il détache une première parcelle qu'il place au-dessous de l'Agneau, sur le côté gauche de la patène, en disant :

 

-Souviens-Toi, Maître ami des hommes, de tout l'épiscopat orthodoxe, de notre Sainteté le PATRIARCHE Filaret de Kiev, de notre évêque Métropolite MICHEL de Paris , et de tous l'ordre honorable des prêtres, du diaconat en Christ, et de tout ordre consacré ; de nos frères et con-célébrants et de tous nos frères que, dans ta miséricorde, que Tu as appelés à ta communion, ô Maître bienveillant.

 

  -Les Parcelles pour les vivants qui sont placées près de saint Pain, lorsque la parcelle de l’Agneau devient le Corps de CHRIST au cours de la liturgie, toutes les parcelles sont sanctifiées immédiatement. Et à la fin de la liturgie,  lorsqu’elles sont placées dans le calice, ils sont unies avec le saint Sang.

 -C’est pourquoi elle transmettent la grâce divine aux âmes de ceux pour qui elles sont offertes.

 -Il se produit ainsi une communion spirituelle entre ces personnes et le CHRIST.

 -Nous fidèles et célébrants qui se sont repenties le  matin avant le début de la liturgie, nous avons reçu invinciblement la Communion du Saint-Esprit dans nos âmes.

 

Commémoration des défunts

 

-Le prêtre place en-dessous ou à côté des vivants les parcelles des défunts. Les défunts ne peuvent s’aider eux-mêmes et attendent de nous que nous leurs montrions notre amour par nos prières, ainsi ils reçoivent un peu de consolation par nos prières.

 

-Dans la divine liturgie, les âmes des défunts reçoivent la rémission des péchés par les prières des célébrants, fidèles et par la grâce des Dons précieux  qui  ont été sanctifiés. « Souviens-Toi de nous, Seigneur, dans Ton Royaume »

 

-Sur le saint discos, nous avons une image de toute l’église, nous voyons le CHRIST, sa Mère, les anges, les saints et toute l’assemblée des fidèles. Et c’est le grand mystère Dieu au milieu des hommes.

 

discos2.jpg

 

symbolise de l'encens

La partie inférieure de l'encensoir symbolise la forme humaine de Jésus sur la terre, les charbons, le feu de la Divinité, l'encens, le parfum du saint Esprit. La partie supérieure de l'encensoir symbolise le ciel et comme la fumée de l'encens s'élève en haut, de même nos cœurs et nos prières s'élèvent au ciel. Les quatre chaînes symbolisent les quatre évangélistes et les douze clochettes symbolisent les 12 apôtres qui ont prêché un message du Christ dans le monde "par toute la terre a retenti leur message, leurs paroles jusqu’aux limites du monde''. Lorsque le prêtre encense le peuple, il veut dire que "moi, par ma prière, je vous envoie la lumière par le saint Esprit pour qu'il vous illumine et vous purifie". Le peuple doit faire une légère inclination de la tête en tenant les deux mains sur la poitrine. 

L’encens dans l'Ancien Testament était un symbole de prière comme le dit le roi prophète David : "Que ma prière monte comme l'encens devant Toi". Ceci appartient à la tradition car dans l'Église il y a, à part la parole écrite, aussi les traditions, - elles aussi sont la Parole de Dieu - , non pas écrites mais confiées oralement par les apôtres et leurs successeurs et elles ont la même valeur que la parole écrite. Les traditions sont donc :
1) les habits sacerdotaux des prêtres pour les cérémonies,
2) le signe de la sainte croix comme emblème de croyance, le Seigneur étant crucifié sur elle,
3) l'illumination pendant la divine Liturgie comme une évidence de foi ardente,
4) les saintes icônes pour réveiller en nous le désir d'imiter les vertus des saints représentés,
5) les fêtes pendant lesquelles nous devons nous rappeler les bienfaits que Dieu nous a accordés ainsi que de la vie et des œuvres des saints commémorés,
6) les offices de commémoration,
7) la bénédiction des eaux et les autres coutumes de l'Église, accompagnées de l'encens, comme nous avons dit plus haut.

L’encens dans notre Église est offert par le prêtre comme un symbole de prière, laquelle, à cause de notre foi ardente envers notre Seigneur Jésus Christ, est immédiatement acceptée. Cet encens, venant du sanctuaire, symbolise la grâce parfumée et communicante du saint Esprit. Tandis qu'à la prothèse, il signifie la myrrhe et l'encens des mages, ainsi que les parfums des Myrrhophores, après la proscomidie, l'encens symbolise que de ce mystère, la grâce du saint Esprit s'est déversée sur tout le monde, et enfin, à la 9e ode de la sainte Vierge, il démontre la vénération que nous avons pour la Mère de Dieu, qui est plus vénérée même que les anges et nous prions le Seigneur d'accepter nos prières par l’intercession de sa Mère.

 

encenssement.jpg

 

14) Le prêtre bénis l’encensoir

 

PRÊTRE (en bénissant): Nous t’offrons l’encens, Christ notre Dieu, comme un parfum de spirituelle suavité ; l’ayant reçu à ton autel céleste, envoie sur nous en retour la grâce de ton Très Saint Esprit.

       -L’encens qu’utilise maintenant le célébrant est la préfiguration de la descente du Saint-Esprit sur les Dons offerts, cette fumée odorante signifie la bonne odeur de l’Esprit saint. Le célébrant honore DIEU par l’offrande et la bonne odeur de l’encens et le célébrant l’accompli ensemble avec l’Esprit Saint. Les célébrants sont devant Son saint Autel pour offrir un sacrifice de  louange .

 

 15) Le Seigneur règne, Il s’est revêtu de beauté

 

 Le célébrant ouvre l’astérisque et le tient au-dessus de l’encensoir et le  place au-dessus de l’Agneau, en disant:

 

Et l’étoile vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. (Mt 2, 9)

 

ensuite Le prêtre tient au-dessus de l’encensoir le premier voile dont il recouvre la patène ou discos en disant:

 

PRÊTRE : Le Seigneur règne vêtu de majesté, le Seigneur a revêtu la puissance, il l’a nouée à ses reins. Il a solidement établi la terre, elle ne chancellera pas. Ton trône est ferme depuis l’origine ; depuis toute éternité tu es Dieu. Les fleuves ont fait retentir, ô Seigneur, les fleuves ont fait retentir leur voix, les fleuves ont fait retentir leurs ondes puissantes. Plus que la voix des grandes eaux, plus que les vagues de la mer, le Seigneur est puissant dans les cieux. Oui, ton alliance est véridique. À ta maison convient la sainteté, Seigneur, en la longueur des jours. (Ps 92)

 

Le SEIGNEUR règne, Il s’est revêtu de beauté « car la beauté de DIEU est le  nom. Le SEIGNEUR s’est revêtu de puissance, Il a mis une ceinture à  Ses reins. Cela symbolise la destruction des puissances hostiles du diable, Il vainquit le diable par le puissant

 

Le prêtre tient au-dessus de l’encensoir le second voile dont il recouvre le calice en disant :

 

Ta vertu, ô Christ, a couvert les cieux et la terre est remplie de ta louange.

          

 -Le prêtre couvre les dons offerts avec les voiles précieux

16)Le prêtre encense 3 fois la prothèse disant:

 

Béni sois-tu, ô notre Dieu, car telle est ta volonté ; gloire à toi.

 Le prêtre bénit chaque fois le nom de DIEU  le Père, qui a bien voulu dispenser à  l’homme Ses bienfaits par le Fils dans le Saint-Esprit. Avant même que commence la Divine liturgie, l’homme fait l’expérience de l’amour de DIEU. Il le bénit spontanément  et le glorifie. Et lorsque que commence la célébration du Mystère, l’homme entre dans  le Royaume béni du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

 

17) Le prêtre dit la prière de l’offrande:

 

 Ô Dieu, notre Dieu, toi qui nous as envoyé le Pain céleste, nourriture pour le monde entier, notre Seigneur et Dieu Jésus Christ, Sauveur, Rédempteur et Bienfaiteur qui nous bénit et nous sanctifie, bénis toi-même cette offrande et reçois-la sur ton autel d’en haut. Souviens-toi, dans ta bonté et ton amour des hommes, de ceux qui l’ont apportée et de ceux pour qui ils l’ont apportée, et garde-nous d’être condamnés dans la célébration des tes divins mystères, car ton Nom magnifique et très honoré est sanctifié et glorifié, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Gloire à toi, ô Christ notre Dieu, gloire à toi.

DIACRE : Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

 

- Le CHRIST est le Pain Céleste, le Pain de la vie éternelle.

- Le CHRIST nous le confirme : c’est mon Père qui vous donne le véritable pain du Ciel.

- Le CHRIST est offert, Le Père donne Son assentiment et Le Très Saint-Esprit qui est symbolisé par l’encens

Tout ce déroulement de la Cène du CHRIST vient du Père, par le Fils, dans le Saint-Esprit.

 

 18) Le diacre ou le prêtre encense l’église entière

           - Le célébrant encense en forme de croix :

 

1) l’autel en disant : dans le tombeau avec Ton Corps

2) à droite : dans les enfers avec ton âme, en tant que DIEU

3) derrière : au paradis avec le larron,

 

4) à gauche : et sur le trône aussi Tu étais avec le Père et l’Esprit, Ô Christ, Toi l’illimité qui emplis tout.

 

5)Les icônes des saints, l’icônes de la fête de ce jour, les fidèles.

6) l’Autel : encense seulement l’autel de face.

 

En encensant de cette façon, le célébrant manifeste la grâce, le don et la bonne odeur  du Saint-Esprit qui est répandue depuis le Ciel sur le monde par JESUS-CHRIST et qui par le CHRIST est montée au Ciel.

 

- L’espace de la divine liturgie est l’infini et son temps est l’éternité, c’est dans cet espace que le célébrant nous accueille en nous encensant et le CHRIST, par le célébrant nous reçoit dans Sa maison, où nous sommes invités au Banquet eucharistique.

 

 

E) La préparation de la divine liturgie

 

- 1ère partie de la Divine Liturgie les célébrants (prêtre et diacre) sont centrés  essentiellement sur la  louange de DIEU, l’écoute de sa parole et l’intercession.

 

- 2ème partie de la Divine Liturgie les célébrants (prêtre et diacre) se préparent à  commencer la divine liturgie, (le  temps du CHRIST s’approche).

 

Le diacre s’adresse au célébrant (prêtre) et dit : « Voici le temps d’agir pour le SEIGNEUR » Il est temps de céder notre place au SEIGNEUR, afin qu’Il devienne lui-même le célébrant de l’office que nous offrons.

 

Le prêtre dit au diacre : Que le SEIGNEUR dirige tes pas.

 

 Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome

 

C’est cette victoire du Christ que nous fêtons dans la divine Liturgie, c’est le jour par excellence du Mystère eucharistique la Résurrection du Seigneur, «qui n’a ni commencement, ni fin. Car ce n’est pas un jour qui n’existe pas à tel moment, qui doit venir à l’existence et avoir un début ; au contraire, il existait à la fois avant les siècles, existe maintenant et existera dans les siècles des siècles.

 

DE LA TABLE DE VIE «se lève le jour salvifique »

 

Tous les jours de la divine liturgie est le jour du Royaume qui vient et qui est là, SEIGNEUR nous Te rendons grâces….. pour nous avoir fait don de Ton Royaume à venir. Ce Mystère ineffable avec le Christ, nous tous les Fidèles de Dieu rassemblés là ou concélèbrent le Ciel et la Terre, le passé, le présent et le futur.

 

Dans c’est prières nous demandons à la Toute-Pure et Bénie d’ouvrir les portes de son amour maternel pour le CHRIST qui entre en nous et que nous-mêmes entrions dans le CHRIST.

 

La Croix est le symbole du Royaume, le prêtre glorifie le Royaume de DIEU, il trace avec le Saint Evangile le signe de Croix sur l’autel : »la Croix est le symbole du Royaume ».

1470060_10153542451305765_7630830399302556853_n.jpg

- Par la CROIX objet d’honneur et fondement de notre salut.

- Par la CROIX nous avons trouvé la voie qui mène au Royaume.

- Par la CROIX ont nous a accordé le Royaume de DIEU.

- Par la CROIX ont nous a ouvert la porte du Paradis.

- La CROIX est aussi le magnifique Paradis de l’Eglise.

- La CROIX est l’arbre de la vie nouvelle et incorruptible, qui nourrit les  fidèles  (Chrétiens).

 

    -La CROIX du CHRIST est la voie et l’annonciatrice du Royaume de DIEU.

 

1918100_1540611732908175_8349624249117461884_n.jpg

Après que le prêtre ait glorifié et tracé le signe de CROIX avec le Saint Evangile :

 

Les fidèles chantent: AMEN

 

- Par AMEN : Les fidèles acceptent cette vérité qui est exprimée dans l’ecphonèse du célébrant (prêtre), et souhaitent goûter les biens du Royaume Trinitaire « Ecphonèse : dite à haute voix par le prêtre, de la prière qu’il vient de lire » .

 

 

Grande litanie de paix : Le mystère de la paix de DIEU

 

a) Le diacre dit : En paix, prions le SEIGNEUR .

 

Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

Notre mère l’Eglise nous enseigne comment prier de façon liturgique.

Le chemin qui mène à la divine liturgie est la paix de l’âme.

Sans la paix de l’âme nous ne pouvons vivre la liturgie.

Nos pensées doivent être en sérénité avec notre âme.

La véritable paix de l’âme est offerte là où est célébrée la Sainte anaphore, sur l’Autel céleste.

 

Pour acquérir la paix de Dieu qui dépasse toute intelligence comme gardienne de ton cœur cheminons vers l’Autel en paix :     

 En ayant l’état de l’âme calme et un intellect serein, ni agitation, ni trouble.

 

La paix que le CHRIST a apportée par Son incarnation, nous la gagnons par le repentir : »Par le flot incessant des larmes, l’âme obtient la paix des pensées.

 

Les larmes de repentir sont le commencement du chemin. Le premier degré de l’échelle sont les larmes qui nous élève à la contemplation des divins Mystères.

 

Le deuxième degré est la paix de l’âme.  

     

 

Le diacre dit : Pour la paix  qui vient d’en haut et le salut de nos âmes, prions le SEIGNEUR.

 

Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

 

L’Eglise nous enseigne ce que nous devons demander : La paix de DIEU et le salut de nos âmes.

 

Par Sa nativité, Le CHRIST a apporté sur terre la véritable paix, Il nous a réunis avec DIEU le Père, le CHRIST est donc devenu pour nous paix et bienveillance.

 

La réconciliation du Ciel et de la Terre a été réalisée par le CHRIST : grâce au sang du CHRIST, c’est le Christ qui a détruit la barrière qui les séparait. CHRIST nous a réconcilié avec DIEU en un seul corps, par la Croix : en Sa Personne, CHRIST a tué la haine. Alors Il est venu proclamer la paix, pour que DIEU s’installe et demeure en nous par la paix.

 

 

 

C) Le diacre dit : Pour la paix  du monde entier, la stabilité des saintes Eglises de DIEU et l’union de tous, prions le SEIGNEUR.

 

Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

Nous fidèles et célébrants avons tous pour Père commun Le SEIGNEUR, et sommes membres de Sa famille spirituelle, l’Eglise.

 

* L’amour est source de feu, cette flamme nous transforme *L’amour parcourt le monde,

acceptons Le.

* Demandons au SEIGNEUR de jouir des fruits de Sa paix.

* Dans la paix de DIEU, le navire de l’Eglise navigue stablement vers le port non agité du Royaume céleste.

* La paix nous unit, soyons unis les uns aux autres.

* L’esprit ne doit pas être agité, pour pouvoir s’unir à DIEU.

* Nous fidèles qui demandons la paix, nous demandons le CHRIST.

* L’Eglise du CHRIST est la paix sereine. Et lorsque commence la divine liturgie, nous demandons de toutes nos forces la paix qui vient des hauteurs, la paix de l’âme, la paix du monde.

* CELUI QUI RECHERCHE LA PAIX, RECHERCHE LE CHRIST, CAR IL EST LA PAIX, OUVRONS LUI NOTRE CŒUR .

 

 

 

d) Le diacre dit : Pour cette sainte maison et pour ceux qui entrent avec foi, piété et crainte de DIEU, Prions le SEIGNEUR

 - Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

L’église (la maison de DIEU) est le Ciel sur Terre.

 

Pendant la divine liturgie nous sommes illuminés par la lumière du CHRIST qui resplendit pour tous et les âmes de tous sont remplies de sérénité et de joie.

 

* Le CHRIST, par Sa présence, transforme cette sainte maison  De DIEU en paradis, et nous introduit dans Ses Mystères.

 

e) Le diacre dit : Pour notre sainteté Patriarche Filaret de Kiev et de toute la Russ-Ukraine, notre métropolite Michel de Paris, l’ordre honorable des prêtres, le diaconat en CHRIST, pour tout le clergé et tout le peuple, Prions le SEIGNEUR

- Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

* Les fidèles et les célébrants prient le CHRIST pour l’évêque, les prêtres, diacre, et tout le clergé et le peuple par une prière fervente.

 

f) Le diacre dit : Pour ce pays la France pour ceux qui le gouvernent et pour tout son peuple, Prions le   SEIGNEUR

- Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

             Les Chrétiens soutiennent le monde

 

* Par cette prière nous montrons notre amour parfait de façons égale à tous ceux qui le gouvernent.

* Rendons grâces à DIEU qui aime les hommes et admirons Sa puissance, Sa bonté, Sa sagesse, et le soin qu’Il a montré pour ce pays ……

 

g) Le diacre dit : Pour cette ville  ce village ……. , pour toute ville et toute contrée, et pour tous ceux qui y vivent dans la foi, Prions le SEIGNEUR.

- Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

h) Le diacre dit : Pour des saisons  clémentes, l’abondance des fruits de la terre et des temps de paix,  Prions le   SEIGNEUR

- Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

Que la création se réjouisse.

 

* Nous demandons au SEIGNEUR la bénédiction de Son amour à l’air,  à la terre, à toute la création.

* Avec la venue du CHRIST, la paix divine revint sur le Monde.

 

* La divine liturgie est le Mystère par lequel la paix du CHRIST s'étend à toute la création.

* Notre demandent au SEIGNEUR par Sa bénédiction de nous accorder un climat tempéré et favorable et de nous donner à la terre les paisibles ondées nécessaires à sa fertilité.

 

 

i) Le diacre dit : Pour ceux qui voyagent  en mer, sur les routes  et dans les airs, pour les malades, pour ceux qui souffrent,  pour les prisonniers, et pour leur salut, Prions le   SEIGNEUR.

 

- Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

Ceux qui peinent et portent un lourd fardeau.

* Nous demandons au SEIGNEUR de les aider dans leur peines, douleurs

* Le CHRIST  invite ceux qui sont fatigués de venir à  l’église, car dans la maison de DIEU se trouve la joie des affligés, l’allégresse des attristés, la consolation des tourmentés, le repos des fatigués.

* Acceptons l’invitation céleste du CHRIST et Il nous donnera du repos par Son amour et Sa présence paternels.

 

j) Le diacre dit : Pour être préservés  de toute tribulation, colère, péril et nécessité, Prions le   SEIGNEUR.

 Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

* Pour que nous soyons délivrés de toute tribulation

Pour que nous soyons délivrés de toute colère

* Pour que nous soyons délivrés de tout péril

* Pour que nous soyons délivrés de toute nécessité

 

 k) Le diacre dit : Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde nous, ô DIEU, par ta grâce.

 

 - Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

 * Que nos cœurs ne soient pas troublés, car CHRIST entre dans nos cœurs, Sa présence disperse nos craintes et Son amour nous donne Sa paix.

* C’est la crainte des dangers qui nous menacent qui nous conduit à la maison de DIEU.

* On demande au CHRIST de nous sauver, de nous secourir et de nous garder par Son amour céleste.

 

  l) Le diacre dit : Faisant mémoire de notre très saint très pure, toute bénie et glorieuse souveraine, la Mère de DIEU et toujours vierge Marie, et de tous les saints, Offrons-nous, nous même, offrons-nous les uns les autres, offrons toute notre vie au CHRIST notre DIEU.

 

  - Le chœur répond : Kyrie eleison – (Seigneur, ait  pitié)

 

* Nous demandons l’aide de la Très Sainte Mère de DIEU et de tous les Saints pour nous unir au SEIGNEUR  pour qu’Il demeure en nous.

 

 

 F) Prière de la 1ere antienne :

 

Lors de la première antienne,  le prêtre s’adresse à DIEU Lui-même.

Le prêtre s’adresse à Dieu avec une voix très attentive, calme et à voix basse par ces prières et cela manifeste deux choses d’une extrême beauté que le prêtre par son sacerdoce accompli.

 Premièrement l’extrême grandeur de la Personne  avec laquelle le prêtre dialogue avec DIEU et lui dit tous ses secrets en privé.

L’amour pur et la grande liberté que le prêtre a envers DIEU.

 

C’est le prêtre qui nous conduit dans cet amour vers DIEU par ces prières.

 

* L’amour ineffable de DIEU et Sa Miséricorde  pour l’humanité

* L’amour de DIEU pour l’homme est illimité

* DIEU nous aime, Dieu veut que nous L’aimions de la même manière, n’ayons crainte de lui montrer ou de Lui demander conseil, Dieu est présent et Il nous entend.

 

Pendant que le chœur chante  la 1ière  antienne :

 

* Par ces chants on s’adresse au SEIGNEUR pour élever notre âme.

* La psalmodie ou le chant nous procure une abondante sanctification et par leurs paroles purifient nos âmes, et que l’Esprit saint ne tarde pas à descendre dans l’âme qui le chante avec un cœur pur.

 

  1) Petite litanie :

 

 Le diacre : Encore et encore en paix, Prions le Seigneur        

* L’âme passe par des états toujours plus élevés par ces prières et  chemine vers ce qui n’a pas de limites pour s’approcher plus près de la paix de DIEU et de l’amour de la Mère de DIEU ainsi de la  communion des saints.

 * Car plus le corps et l’âme se purifient du péché, plus la grâce de la Divine Liturgie nous est offerte abondamment.

 

Prière de la 2ème  antienne : Le prêtre s’adresse à DIEU

 

* Par la divine liturgie le CHRIST Lui-même devient l’héritage de tous les fidèles.

Puis le chœur chante la 2ème  antienne , ainsi l’assemblée des fidèles chante avec gratitude l’hymne joyeux de la victoire

 

 

 2) Petite Litanie : par le diacre

 

- Prière de la 3ème antienne : Par le prêtre

- Puis  le chœur  chante les Béatitudes

 

 

3) L’Entrée avec l’évangéliaire est appelée  : PETITE ENTREE

 

* Ce qui signifie la venue du Fils de DIEU et Son entrée dans ce monde.

* Le CHRIST nous appelle à partager Sa Table dans Son Royaume. * L’entrée du fidèle dans l’église pour l’assemblée n’est pas un simple symbole mais un acte : c’est l’entrée dans la vie du CHRIST.

* Par la prière de l’entrée le prêtre demande que nous vivions le mystère de la présence des anges et de leur concélébration dans la divine liturgie.

 

4 ) Prière de l’hymne trois fois sainte (Trisagion) : Par le prêtre

 

* Lors de la sainte Entrée, les anges entrent dans le sanctuaire avec Le CHRIST

* Après l’entrée, les anges et les hommes chantent l’hymne trois fois sainte :   

- Saint DIEU, c’est-à-dire DIEU le Père

- Saint Fort, c’est-à-dire le Fils et Verbe de DIEU

- Saint Immortel, c’est-à-dire le Saint-Esprit

 

* Le Trisagion est dit trois fois, car la triple appellation « saint » s’applique à chacune des trois Personnes de l’unique Divinité : chacune d’entre elles est sainte, et forte et immortelle.

 * Nous participons au chœur des anges, nous chantons avec les  Séraphins.

 * Comme les dons du CHRIST sont admirables !

 * Dans les Cieux en-haut, les armées angéliques Le glorifient.

 

- En haut, les séraphins chantent avec force l’hymne du Trisagion

- En bas, des fidèles élèvent et chantent le même hymne.

- Une même fête solennelle est partagée par le Ciel et la Terre :

- une seule action de grâces

- une seule réjouissance

- une seule psalmodie joyeuse

- rassemblée dans l’unité par le Saint-Esprit

 

Bénédiction du trône de l’évêque

 

* Béni sois-Tu sur le trône de gloire de Ta royauté.

* Béni soit la gloire du SEIGNEUR, du lieu de Sa demeure.

* Le trône élevé signifie que JESUS est assis au-dessus des Cieux.

 

  5) L’Epître : Lecture du jour

 

L’annonce préalable de la venue du CHRIST

 

- En premier le prokimenon avant la lecture symbolise la révélation des divins mystères et l’annonce préalable de la venue de CHRIST Roi.

 

Ils évoquent par excellence les miracles de l’économie divine.

* La psalmodie purifie le cœur et illumine l’intellect pour recevoir  le message du salut. Par la flamme de leur poésie et l’ardeur de leurs Paroles, nous préparent à écouter la parole de DIEU.

L'Épître  nous font connaître la manifestation du SEIGNEUR. Les lectures sont la parole de DIEU, tout comme les saints anges, nous nous réjouissons de la venue du CHRIST qui est la joie de tous et nous chantons : Alléluia, alléluia, alléluias.

 

6 ) L’Evangile : la lecture du saint Evangile (La bonne nouvelle)

 

* L'Évangile c'est l’annonce joyeuse de la descente de DIEU sur terre pour sauver l’homme. L'Évangile nous porte la lumière de la connaissance de Dieu dans nos Esprit, et nous voyons maintenant le Soleil de la justice avec les yeux de notre âme.

de DIEU, Il nous connait comme les Siens et participant de Sa grâce.

* Par cette révélation, le CHRIST illumine nos cœurs et nous accorde la véritable vie, car la connaissance de DIEU engendre la vie.

 

*Qu’est-ce que la connaissance divine ?

 

- C’est la sensation de la vie immortelle.  la force qui nous fait acquérir la vie incorruptible, et la vie éternelle c'est la connaissance de DIEU.

* La lumière du CHRIST est symbolisée par la lumière des cierges, Le Seigneur Jésus Christ nous illumine de la lumière de la connaissance de DIEU, car Il est l’illumination de nos âmes et corps.

 

* En écoutant l’Évangile nous voyons et nous entendons le CHRIST, le célébrant prête sa bouche au Verbe de DIEU.

* Les ensignements du CHRIST nous appelle au repentir afin d’entrer dans Son Royaume.

* Nous devons avoir les yeux de la foi ouverts et, pour cette raison, nous le voyons le Christ plus clairement que ceux qui l’avaient vu dans la chair mais sans foi.

* Par ces annonces joyeuses,  DIEU est sur la Terre ,et  l’homme au Ciel.

- Les anges chantent avec les hommes, les hommes communiquent avec les  anges et les autres Puissances célestes.

- Le Paradis est ouvert, la mort est vaincue, le péché banni, la vérité rétablie, la parole divine semée et fructifiant de toutes parts, la vie du Ciel introduit sur la Terre.

 

 

  G) La Grande Entrée :  

 

Le diacre dit la litanie instante (ecténie)

* Nous accourons auprès du CHRIST et nous demandons sans  cesse 

Sa miséricorde : Aie pitié de moi !

- On a recours à la pitié devant le SEIGNEUR

- On se réfugie auprès de la miséricorde de notre SEIGNEUR

- On se réfugie dans le port ouvert aux pécheurs.

* Dieu nous rend dignes de Son Royaume, alors soyons dignes de Sa 

 Miséricorde, 

supplions-Le : SEIGNEUR aie pitié !

* Le CHRIST est l’abîme de la miséricorde.

* Nous accourons là, sûrs de trouver la miséricorde, car elle se trouve auprès de Lui.

* Le CHRIST est la source et le trésor de l’amour pour les hommes qu jaillit sans s’épuiser.

* Le CHRIST a accordé le mystère de l’Eucharistie comme moyen d’entrée dans le Royaume des Cieux.    

*Demandons à DIEU Sa miséricorde, car Il se montre plein de pitié et de compassion, 

quand nous nous tournons complètement et résolument vers Lui.

 *Le CHRIST nous a révélé une façon par laquelle nous pouvons recevoir avec 

certitude Sa grande miséricorde: En pardonnant à nos frères aimons-nous les

uns et les autres  nous les uns et les autres et nous serons aimés de DIEU. 

Et la grâce de DIEU se trouve cachée dans notre miséricorde envers le prochain.

 *Dans notre volonté se trouve notre salut, car le SEIGNEUR nous a accordé le 

moyen du salut et nous a donné éternellement le pouvoir de devenir enfants de DIEU.

 

KYRIE ELEISON chanté par les fidèles :  Que veut dire ce chant solennelle ?

 

*Implorer DIEU de Sa miséricorde, c’est demander Son Royaume que le CHRIST 

a promis de donner à ceux qui le cherchent.

 

Les Catéchumènes : Qui ont exprimé le désir d’être baptisés.

- Les catéchumènes n’ont pas encore la familiarité avec DIEU.

- Ils n’appartiennent pas encore au Corps du CHRIST.

- Ils ne participent pas aux saints Mystères.

- Ils sont encore séparés du troupeau spirituel.

* Les célébrants et les fidèles prient pour les catéchumènes, nous demandons 

au CHRIST de faire miséricorde à Ses serviteurs pour connaître la parole de

 vérité et qu’Il les fasse membres de Sa sainte Église.

* Les catéchumènes doivent être illuminés et régénérés par le saint baptême.

* Notre Église prie pour eux et les invite à la véritable Vie.

 Prière du prêtre : Le prêtre récite à voix basse pour les Catéchumènes.

* Le prêtre demande que l’on prie pour les catéchumènes

 

1ère Prière du prêtre pour les fidèles : Le prêtre récite à voix basse

 

* La chasteté et la pureté de l’âme du prêtre sont les conditions préalables pour 

qu’il célèbre les saints Mystères sans condamnation.

Le prêtre doit avoir l’âme plus pure que les rayons du soleil.

- La langue doit être celle qui élève les paroles de l’invocation du Saint-Esprit !

- Par l’humilité, le prêtre prend conscience qu’il se trouve devant l’Autel à la place 

du CHRIST.

- Le prêtre par sa prière rend grâce au SEIGNEUR car Il l’a rendu digne d’accourir 

vers Ses entrailles de miséricordes.

- Le prêtre supplie le SEIGNEUR de le rendre digne d’offrir le sacrifice 

Eucharistique.

 

 * L’Amen que chante le peuple signifie qu’eux aussi, ressentent la sublimité du 

ministère sacerdotal et compatit et prie avec le prêtre.

 

2ème  Prière du prêtre pour les fidèles : Le prêtre récite à voix basse

 

* Le prêtre par ces prières fait briller le vêtement de son âme.

* Le prêtre avec componction devant l’Autel aux pieds du SEIGNEUR demande 

qu’Il purifie nos âmes et que nous puissions nous présenter sans être accusés

 ni condamnés.

* Nous nous prosternons humblement devant le CHRIST :

- Lui demandant un accroissement de vie, de foi et d’intelligence spirituelle, pour 

comprendre que celui qui vit véritablement dans l’humilité vit dans la grâce de 

Sa présence continuelle. 

* Nous devons ressentir qu’il nous faut être intégralement purs pour recevoir le 

CHRIST.

* Il nous faut lutter pour garder purs le corps et l’âme.

* L’éclat de l’âme, est un don de l’Époux qui nous appelle à Son Festin.

L’hymne des chérubins chanter par le chœur : 

*L'hymne introduit symboliquement les fidèles présents dans l'assemblée auprès 

des anges rassemblés autour du trône de Dieu.     

*Il est au cœur de la Divine Liturgie.

* Alors que le chœur entonne l'hymne des Chérubins, pendant que le prêtre 

prononce silencieusement une longue prière appelée « Prière de l'hymne des 

Chérubins ».

* Escorté des armées angéliques, le SEIGNEUR entre dans la Ville sainte pour être

 sacrifié.

 * L’Église nous invite à vivre ce mystère de l’amour extrême du CHRIST.

 

  Chant : 

* Les fidèles qui chantent se joignes aux chérubins et séraphins qui 

glorifient DIEU.

* Les fidèles qui se préparent pour l’offrande du CHRIST.

  Prières :

* Les célébrants se préparent aussi pour la suite de prières et  d’actions.

*Le prêtre dit la prière de l’hymne des chérubins par elle il reconnait et 

confesse son indignité et la grandeur divine du Mystère qu’il est appelé à servir.

 

Le CHRIST et est offert toujours, lors de chaque divine liturgie :

                

-Le CHRIST est Celui qui offre et est offert.

-Le CHRIST et est distribué aux fidèles comme nourriture vivifiante.

-Le CHRIST est Celui qui donne le pain de la vie

-Le CHRIST est Lui-même ce qu’Il donne.

-Le CHRIST est vie pour ceux qui vivent.

-Le CHRIST est chrême parfumé pour ceux qui respirent

-Le CHRIST est vêtement pour ceux qui veulent se couvrir.

                 

*Le CHRIST est le Sacrifié, Il est le Prêtre, Il est l’Autel, Il est Dieu Il est homme, 

* Il est Roi, Il est le Grand-Prêtre, Il est la brebis, Il est l’Agneau.

*Le CHRIST par amour devient tout pour chaque homme

*Le CHRIST est distribué aux communiants pour la vie éternel

*Nous recevons le Don et rendons grâce au SEIGNEUR qui nous l’offre.

 

Le diacre prie le psaume 50 (Psaume du repentir) et encense 

le sanctuaire, l'iconostase, les icônes et les saints du jour, le clergé et les fidèles.

* Le diacre adresse la demande de pardon à DIEU, aux concélébrants et au peuple 

et tout cela est la manifestation d’un cœur contrit.

 

- Le diacre montre aux fidèles la route du repentir, la voie de la pénitence 

qui conduira le CHRIST ROI vers nos âmes.

 

 - Par le repentir, nous nous sanctifions.

 - Par le repentir, nous sommes rendus dignes des saints Mystères.

 - Par le repentir, le CHRIST nous offre Sa vie.

 - Le repentir ouvre la voie de la Vie éternelle

 - Le repentir nous mène vers DIEU.

 

Le transfert des Dons précieux : Le ou les célébrants se dirigent vers l’Autel 

de la prothèse et,  après avoir vénéré les saints Dons, les élève avec beaucoup 

de respect à la hauteur de sa tête et sort dans la foule par  une lente et solennelle 

procession dans la nef.

 *Les fidèles avec respect et vénération se prosternent.

 *Les fidèles se préparent spirituellement pour recevoir le CHRIST.

 

Signification de ce transfert : Le CHRIST, accompagné par les milices angéliques

       

- La venue du CHRIST Qui entre dans le Saint des Saints tenant notre vie entre

  Ses mains immaculées, la vie du monde entier.

- Les Dons précieux sont l’homme et le monde qui, par le CHRIST reviennent à 

  DIEU.

- La Grande Entrée symbolise ce retour, cette consécration de l’homme et du 

   monde à DIEU.

 

*L’Église nous exhorte à déposer maintenant tout souci du monde

     

- Nous demandons au CHRIST : Souviens-Toi de moi, SEIGNEUR, dans Ton Royaume.

 

Déposition des Dons précieux sur l’Autel : ( Le calice et le discos (la patène)

         

Qui symbolise :

 

* Joseph qui a descendu de la Croix le corps du CHRIST immaculé.

* Le discos où se trouve maintenant l’Agneau offert.

* L’Aër (le voile) qui recouvre les Dons précieux, est le symbole du linceul 

dans lequel Joseph a enveloppé le Corps immaculé du CHRIST.

* L’encens rappelle les aromates utilisés pour Son ensevelissement

* La fermeture des portes symbolise le scellement du Sépulcre vivifiant 

(s'il y a une iconostase).

*Chaque fidèle, chrétien doit imiter saint Joseph, quand il prit le Corps de Jésus 

et l’enveloppa dans un linceul puis le plaça dans un tombeau.

*Que chacun donc prenne soin avec zèle de ne pas pécher, pour ne pas 

manifester de dédain (mépris) envers Dieu qui habite en lui et de ne pas le chasser 

de son âme.          

L’âme de chaque chrétien devient « un nouveau tombeau » qui doit recevoir le 

Corps immaculé du CHRIST.

 

Le Saint-Esprit concélèbre : 

 

Le CHRIST est le célébrant du salut de l’homme, dans l’Esprit Saint. 

 

 

* La visite du CHRIST dans la Divine Liturgie et dans chaque chrétien.

* L’intimité avec DIEU s’établit par l’Esprit saint.

* L’ Esprit saint qui opère notre montée dans le Royaume des Cieux.

* L’ Esprit saint nous donne la confiance d’appeler DIEU notre Père, 

de participer à la grâce du CHRIST, d’être appelés enfants de lumière d’avoir part 

à la gloire éternelle, en un mot d’être comblés de toutes les bénédictions

 

   Comment voyons-nous le Saint-Esprit ? : 

  

* Avec les yeux de notre intellect dans le feu.

* Le feu signifie la Divinité

* Par l’encens et la fumée odoriférante.

* La fumée odoriférante signifie Sa présence qui est venue invisiblement et

   nous parfume par le culte mystique et non sanglant.

 

H) Litanie de demandes :

 

Le diacre entonne la litanie  : Demande au SEIGNEUR l’aide pour la perfection :

 

* Par les supplications que le célébrant commence à formuler :

- Nous demandons au SEIGNEUR que le jour présent soit paisible,

- Que l’Ange gardien soit un Ange de paix,

- Que le monde entier jouisse de la paix,

- Que la fin de notre vie soit paisible.

 

* La vie spirituelle est un cheminement continuel vers la perfection.

* Ce cheminement est réellement continuel parce que la vertu n’a pas de fin.

 

La perfection sans fin : La parfaite perfection des parfaits toujours à parfaire.

* Aidons notre âme à parvenir à la perfection spirituelle.

* Aidons notre âme à être purifiée de toutes les passions dans ce monde.

* Unie par une communion ineffable et mêlée à l'Esprit Paraclet (Nom donné au Saint-Esprit.)

 

 Dès que l’âme est parvenue à la perfection :

 

- elle devient toute lumière,

- tout œil,

- tout esprit,

- toute joie,

- toute suavité,

- toute allégresse,

- toute charité,

- toute compassion,

- toute bonté,

- toute douceur

 

Lors de cette litanie nous chrétiens orthodoxes demandons la perfection spirituelle.

 

Demande au SEIGNEUR de nous protéger par un Ange gardien : (Pour nous garder du pécher)

 

* Chaque fidèle est protégé par un Ange gardien.

* Le célébrant adresse au SEIGNEUR cette supplication pour chaque baptisé.                     

* Nous demandons au SEIGNEUR de nous aider à ne pas pécher et qu’elle n’éloigne pas notre Ange gardien.

* L’Ange gardien est après le SEIGNEUR, l’espoir de notre salut.

 

Demande au SEIGNEUR ce qui est utile à nos âmes :       (Pardon et rémission)

 

* Que toutes nos demandes soient spirituelles et on recevra immanquablement.

* Nous demandons à DIEU, dans la divine liturgie, le Pain céleste, le CHRIST.

* CHRIST est le seul qui nous soit profitable.

* CHRIST nous porte tous près du Père Céleste.

 

Demande au SEIGNEUR le commencement d’une vie meilleure :

 

 

(ce que nous appelons vie et la mort : c’est être mort à tout ce que la chair désire)

* Le chrétien c’est préparé par le repentir et par la divine liturgie.

* Grâce au repentis le chrétien est plein de contentement et d’allégresse.

* Grâce au repentis le chrétien ne connait pas de fin, car il aime le CHRIST.

* Grâce au repentis le chrétien va vers le commencement d’une vie meilleure.

 

La prière de l’offrande : Le prêtre dit la prière de la proscomédie (VB)                                                     * * Le célébrant supplie le SEIGNEUR de le rendre digne d’offrir les saints Dons.

 

Pour ses propres péchés et pour les ignorances du peuple.

*Les péchés du peuple sont appelés ignorances.

* célébrant dans sa prière au SEIGNEUR, Le supplie que le Saint-Esprit demeure dans

le cœur des fidèles, afin que le Sacrifice soit acceptable devant Sa Face.

 

Le prêtre : Paix à tous        Le chœur : Et à ton esprit

 

* Le prêtre offre la paix, car être en paix entre nous et avec DIEU doit être           

compris comme la source et le commencement de tout bien.

* Lorsque nous sommes en paix, nous sommes près de DIEU.

* Le plus important pour nous est la paix du CHRIST, qui apporte avec elle,

l’amour entre nous.

 

- Nous recevons la bénédiction de la paix et cheminons vers l’amour

- Nous parcourons ce chemin pour rencontrer le CHRIST, qui est Paix et Amour.

 

Le Diacre : Aimons-nous les uns les autres, afin que, dans un même esprit, nous confessions. 

Le choeur : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Trinité consubstantielle et indivisible.

 

Pour nous unir à DIEU :

 

* Aimons-nous pour pouvoir cheminer ensemble vers le Royaume desCieux.

* L’amour entre nous est aussi la condition préalable pour confesser notre foi.

* Il est impossible de parvenir à l’amour envers le prochain tant que notre âme 

est partagée entre DIEU et le monde.

* Le désir des biens matériel devient la cause de querelles et de divisions entre 

nous et nos frères.

 

Le baiser de paix : (L’accolade) qui symbolise la concorde de pensée et d’esprit.

 

- Ce baiser unit les âmes entre elle.

- Nous transforme tous en un seul corps et en membres du CHRIST.

- Exprime encore l’unité des fidèles.

- Donnez-vous les uns les autres un saint baisé, qui unit les âmes.

- Grâce au baiser de paix, ceux qui en sont dignes sont amis dans l’intimité 

de DIEU le Verbe.

 

Le diacre : Les portes, les portes ! Soyons attentifs dans la sagesse.

 

Ce qui signifie : La fermeture des portes de l’église désigne la fermeture des sens

et l’éloignement de notre intellect des pensées terrestres.

 

* Lorsque nous sommes présents à la divine liturgie,

* Nous devons nous garder purs de tout regard lascif.

* De rires incontrôlés.

* De tout mensonge.

* De n’avoir pas de condamnation envers notre prochain.

* De n’avoir aucun langage grossier.

 

 Le Credo est l’énumération des dons de DIEU et l’expression de la gratitude de l’homme.

 

* Par le Credo nous confessons Ses si grands bienfaits par notre foi.

* Par le Credo nous Lui rendons grâces pour eux.

 

La confession du Credo signifie :

l’action de grâces mystique qui sera prononcée dans le temps à venir pour des raisons

et les modes extraordinaires  par lesquels nous avons été sauvés.

 

Le diacre : Tenons-nous bien, tenons-nous avec crainte. Soyons attentifs à présenter en

paix la sainte oblation.

Le choeur : La miséricorde de paix, le sacrifice de louange

* La sainte anaphore qui commence maintenant, nous arrivons au moment le

plus sacré de la divine liturgie :(La divine liturgie est appelée « anaphore » qui

signifie monter, offrir, parce que nous-mêmes et nos  précieux dons sommes

offerts (élevés) vers DIEU.)

 

Signification : Tenons-nous avec crainte, il nous faut,

 

* Elever nos pensées qui rampent à terre.

* Bannir la paralysie spirituelle.

* Présentons nos âmes droites devant DIEU.

* Laissons montés nos pensées tout entières au Ciel.

* Offrons l’hymne très-sainte au DIEU de gloire et de majesté.

* Soyons dans la paix et offrons tout notre amour à DIEU.

 

                         
construc-12.gif                     c2433453d98f35a2.gif          

 

Les fidèles: Miséricorde de paix, sacrifice de louange :

 

                           *Nous l’offrons en paix et dans l’amour envers le SEIGNEUR et nos

 

                             frères.

 

                           *Nous offrons la miséricorde de paix, c’est à dire l’amour, qui est le fruit

 

                             de la paix.

 

                           *Lorsque nulle passion ne trouble l’âme, rien n’empêche celle-ci d’être

 

                             remplie de miséricorde.

 

                            *DIEU nous demande un sacrifice de louange :

 

                                -C’est à dire un sacrifice d’action de grâces,

 

                                -D’hymne sacrés,

 

                                -De glorification par les actes, vis de telle façon que ton Maître soit

 

                                 glorifié.

 

Nous chrétien fidèle savons quel sacrifice est agréable au SEIGNEUR en s’adressant à Son

 

amour par ces mots :

 

                           *Nous t’offrons la glorification de notre cœur, depuis l’autel de mon

 

                             âme.

 

                           *On célèbrera pour Toi le sacrifice de louange.

 

                           *On célèbrera pour Toi le DIEU parfait dans chaque divine liturgie.

 

                           *Nous célébrants et fidèles offrons à Dieu avec notre cœur :

 

                                       -Des prières,

 

                                       -Des hymnes,

 

                                       -Des actions de grâces, car tel est le fruit des lèvres.

 

                                       -Et nous confessons Son nom.

 

  Lors de la divine liturgie, nous offrons à DIEU un sacrifice de justice, et DIEU nous offre

 

  Son salut, c’est-à-dire le CHRIST (la communion au Corps et au Sang du CHRIST).           

 

           

 

 

 

Le prêtre bénit le peuple : Que la grâce de notre SEIGNEUR Jésus-Christ l’amour de DIEU

 

                                                 le Père et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

 

Le Chœur :  Et avec ton Esprit .

 

                      Cette prière nous concilie les bienfaits de la Sainte Trinité :

 

                            -Du Fils, elle nous souhaite la grâce ;

 

                            -Du Père, l’amour ;

 

                            -De l’Esprit-Saint, la communion ;

 

                            -La Trinité est indivisible.

 

                     *DIEU nous accorde la vie par le CHRIST dans l’Esprit-Saint

 

                     *Chaque bénédiction divine qui vient sur l’homme est un Don de laSainte

 

                       Trinité.

 

                          *Le célébrant (prêtre) ne touche pas les dons, avant d’avoir invoqué sur

 

                       Vous la grâce du SEIGNEUR et que vous lui avez répondu : « et avec ton  

 

                       esprit », c’est la grâce de l’Esprit qui est présente et descend sur tout….

 

 

 

Le prêtre :   Élevons nos cœurs.

 

Le chœur :  Nous les avons vers le SEIGNEUR

 

                    *La grâce de notre SEIGNEUR Jésus-Christ nous prend du monde où nous

 

                      vivons et nous élève sur la haute montagne de l’amour du DIEU etPère, où

 

                      est célébré le mystère de la communion du Saint-Esprit.

 

Nous fidèles :

 

                       -Gardons nos cœurs dans les hauteurs et tournés vers DIEU.

 

                       -Observons cette merveilleuse vision dans notre âme qui s’élève sans

 

                         cesse.

 

                       -Laissons l’âme s’élever pour rencontrer DIEU miséricordieux.

 

                       -Levons les yeux vers Lui et ne cessons jamais de Le désirer.

 

 

 

Le prêtre :   Rendons grâces au SEIGNEUR.

 

Le chœur :  Il est digne et juste.

 

                     *Le prêtre et le peuple rendent grâces au SEIGNEUR.

 

                    

 

La prière de l’eucharistique : Le prêtre dit la prière (VB)                                              

 

                           *Nous Lui rendons grâces pour la divine liturgie et qu’Il accepte de nous.

 

                     *Nous rendons grâces et glorifions Son saint nom  d’innombrables fois.

 

 

 

L’astérisque :    -Il symbolise l’étoile de Bethléem.

 

Le prêtre : (VF)   Chantant, clamant, criant l’hymne de victoire et disant

 

Le chœur : Saint, saint, saint est le SEIGNEUR Sabaoth. Le Ciel et la Terre sont remplis de Ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux ! Béni soit celui qui vient au nom du

 

SEIGNEUR ! Hosanna au plus haut des cieux !

 

    * L’hymne de victoire associe l’hymne angélique.

     * Le sens de l’hymne de victoire :

 

  - Ce chant c’est une louange et une prophétie des biens que recevra la Terre .

   - C’est la bonne nouvelle de la venue finale du Fils de l’homme, précédée de

   - La croix signe de Sa victoire.

   - De même que le CHRIST vainqueur est Celui qui est, qui était, et qui vient.

   - Sa victoire a existé, existe et existera sans interruption.

 

 

I) La prière de l’oblation : Le prêtre dit la prière à (Voix Basse) 

 

- DIEU a tant aimé le monde :

 

* DIEU a donné Son Fils Unique au monde.

 

* L’ampleur du don que DIEU le Père a offert au monde manifeste celle de la surabondance de Son amour.

 

* Par la mort de Son Fils Unique, DIEU nous rendait de nouveau proche de Lui.

 

* Le sacrifice du Christ est la manifestation de l’amour divin, afin que nous

 

  vivions par Lui.

 

- Le sacrifice du Christ est accompli :

 

* Lors de la Sainte Cène, le Christ célèbre de façon sacramentelle Son sacrifice sur la Croix.

 

* Lors de la dernière Cène du Christ nous voyons le passé, le présent et le futur ( Sa mort imminente     qui est annoncé par le Christ Lui-même).

 

* Nous annonçons Ta mort, SEIGNEUR, et nous confessons Ta Résurrection

 

* Avec un très grand respect le célébrant par ces prières nous montre la victime le CHRIST qui est sur l’Autel, immolé pour nous pécheurs.

 

*Lors de la dernière Cène, le Christ offre déjà aux disciples Son Corps très  Saint rompu et Son Sang répandu.

 

 

 

  Résumé :

 

 

* La divine Eucharistie est un sacrifice véritable, car le Christ est sacrifié et offert pour nous fidèles, nous fidèles nous nous approchons d’un sacrifice saint et redoutable … Le Christ est immolé devant nous.

 

* Ce sacrifice est unique, nous offrons toujours le même Christ, Lui qui ne peut jamais s’épuiser.

 

 

Le Christ est sans cesse immolé pour sanctifier ceux qui le reçoivent.

 

* La divine Eucharistie est le Mystère de la mort du Christ sur la Croix.

 

* Par la Croix du Christ, la mort a été abolie, la résurrection a été accordée, les portes du Paradis ont été ouvertes… maintenant nous sommes devenus les enfants de DIEU.

 

* Sur le saint Autel, nous voyons la racine qui fait germer l’Arbre de Vie l’amour de DIEU pour l’homme et en même temps le fruit de la Croix .

 

La divine Eucharistie est le prolongement sacramentel de la Cène mystique. Le prêtre montre le pain et dit les paroles que Jésus avait dites aux apôtres :

 

* Prenez, mangez, ceci est mon corps, qui est rompu pour vous en rémission des péchés.     

 

Le prêtre montre le calice et prononce les paroles que Jésus avait dites après le repas :

 

* Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de la Nouvelle Alliance, répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.  

 * St Jean Chrysostome dit : « croyez que même maintenant, c’est le Cène à laquelle le CHRIST était présent… Car c’est Lui qui offre l’un et l’autre.

* Celui qui a accompli le Mystère lors de la Cène, c’est Lui (CHRIST) qui accompli maintenant le mystère de la divine liturgie….   

* Cette sainte Table est la même que celle de la Cène mystique et ne lui est inférieure en rien.

* La présence du CHRIST, la lumière qui brilla lors de la Cène brillent aussi à chaque Cène eucharistique, le CHRIST est présent maintenant également et Il (le CHRIST) célèbre perpétuellement pour nous cette liturgie et intercède pour nous auprès de DIEU… pour régner dans l’éternité.

 

Quelles sont les symboles :

 

- Les dons divins se trouvent devant nous (oui le CHRIST est présent).

- La Table mystique est dressée.

- Le calice vivifiant est plein, le DIEU généreux est prêt (à être offert).

- Le Roi de gloire invite à la Cène, le Fils de DIEU reçoit les invités…

 - Quel mystère redoutable !

 - Quelle condescendance incompréhensible !

 - Quelle compassion insondable !

 - Participons avec crainte de DIEU à la Cène du CHRIST qui consiste à voir et à gouter Son amour.

 

La mémoire du CHRIST ce n’est pas qu’une simple pensée, mais est un acte éternel de son amour.

Le sacrifice qui fut offert par le CHRIST, nous l’offrons aussi maintenant, demain et toujours, le sacrifice n’est jamais épuisé…

Vivons Sa mémoire pendant toute la divine liturgie et aussi après, parce que cela nous mène à l’action de grâces.

Vivons l’attente du CHRIST, la divine liturgie, le Mystère de Sa mémoire, est l’avant-goût du Royaume à venir.

 Vivons le mystère du CHRIST, qui est venu, viendra et est maintenant.

 

* Ce Mystère transforme la Terre en Ciel.

* En offrant au SEIGNEUR ce qui est à Lui, nous Lui rendons grâces en toutes choses et pour tout.

* Nous Lui rendons grâces en tout lieu et en tout temps, pour chacun de Ses bienfaits et continuellement.

 

 La descente du Paraclet : descente du Saint-Esprit sur l’Eglise et sur les Dons Précieux.

 

* Dialogue qui eut lieu entre la Mère de DIEU et l’archange Gabriel le jour de l’Annonciation.

* Chaque divine liturgie est une nouvelle Annonciation.

* Par la divine liturgie, nous pouvons toujours célébrer la Pentecôte.

* Descente du Paraclet pendant les prières du prêtre et ou les célébrants sur les Dons, c’est cet Esprit qui par la main et la langue des prêtres consacre les mystères.

* La présence de l’Esprit ressemble le peuple de DIEU autour de la sainte Table.

 

Le diacre : Bénis, Maître le saint Pain.

Le prêtre : Et fais de ce Pain le Corps précieux de ton CHRIST.

Le Chœur et les fidèles : Amen. 

Le diacre : Bénis, Maître le saint calice.

Le prêtre : Et de ce qui est dans ce calice le Sang précieux de ton CHRIST.

Le Chœur et Les fidèles : Amen.

Le diacre : Bénis, Maître, l’un et l’autre.

Le prêtre : Opérant leur changement par ton Esprit-Saint.

Le Chœur et Les fidèles : Amen, amen, amen.

Le prêtre : (à Voix Basse) continue de lire la prière eucharistique.

 

Le prêtre encense les Dons consacrés et dit en élevant la voix :

 

- Et tout particulièrement pour notre très sainte, très pure, toute bénie et glorieuse Souveraine, La Mère de DIEU et toujours Vierge, Marie...

 

Nous offrons la divine Eucharistie :

 

* Pour tous les Saints

* Et surtout pour la Très Sainte Mère de Dieu.

*Et nous rendons grâces à DIEU qui nous les a donnés afin d’intercéder pour notre salut.

*La Très pure Mère de DIEU et tous les Saints sont :

 

- Une action de grâces de l’homme à DIEU pour ses bienfaits.

- Nous l’honorons et la proclamons bienheureuse.

- La Mère de DIEU est l’expression suprême de l’amour de DIEU.

- Elle est l’accomplissement exceptionnel, extraordinaire et absolument déiforme accompli par a Sagesse        

  créatrice de DIEU.

- Nul ne peut approcher DIEU si ce n’est par son intermédiaire et par L’Intercesseur qu’Elle a enfanté (Jésus).

- Elle est louée au Ciel et sur Terre.

- Et tous les Dons de DIEU ne peuvent être donné aux anges et aux hommes si ce n’est par la Mère de DIEU.

 

* Cela est manifesté par l’hymne  à la Mère de DIEU qui est chanté par le Chœur et les fidèles :                 

  Il est digne en vérité….(à était révélé par l’archange Gabriel à un moine athonite).

 

* S’adressant à DIEU le Père, les célébrants et les fidèles ont dit : Il est digne et juste de Te chanter.

* La Très pure Mère de DIEU occupe le second rang après la Sainte Trinité.

* La Très pure Mère de DIEU est Celle qui engendra DIEU, la Theotokos. 

* Car ce nom contient tout le mystère de l’économie divine.

* La Tout-Immaculée Souveraine est devenue « la terre donnant la vie » 

 

- ELLE a fait fructifier le Pain de la vie immortelle.

- De ses entrailles Immaculées a été formé le Corps tout-saint du Maître.

- La Toujours-vierge est devenue « la divine Table qui offre…

   la chair et le sang de Celui qui est né d’Elle d’une façon ineffable ».

 

- ELLE est l’intendante et l’hôte généreuse lors de chaque liturgie qui sert La nourriture divine et divinisante.

- ELLE est Celle qui fournit tous les dons merveilleux et incréés du Saint-Esprit.

 

* Le CHRIST est le Fiancé ainsi que le maître de la cérémonie, et l’Épouse inépousée est Celle qui a rendu      

   possible la nourriture et la distribue aux invités.

 

Le prêtre dit la prière à (voix basse) : Des supplications et diptyques.

 

* La divine liturgie est la commémoration de la vie du CHRIST.

* La divine liturgie est la commémoration des vies de ceux en lesquels le CHRIST a vécu les saints christophores (Celui qui porte le CHRIST)

* En mémoire des saints qui ont reposé dans le CHRIST en ce jour.

 

- Comment et qui est devenu saint et qui le devient à nos jours saint ?

 

* Ceux qui ont trouvés la perfection.

* Ceux qui ont réalisés dans leurs plénitudes l’amour envers le CHRIST.

 

- Notre sainte Eglise, montre à nous fidèles chrétiens l’amour divin qui brûlait dans les cœurs de tous les saints, ce qui leur permettait de réaliser l’irréalisable.

 

A la Table de Vie, à laquelle nous participons dans la liturgie :

 

* Ils nous offrent leur sainte vie.

* Ils nous offrent leurs saintes reliques.

* Les saints ont peiné et nous nous réjouissons.

* Les saints ont lutté et nous sommes dans l’allégresse.

* Les couronnes sont leur et nous partageons leur gloire.

 

- Célébrants et fidèles prient avec et pour tous les saints avec amour et joie en CHRIST.

 

* Les prières des saints sont l’appui et la protection du corps de l’Eglise.

* Les saints ont une très grande compassion pour nous fidèles.

* Les saints ne cessent d’invoquer DIEU pour tous.

* La vie et l’amour des saints sont une invitation à la communion eucharistique.

* Leur présence, tel un aimant spirituel, maintient les fidèles ensemble.

* Tous les saints nous appellent et nous rassemblent autour de la Table du SEIGNEUR.

 

Prêtre : (voix basse Diptyques et supplications)

 Dans cette assemblée divine, nous rendons grâce à DIEU pour les saints:

 

* Tous les saints, que DIEU nous a accordés comme protecteurs.

* Comme guides et exemples pour notre vie.

* Nous Lui rendons grâce pour la gloire dont Il les a honorés est continue à les honorer.

* Nous rendons grâce aux saints qui nous aident et conduisent à DIEU.

 

- L‘incarnation du Verbe est la visite que DIEU a faite aux hommes :

 

* Notre Sauveur nous a visités, grâce à notre Mère de DIEU.

*A cette divine liturgie et tous celles qui viennent nous demandons à DIEU de nous visiter.

* Nous supplions le Seigneur de prolonger Sa visite, c’est-à-dire que nous fassions l’expérience, par la divine liturgie, du mystère de Son incarnation et jusqu’à Son second avènement.

* Nous fidèles, luttons pour aimer le Seigneur, car l’amour nous aide à vivre le mystère de Sa visite.

 

Le Seigneur a dit : « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure (Jean 14, 23). »

 

* L’amour perpétue la visite de DIEU (Perdure sans cesse, indéfiniment)

* L’amour transforme l’homme en demeure de DIEU.

* DIEU est amour ; qui demeure dans l’amour demeure en DIEU, et DIEU demeure en lui.

* Ce mystère ou nous participons à l’Eucharistie et à la sainte communion, nous le vivons dans l’amour car nous recevons la visite de notre Seigneur dans notre vie.

 

Une offrande pour le monde : Le célébrant (Prêtre) mentionne …

 

* Les défunts et les vivants.

* Tout l’épiscopat orthodoxe, évêque…

* Tous les prêtres, du diaconat en Christ…

 

- Nous Le supplions donc, avec plus de ferveur pour nos pères, frères, proches, lointains, vivants et défunts.

 

* L’anaphore est offerte pour l’univers, car sur la sainte Table est le Christ.

* Par Sa présence, le ou les célébrants et les fidèles constituent l’Eglise Universelle.

* Toutes choses sont illuminées par la lumière de Son amour.

 

Le prêtre dit la prière  à (voix basse) : Souviens-toi, Seigneur, de la ville ou nous habitons :

 

* de toute ville et contrée. 

* des fidèles qui y demeurent.

* de ceux qui vivent dans la foi.

* de ceux qui voyagent en mer, airs, routes...

* de ceux qui souffrent, des prisonniers, et de leur salut.

* de ceux qui apportent des dons et qui font le bien dans Tes saintes Eglises

* de ceux qui pensent aux pauvres

* Et donne-nous de glorifier et de chanter d’une seule voix et d’un seul cœur Ton Nom très glorieux et magnifique,   Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.                              

 

Le Chœur et Les fidèles : Amen.

 

- Par une seule voix et d’un seul cœur

 

* Nous glorifions le Nom très glorieux et magnifique de Dieu Trinitaire,

* Nous tous devons avoir une seule voix et un seul cœur.

 

- Or, pour retrouver au plus profond de nous notre Seigneur vivons ensemble la divine liturgie dans nos églises et    participons à la table commune qui est unis par les liens d’une fraternité indivisible, d’une charité sincère.

 

* car dans la glorification eucharistique, les bouches et les cœurs des fidèles sont en accord.

* par la grâce du Saint-Esprit, nous, fidèles, devenons une seule bouche, un seul cœur, une seule âme, un même  

  sentiment (Ph 2, 2).

* L’unité dans l’amour est un don parfait qui vient d’en-haut (Jc 1, 17).

* Nous devenons une bouche qui chante l’Amour, un cœur qui bat pour l’Amour.

 

 Le prêtre bénit le peuple en disant :

 

Que la miséricorde de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ soit avec vous tous.

 

Le Chœur et Les fidèles : Et avec ton esprit

 

J)  Litanie de demandes  

 

 - Le diacre :    Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et encore, en paix prions le Seigneur.

 - Le Chœur :   Kyrie eleison

 - Le diacre :    Pour les précieux dons offerts et sanctifiés, prions le Seigneur.

 - Le Chœur :   Kyrie eleison

 - Le diacre :    Pour que notre Dieu ami des hommes qui, sur Son Autel, saint, céleste et immatériel, les a reçus          

   comme un doux parfum spirituel, nous envoie en retour Sa divine grâce et le don du Saint-Esprit, prions le Seigneur.

 - Le Chœur :   Kyrie eleison 

 

- A ce moment, nous sommes certains que les Dons précieux ont été  acceptés sur l’Autel céleste comme un doux parfum spirituel.

 

 - Le Christ est :

 * La myrrhe de la Divinité et la  senteur de tes parfums l’emportent sur tous les aromates.

 

 - Avant Son incarnation :

 * Le Verbe était la myrrhe demeurant à l’intérieur.

 

 - Par Son incarnation : 

 * Il se vide et devient la myrrhe qui s’épanche

 La myrrhe divine fit de l’homme un participant à Son parfum.

 * Suite à Son incarnation nous sommes unis avec DIEU.

 * Par l’incarnation du Christ (Messie) a été ouverte pour l’homme la voie de la déification.

 * Le récipient lui-même est devenu Myrrhe ; l’homme est déifié et devient christ par grâce.

  Jésus est appelé CHRIST (Messie) comme celui qui, par excellence, est oint par Dieu.

 

 - Et La Mère de Dieu qui a porté le Christ dans son sein est devenue :

 

* Le récipient de la myrrhe odorante.

* Tel un spirituel vase d’albâtre.

* Et comme une myrrhe inépuisable, et Elle vient par l’Esprit la déverser dans la grotte de Bethléem, afin de remplir    

   nos âmes de sa fragrance.

 

- Lors de chaque liturgie, le Christ, la sainte Myrrhe, se vide et parfume le monde avec des senteurs inspirées de Dieu.

 

* Le rassemblement eucharistique, de même chaque fidèle, répand une bonne odeur.

* On est subitement inondé d’une bonne odeur en prononçant le nom du Christ.

* La glorification du Créateur parfume le cœur de celui qui Le loue.

* Le parfum de bonne odeur pour le Seigneur, c’est un cœur qui glorifie Son créateur.

* Notre âme s’adresse ainsi au Maître : ma myrrhe est corruptible, La Tienne est myrrhe de la vie

* Ton nom est myrrhe, déversé sur ceux qui en sont dignes.

* Nous qui sommes assis à cette Table sont attirés par Sa bonne odeur : A ta suite nous courons aux senteurs de Tes parfums.

 

- Ils communient au Christ et quittent la liturgie avec des âmes myrophores. Celles-ci deviennent elles-mêmes la bonne odeur du Christ et l’odeur de la vie qui conduit à la vie.

 

Le diacre :  Pour être préservés de toute tribulation, colère, péril et nécessité, prions le Seigneur.

Le Chœur : Kyrie eleison

Le diacre :  Secours-nous, sauves-nous, aie pitié de nous et gardes-nous, Ô Dieu, par ta grâce.

Le Chœur : Kyrie eleison.

Le diacre :  Que ce jour entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, demandons au Seigneur.

Le Chœur : Accorde, Seigneur.

Le diacre :  Un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos âmes et de nos corps, demandons au Seigneur.                  

Le Chœur :  Accorde, Seigneur.

Le diacre :   Pardon et rémission de nos péchés  et de nos transgressions, demandons au Seigneur.                            

Le Chœur :  Accorde, Seigneur.

Le diacre :  Ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde demandons au Seigneur.                                   Le Chœur :  Accorde, Seigneur.

Le diacre :   Pour achever le reste de notre vie dans la paix et la pénitence, demandons au Seigneur.                             Le Chœur :  Accorde, Seigneur.

Le diacre :   Une fin chrétienne, sans douleurs, sans honte, paisible, et notre justification devant son trône redoutable,

                 demandons au Seigneur.                                                                 

Le Chœur :  Accorde, Seigneur.

Le diacre :   Ayant demandé l’unité de la foi et la communion du Saint-Esprit, offrons-nous nous-mêmes, les uns les    

                 autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu. Demandons au Seigneur.                                                      

Le Chœur : A Toi, Seigneur.

 

- L’unité de la foi est une condition préalable pour être acceptés dans l’unité de la divine Eucharistie. Avant d’avancer vers le calice de vie, nous demandons au Seigneur de nous garder dans l’unité de la foi.

 

* L’Eglise est le corps unique du Christ.

* Elle a une seule âme

* Elle a un seul cœur et...

* Elle a une seule voix.

 * Car cela est l’unité de la foi et de l’amour.

 

- La foi (une) nous donne la possibilité de nous nourrir avec le pain de vie unique, rompant un seul Pain, qui est remède d’immortalité.

 

- Après avoir reçu cette foi, dans l’Eglise Une, Sainte et Apostolique.

 

* Tout est commun dans l’Eglise

* Notre foi est commune

* Notre espérance est commune

* Notre amour est commun

 

- L’Eglise lie les fidèles en une seule unité conformément à la grâce et à l’appel un de la foi.

 

* Ce lien des fidèles est engendré par le baptême,

* Sanctifié par la Chrismation et Nourri et accru par la sainte communion

* Notre foi est en accord avec l’Eucharistie, et L’Eucharistie confirme notre foi.

* Le calice commun présuppose la foi commune.

 

- Nous Orthodoxes qui vivons dans l’unité de la foi saisissons l’amour de l’Eglise pour l’humanité. Ils entendent battre avec compassion son cœur maternel pour tout homme et le voient s’enflammer d’amour pour tous, pour ceux qui sont loin de la foi et ceux qui sont proches.

 

Le prêtre : fait la prière à voix basse ( il occupe la place du Christ)

 

* Fait la demande de nous rendre digne de participer pour lcommunion au Saint-Esprit

* La communion au Saint Corps

* La communion au Sang du Christ et La communion au Saint-Esprit

 

- En partageant le Saint Corps et le Sang du Seigneur deviennent l’habitation du Saint-Esprit.

 

* le Saint-Esprit vivifie tout l’univers

* Il se tient dans le Ciel et emplit toute la Terre.

* Il demeure tout entier en chacun et est tout entier avec Dieu.

* Il distribue les dons de la grâce avec autorité.

 

- Dans l’Eglise nous recevons les dons du Saint-Esprit.

- Dans la liturgie, tout particulièrement, nous recevons le paraclet Lui-même dans notre assemblée et dans nos âmes.

 

 L’accès auprès de Dieu :

 

* Christ immaculé en offrant Sa personne nous a ouvert la voie vers notre Dieu, Il a offert l’homme tout entier.  

* C’est le Christ comme prêtre qui nous offre.

* Par Sa  vie, le Christ a inauguré la voie de la véritable vie.

* L’homme peut désormais renaître en Christ.

 

  Par le Sang du Christ :

 

* La grâce de Dieu a été donnée à l’homme condamné et a été ouverte la voie conduisant au Père.

* Tu nous as donné l’accès à l’entrée du Saint des Saints.

 

- Nous osons entrer et nous prosterner devant l’océan de Ses miséricordes et Lui dire :  

 

Notre Père qui es aux Cieux,...

 

- Par la Prière dominicale, nous nous adressons à Dieu, et nous L’appelons Père.  « Quel excès d’amour !!»

 

* Admirons la richesse inépuisable de la grande bonté de Dieu envers nous.

* Sentons dans notre âme cet amour d’appelé Dieu Père

 

- C’est pourquoi en s’approchant de la communion au Sang immaculé du Christ et en disant la prière:

« Rends-nous dignes, Ô Maître, Seigneur Ami des hommes...,»

 

* Avec hardiesse,

* Sans condamnation,

* Avec un cœur pur,

* Une âme illuminée,

* Le visage sans honte

* Les lèvres sanctifiées,

* D’oser T’invoquer,

 

- Toi le Saint Dieu et Père et dire : Notre Père qui es aux Cieux. Ce commencement de la Prière du Seigneur manifeste l’adoption selon la grâce  que nous avons reçue par le baptême. Dès lors que nous sommes rendus dignes d’appeler Père, par grâce.

 

* Nous sanctifions Son Nom sur la Terre,

* Nous nous montrons Ses enfants par nos actes,

* Nous magnifions dans ce que nous pensons ou dans ce que nous faisons.

 

- Cette adoption, que nous recevons en cette vie dans l’Eglise, est l’image de l’adoption future et éternelle qui nous sera accordée par don et par grâce de l’Esprit-Saint.

 

* L’âme n’est plus  active, mais passive.

* Elle reçoit sans cesse de Dieu la grâce de l’Amour Infini.

 

Le prêtre :      Paix à tous.

Le chœur :     Et à ton Esprit.

 

  La Table de paix

 

 

- Christ qui est apparu à plusieurs reprises après Sa Résurrection pour dire aux disciples :

  Paix à vous !  (Jean 20, 19-26). 

- La même chose se répète à chaque liturgie, Christ (prêtre) se tient au milieu de l’assemblée et nous donne Sa paix.

- Car plus nous approchons de la Table de paix, plus grand est le besoin de paix. Et lorsqu’Il pénètre dans l’âme :

 

* Il doit y avoir beaucoup de sérénité, beaucoup de calme,

* Une paix profonde dans nos pensées.

 

Le diacre :  Inclinez la tête devant le Seigneur.

Le chœur : Devant Toi, Seigneur.

Le prêtre ( à voixbasse) : fait la prière du Seigneur de l’inclinaison, et invite les fidèles à incliner leur tête devant le Christ.

 

* Par l’inclination, nous montrons au seigneur, comme des serviteurs reconnaissants

* Nous témoignons notre gratitude.

 

- Nous sommes tous des images de Dieu, et chacun de nous a son propre caractère et mène son propre combat spirituel. C’est pourquoi le Christ, dans la sainte communion, est offert selon le besoin propre de chacun.

 

* Commun est le Maître, variés sont les dons.

* Pour chacun, le Sauveur devient différent selon ce qui lui est profitable, pour ceux qui ont besoin de joie, Il devient vigne. (Jn 15, 1).

* Pour ceux qui ont besoin d’entrer, Il se présente comme porte (Jn 10,7)

* Pour ceux qui ont besoin d’offrir des prières, Il est présent comme médiateur et Grand-Prêtre (1 Tm 2, 5 ; He 7, 26).

* Pour ceux qui ont péchés, Il devient une brebis, pour être immolée pour eux (Jn 1, 29).

* Il se fait tout à tous  (1  Co 9, 22), restant ce qu’Il est selon la nature.

 

- Nous communions tous au même Pain de Vie. 

 

- Et chacun reçoit Celui dont il a besoin dans sa vie personnelle :

 

* Pour les malade Il est Le Médecin ;

* Pour ceux qui sont en danger, ,Il est Le Sauveteur ;

* Pour les pécheur Il est Le Défenseur ;

* Pour les pauvres, Il est Le Trésor ;

* Pour les affligés, Il est La Consolation;

* Pour les voyageurs, Il est Le Compagnon de chemin ;

* Pour les navigateurs,Il est Le Guide ;

* Tous reçoivent Celui qui avec ferveur anticipe partout leur besoin.

 

- Par les Dons présentés devant nous, Le Christ devient  le chemin de notre vie :

 

* Un roc de patience,

* Une cause de consolation,

* Un donateur de force,

* Une provision de courage,

* Un assistant de force d’âme.

 

- Le CHRIST est la voie réellement bonne et infaillible qui conduit chaque chrétien à DIEU le Père, qui est véritablement la Bonté.

 

 

K) La sainte communion

 

 

 Le prêtre : fait la prière à voix basse de la sainte communion.

 

 Peu avant Sa Passion :

 

 -Le Christ a assuré à Ses disciples : Je vais vers le Père.

 -Lors de la divine liturgie, le Christ est présent invisiblement.

 -Christ sera cependant visible pour les saints.

 

Par Son incarnation :

 

- Le Christ est venu sur terre et est devenu homme, sans quitter le trône

du Père, et ce qui était le plus admirable :

 

* C’était une condescendance divine qui était à l’œuvre.

* C’est qu’Il vivait comme un homme

* Et que comme Verbe Il donnait la vie à tous les êtres,

* Et que comme Fils, Il était avec Son Père.

 

Par Son ascension :

 

- Le Dieu-homme est monté sur le trône du Père avec Son Corps déifié :

* Qu’Il nous a laissé simultanément et

* Qu’Il nous offre à chaque Liturgie.

 

Après Son ascension :

 

- Le Seigneur est assis avec le Père dans les Cieux et présent avec les fidèles lors de la divine liturgie.

 

* Sa présence emplit la Terre et le Ciel.

* Maintenant que l’homme est uni avec le Christ, il est aussi ensemble avec Lui à la fois sur terre et au Ciel.

* En-haut : je Te possède et

* En bas : nous sommes mêlé à Toi.

* En-haut : dans le sein de Dieu le Père

* En bas : dans le sein de l’Eglise notre Mère.

 

- Tant en-haut qu’en bas, l’homme vit dans l’amour de Dieu.

- Le Christ, qui est dans les Cieux, est avec nous dans la divine liturgie :

 

- Le Christ n’est pas simplement avec nous, mais Il vient demeurer en nous

 

* Pour nous tous qui participons au Saint Corps du Christ 

* Pour nous tous qui goûtons Son Sang nous goûtons Celui qui est assis sur le trône céleste qui se trouve près de la puissance immaculée (Dieu le Père).

 

- Par Ses mains toutes saintes, le Seigneur Se donne Lui-même au célébrant (Prêtre) et, par le célébrant, à tout le peuple.

 

Le diacre : Soyons attentif.

Le prêtre (à voix forte : élève le saint Pain et dit) Les Saints Dons aux saints.

Le chœur : Seul est Saint, seul est Seigneur, Jésus-Christ, à la gloire de Dieu Le Père. Amen.

 

- Les saints Dons qui seront donnés en communion aux saints sont le Saint Corps et le précieux Sang du Christ, les fidèles sont en effet appelés saints en raison du Saint auquel ils participent, dont ils communient au Corps et au Sang.

* Le Christ est le seul Saint par nature.

* L’Unique et le seul Seigneur.

 

- L’élévation du Saint Corps du Christ, accomplie à ce moment par le célébrant représente :

 

* Son élévation sur la Croix 

* Sa mort par la crucifixion et la résurrection même.

 

- Le Christ est élevé dans les mains du prêtre comme sur la Croix. 

- L’acte de l’élévation signifie que la communion des saints Mystères n’est pas pas indifféremment permise à tous.

- Les saints Dons ne sont permis qu’aux saints : 

 

* le Prêtre donne ici le nom de saints non pas seulement aux âmes de vertu parfaite, mais aussi à tous ceux qui s’efforcent de tendre à cette perfection.

 

- Faisons et luttons pour se libérer de nos péchés et aussi pour acquérir le Saint-Esprit, la présence du Saint-Esprit et la richesse des œuvres bonnes.

 

- Un seul est Saint, un seul est Seigneur : Jésus-Christ, cette réponse des fidèles et la confession que par :

* Le Fils Unique qui a été incarné et crucifié, nous avons été sanctifié,nous avons été sauvés de la mort et

  nous avons obtenu l’immortalité.

 

- Car personne n’a de soi-même la sainteté, et la sainteté n’est pas le résultat de la vertu humaine, mais tous la reçoivent de Lui et par Lui.

- Jésus-Christ se montre en beaucoup d’âmes et fait apparaître chez beaucoup la sainteté ; Il est pourtant le seul et unique Saint.

 

- Le Christ est la source et la racine mêmes de tous les biens :

* la vie même,

* la lumière même et

* la vérité même.

 

- Il ne la garde pas pour Lui-même la richesse des biens,

- mais Il la déverse sur tous les autres et, après ce débordement, reste entier.

 * Le Christ sanctifie toute l’Eglise.

* Le Christ nous transmet la source de la sainteté, ce parfum.

 

- Nous tous gardons purs le réceptacle de nos âmes et de nos corps.

* Soyons digne de recevoir la plénitude de Sa sainteté.

 

- Par quel chemin pourrons-nous acquérir Sa sainteté ? :

 * Par la participation à la Table eucharistique avec amour, foi.

 

Le diacre dit au célébrant : Romps, Maître, le saint Pain.

 

Le prêtre rompt l’Agneau en quatre parties, en disant : Est rompu et partagé l’Agneau de Dieu ; rompu et non divisé ; toujours mangé, et jamais épuisé ; et Il sanctifie ceux qui y communient.

 

- Lors de la première divine liturgie que le Christ a célébré en disant à Ses disciples : Prenez, mangez, ceci est mon Corps qui es rompu pour vous.

 * Cet acte du Seigneur est répété à chaque liturgie et est appelé la Fraction de Saint Corps.

 

* Le célébrant rompt l’Agneau de Dieu en quatre parties et les dispose en forme de croix, cette fraction de Pain manifeste l’immolation du Précieux Christ, la fraction est par excellence.

 

- Par la fraction du Pain :

* Le Christ indivisible est divisé et partagé pour nous, pour que nous unissons avec Lui-même et nous faisons Un.

* Le Christ est fractionné, mais n’est pas divisé.

* Chaque partie de saint Pain est le Christ tout entier.

* Le Christ se trouve en chacun de nous.

* Le Christ se trouve tout entier dans toute la sainte Eglise.

* L’Agneau de Dieu est toujours mangé, et jamais épuisé.

* Son sacrifice est inépuisable                             .

 

- Car c’est la nourriture inépuisable de la Vie et de l’Amour divins infinis.

 

Le diacre dit au célébrant : Remplis, Maître, le saint Calice. 

Le prêtre trace au-dessus du calice un signe de croix avec la parcelle marquée des lettres IC et l’y dépose en disant : Plénitude du Saint-Esprit.

 

- Le Christ est Un 

- Le célébrant a accompli trois actes successifs :

 * L’élévation du Saint Corps du Christ Sa fraction et maintenant Son union avec le saint Sang

 

- Christ est pour nous à la fois soutien par le saint Pain et joie par le calice 

- Christ nous emplit de l’Esprit-Saint. 

- Ce n’est rien d’autre que la descente du Saint-Esprit sur l’Eglise.

 

Le diacre : Bénis, Maître, le zéon.

Le prêtre : Bénis soit la chaleur de Tes saints Dons, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

 

Le diacre : verse le zéon en forme de croix dans le calice en disant Chaleur de la foi emplie d’Esprit Saint. Amen

 

- La chaleur du Saint-Esprit : Après avoir procédé à l’union de Corps et du Sang du Christ, le célébrant prend de l’eau chaude (le zéon) et la verse dans le calice.

 

Ce qui symbolise :

 

* Le sang et l’eau qui sortirent par la lance du côté divin vivant.

* L’eau très chaude versée dans le saint calice, au moment de la sainte communion complétant ainsi le symbolisme du Mystère.

* Tout souligne la venue du Paraclet.

* Le miracle du côté immaculé du Seigneur est double :

 

 - Non pas seulement parce qu’il s’en épancha du sang et de l’eau, mais aussi parce qu’ils se sont épanchés chauds et vivants, du fait que ce côté était chaud et vivant…en raison de l’union hypostatique avec la Divinité vivifiante.

 

- Le célébrant, avec le calice dans ses mains, tient « la source de l’Esprit ».

* A ce moment nous commençons à nous approcher du calice Spirituel, pour attirer sur nous la grâce du Saint-Esprit.

 

Le prêtre et le diacre : communient au saint Corps et au Sang Précieux du Christ

* Après avoir communié avec crainte et tremblement au très Saint Corps et au Sang immaculé du Seigneur.

* Les célébrants embrassent le calice et disent ceci a touché mes lèvres, effacé mes iniquités et purifié mes péchés.

* Afin de recevoir en nous la vie éternelle, approchons-nous de la sainte communion avec une âme pure et un ardent désir.

 

- Et les fidèles avec les paumes des mains en croix sur leurs coeurs reçoivent le Corps du Crucifié.

- Portant sur Lui les yeux, les lèvres et le front, participons au Charbon ardent divin :

* Ainsi le feu de notre amour ardent sera enflammé par le Charbon divin, brûlera nos péchés illuminera nos cœurs, et nous prendrons feu et serons déifiés par la participation au feu divin.

 

Les célébrants et les fidèles : récitent les prières...

 

 * Je crois, Seigneur, et je confesse, que Tu es en vérité le Christ….

 

* C’est une confession de foi et d’espoir dans l’amour du Christ.

 

* Nous Lui demandons de nous rendre dignes de nous approcher sans condamnation du calice de Son amour.

 

Le diacre dit face aux fidèles : Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez.

 

 

- En s’approchant :

 

* C’est le moment le plus sacré de notre vie.

 

* On s’approche avec crainte et tremblement,

 

* Avec une conscience pure,

 

* Dans le jeûne et la prière,

 

* Sans faire de bruit,

 

* Sans piétiner et sans pousser ceux qui sont autour de nous.

 

 

- Très important : Mieux on est préparé, pour la sainte communion, en faisant bien nos prières, jeûnes, la confession et le repentir constant.

 

 

* La foi est le point de départ de la vie en Christ.

 

* C’est de la foi que nous naissons en Christ, et

 

* C’est de la foi que nous existons et vivons en Christ.

 

* Approchons-nous-en donc avec une foi fervente, nous tous qui sommes        malades.

 

* De la foi naît la crainte de Dieu lorsque le cœur est libre des soucis terrestres.

 

* La crainte de Dieu est le commencement de la vertu.

 

* La vertu naît de la foi et elle est semée dans le cœur de l’homme.

 

 

- Aussi, après avoir communié au Christ, qui est l’Amour, nous Lui demandons :    

Affermis-nous dans Ta crainte.

 

 

* Cette crainte parfaite, née de cet amour, bannit la crainte initiale.

 

* Mais parce qu’ayant goûté la douceur d’être avec Dieu.

 

* L’homme redoute de la perdre,

 

* L’homme redoute d’en être privé.

 

 

- Le Christ souhaite venir dans nos cœurs par le moyen de ce Mystère

 

 

* Ô amour réellement divin et inexorable.

 

* Ô flammes de l’amour qui montent vers le  Ciel !

 

 

* Le Paradis c’est l’amour de Dieu.

 

* Aimons le Christ comme il convient de L’aimer.

 

* Notre amour même pour Lui et la plus grande récompense que Dieu nous offre : cet amour est le Royaume de Dieu et le plaisir.

 

-  C’est la joie,

 

- C’est la gloire,

 

- C’est l’honneur,

 

- C’est la lumière.   

                               

 

Quand nous avons trouvé l’amour, nous sommes nourris du Pain Céleste.

 

 

- La divine liturgie est le Royaume de Dieu.

 

 

* La nourriture au Banquet du Royaume est l’amour.

 

* Par le repentir et la crainte de Dieu, nous traversons la mer de cette vie et nous arrivons à l’amour.

 

 

- Le repentir est le navire ;

 

* la crainte est son pilote, et l’amour est le port divin.

 

- La crainte nous embarque donc sur le navire du repentir, elle nous fait traverser la mer de cette vie et nous amène au port divin, qui est l’amour, vers lequel se dirigent tous ceux qui, par le repentir, se donnent de la peine et portent leur fardeau.

 

- Et quand nous serons parvenus à l’amour, nous serons parvenus à DIEU.

 

 

 

 

 

Le prêtre : Lorsqu’il donne la communion aux fidèles, il dit à chacun

 

Le serviteur de Dieu (Prénom) communie au Corps et au Sang de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés et  la vie éternelle.

 

Le communiant répond : Amen et il embrasse le côté du calice.

 

- Le moment de la sainte communion est celui de notre rencontre personnelle avec le Seigneur.

 

 

* Quand on reçoit les saints Mystères c’est le Christ Lui-même qui tend Sa main pour ce donner à nous.

 

* Le Christ nous nourrit Lui-même de Son propre Sang, et en toutes façons nous incorpore à Lui.

 

 

- Le Sang très pur du Maître est mélangé avec notre sang et transforme notre âme et toute notre existence.

 

 

* Il la rend vigoureuse et pure,

 

* Il la conduit à une incroyable beauté,

 

* Ce Sang forme en nous une brillante et royale image.

 

* Ce Sang est la sanctification et le salut de l’âme.

 

* C’est Lui qui la lave, la purifie, l’orne, l’enflamme.

 

* C’est Lui qui rend notre intelligence plus brillante que le feu,

 

* C’est Lui qui rend notre âme plus resplendissante que l’or.

 

- Ô grandeur des mystères !

 

 

-  Par la divine communion, se mêlent :

 

* Notre corps à Son Corps,

 

* Notre sang à Son Sang.

 

 

- il est donc possible que :

 

 

* L’esprit du Christ se fonde avec notre esprit et Son vouloir avec notre vouloir,

 

* Que Son Corps soit mélangé à notre corps et Son sang à notre sang.

    

 

- Le Christ s’est sacrifié Lui-même pour nous par Sa mort sur la Croix et Il s’offre continuellement Lui-même, nous donnant quotidiennement Son corps immaculé comme un festin qui nourrit nos âmes, avec cette participation nous nous reformons sous une forme plus pure.

 

 

- Nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, mais à Celui qui nous a unis avec Lui par la Table immortelle. 

 

- Nous et le Christ sommes un, le Christ nous nourrit dans les deux mondes.  

 

 

Le diacre tient la patène au-dessus du calice et l’essuie soigneusement avec l’éponge et il dit « Lave, Seigneur, par Ton Sang précieux les péchés de tes serviteurs dont il a été fait mémoire ici, par l’intercession de la Mère de Dieu et de tous tes saints.

 

Le prêtre : Ô Dieu, sauve ton peuple et bénis ton héritage.

 

Le chœur chante : 

 

*Nous avons vu la vraie lumière, Nous avons reçu l’Esprit céleste,

 

Nous avons trouvé la foi véritable, Nous adorons l’indivisible Trinité,

 

Car c’est Elle qui nous a sauvés.

 

 

Le prêtre encense trois fois les saints Dons en disant :

 

Sois exalté au-dessus des cieux, ô Dieu, et que sur toute la terre resplendisse Ta gloire.

 

- Par la sainte communion, le fidèle reçoit en lui la vraie lumière.-Le Christ devient pour le fidèle qui a communié à Lui :

 

 

* Lumière et paix et joie, vie, nourriture et boisson,

 

* Vêtement, habit, tente et maison divine….

 

* Soleil véritablement sans déclin et astre toujours brillant,

 

* Lampe qui brille au-dedans de la maison de l’âme.

 

-  Car le Christ ayant embrassé toutes choses par Sa force illuminatrice, donne à ceux qui en sont dignes la lumière perpétuelle.

 

- Car dans le Corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité.

 

- Avec un grand amour communions dignement au rayon divin de Son Corps.

 

- Car chaque fois que la divine liturgie est célébrée, le Christ descend des Cieux pour notre salut.

 

 

Le prêtre et les fidèles concluent par l’action de grâces à Dieu et par la louange.

 

* Que nos lèvres s’emplissent de Ta louange, Seigneur….

 

* Que Ta sainteté qu’on a reçu en nous, qu’elle demeure en nous en moyennant le secours de la main de Dieu.

 

* Garde nous dans Ta sainteté par le don et la grâce accordée.

 

* Car la sainteté augmente la foi en Dieu et enflamme l’amour.

 

 

Action de grâces

 

Le diacre se tenant devant les Portes royales dit :

 

- Tenons-nous droit. Ayant participé aux mystères redoutables du Christ. Mystères divins, saints immaculés, immortels, célestes et vivifiants, rendons dignement au Seigneur.       

 

Le Chœur :    Kyrie eleison.

 

Le diacre -Secours-nous, sauves-nous, aie pitié de nous et garde nous, ô Dieu par Ta grâce.                                      

 

Le Chœur :    Kyrie eleison.

 

Le diacre Ayant demandé que ce jour tout entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, offrons-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu.                   

 

Le Chœur :    Kyrie eleison.

 

Le prêtre à voix basse, récite la prière d’action de grâces

 

- Cette prière d’action de grâces fait venir à notre esprit la gratitude des Disciples du Christ à la fin de la Cène mystique.

 

 

Congé

 

Le prêtre : Sortons en paix       

 

Le Chœur : Au nom du Seigneur.

 

Le diacre : Prions le Seigneur   

 

Le Chœur Kyrie eleison.

 

Le prêtre : dit à voix forte la prière de l’ambon

 

- Maintenant que la paix est en nous, commence le départ de notre cheminement spirituel.

 

* Faisons le savoir et transmettons au monde tout ce que nous possédons, l’amour et la paix du Christ.

 

* Montrons notre joie à notre famille, amis, ennemis et le profit que nous avons reçu de l’Eglise.

 

* Après chaque communion, nous sortons dans le monde comme des porteurs du CHRIST et de l’ESPRIT.

 

* Nous luttons pour préserver la Lumière sans qu’elle s’éteigne et conservent les dons de la Grâce que nous avons reçus.

 

* Transmettons et partageons la Grâce que nous avons reçue.

 

- La paix et l’amour sont la racine, et en même temps le fruit de nos prières lors de la divine liturgie.

 

- La prière de l’ambon qualifie les fidèles de plénitude de l’Eglise du Christ.

 

 

 Le Chœur : Que le nom du Seigneur soit béni, dès maintenant et à jamais 3x

 

 

Cette louange finale du nom du Seigneur se trouve dans le psaume 112

 

 

- Les fidèles glorifient eux aussi le nom très saint de leur Père céleste.

 

* Dieu est devenu homme, et l’homme est devenu Dieu, le mur de séparation entre Dieu et les hommes a été enlevé, la barrière abattue, ce qui était séparé est réuni, les ténèbres ont été supprimées, la lumière céleste brille maintenant dans nos cœurs.

 

Le prêtre : dit la prière pour la consommation des saints Dons

 

- Remplis nos cœurs de joie et d’allégresse :

 

* Joie divine, Joie des anges , Joie céleste

 

- Qui demande ô Christ notre Dieu :

 

* Remplis-nous de cette joie, Remplis-en nos cœurs.

 

 -Car cette joie est avant tout la joie du cœur.

 

 

Le prêtre : En bénissant le peuple à voix haute ; Que la bénédiction …

 

Le Chœur : Amen.

 

Le prêtre : Gloire à toi, ô Christ Dieu, notre espérance, gloire à toi.

 

Le Chœur : Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

 

Le prêtre : dit la prière ; Que le Christ notre vrai Dieu …

 

- La bénédiction du Seigneur et Sa miséricorde...

 

 

- le célébrant implore Le véritable Fils de Dieu, le Christ :

 

 * D’avoir pitié de nous et de tous nous sauver, par les prières de Sa très pure Mère et de tous les Saints.

 

- Enfin, le célébrant distribue l’antidoron : Ceux qui n’ont pas reçu les saints Dons, reçoivent ainsi la bénédiction spirituelle par l’antidoron.

 

 

- La bénédiction et la miséricorde du Seigneur s’étendent à toute la plénitude des fidèles.

 

 

suite.gif

 

 

 

 


27/02/2016
1 Poster un commentaire

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

206449input_file0100457.jpg

Recette pour les Prosphores

Il existe sur internet de nombreuses recettes de fabrication des prosphores avec des videos pour illustration.

Parmi celles ci je propose une recette simple qui  donne un résultat acceptable pour la célébration de la Sainte Liturgie.

Accessoires: -un bol mixer si l'on utilise un robot de cuisine (malaxeur de pâte) ou un récipient large style (saladier). Pour malaxer la pâte à la main.

                         - un rouleau de patisserie

                        - des empreintes (cachets)

 

représentant l'Agneau (ИС ХС- НИ КА)

images_med_hr-2.jpeg

ainsi que la Mère de Dieu.

psu-05-prosphora-seal.jpg

Il va de soit que l'empreinte de l'Agneau doit être d'une taille suffisante à la communion des fidèles, c'est pourquoi il est nécessaire d'en posséder plusieurs modèles. L'empreinte de la Vierge peut être plus petite mais il est bon d'en posséder une de taille honorable pour pouvoir l'offrir à l'évêque le jour de sa visite comme le veut l'usage (slave)

.Bread%2520Seal__72184.1409482431.1000.1200.jpg

  - des emporte-pièces ( cercles de métal  ou verres ) que l'on trouve facilement dans les magasins de fournitures de cuisine.

  - Une aiguille (style grand modèle d'épingle à nourrice) pour permettre d'évacuer  l'air dans la masse de la pâte au cours de la cuisson.

  - Un vaporisateur (petit, qui servira à humidifier les prosphores lors des différentes étapes de leur fabrication. Un pinceau de cuisine fait tout aussi bien que le vaporisateur.

  - un plan de travail en bois assez large (on en trouve dans une célébre chaîne qui commence par I et se termine par A).

   - farine type 45 voir mieux 35.

   - un paquet de levure de boulanger (la levure sèche en paquet est à exclure).

Les prosphores se confectionnent généralement le vendredi pour le dimanche.

Recette:

Pour 7 à 10 prosphores un demi kilo de farine, 15 à 20 prosphores, un kilo.

(vous devez prévoir de la farine en plus des proportions ci-dessus indiquées).

Tamisez la farine (un demi kilo ou un kilo) dans un grand récipient ou le bol mixer de votre robot de cuisine.(cela consiste à passer la farine au moyen d'un tamiseur ou d'une passoire dont on frappe le bord pour que la farine traverse le tamis de cette dernière).

 

Emiettez la valeur d'une demi cuillère à café de levure (du boulanger)

pour un demi kilo de farine ou un quart de paquet de levure du boulanger en cube pour un kilo de farine dans le récipient. Ajouter une petite pincée de sel (la valeur de la pointe d'une cuillère à café).

 

Mélanger le tout à l'aide d'une cuillère en bois.

Réciter la prière concernant la confection des prosphores en terminant par la bénédiction du récipient contenant les ingrédients (farine, levure).(1)

Ajouter une cuillère à soupe d'eau bénite et rallonger d'eau tiède environ 25cl pour un demi kilo et le double pour un kilo jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène et souple qui ne colle plus aux doigts.

IMPORTANT: pendant ce travail, portes et fenêtres doivent être fermées, évitez tout courant d'air.

 

Travaillez la pâte durant au moins un quart d'heure soit par l'intermédiaire du robot de cuisine soit à l'aide des mains. Farinez le fond du récipient, replacez y la pâte que vous aurez moulée en boule dans le fond du récipient, brumisez à l'aide du vaporisateur ou badigeonnez légèrement d'eau à l'aide du pinceau, recouvrez d'un linge et placer dans le four (froid) pour laisser travailler votre appareil durant une heure et demi pour un demi kilo de farine ou deux heures pour un kilo.

Toujours dans un local sans courant d'air, retravaillez votre pâte jusqu'à l'obtention d'une solution souple et élastique en y ajoutant la farine nécessaire pour y parvenir.

Etalez votre pâte au moyen d'un rouleau à pâtisserie, progressivement, en la tournant plusieurs fois d'un quart de tour, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La pâte ainsi étalée doit être uniforme, d'égale épaisseur. (vérifier avec le plat de la main).

Vous devez obtenir une couche d'à peu près un cm d'épaisseur, pliez en deux la couche de pâte pour obtenir deux cm ou deux cm et demi d'épaisseur. A l'aide d'un emporte pièce de la taille de votre empreinte(cachet), découpez les bases de vos prosphores. (Nota: les prosphores slaves se composent de deux parties, une base sur laquelle repose une autre couche de pâte revêtue de l'empreinte ou cachet).

Il est tant maintenant de chauffer votre four à 30°. Placer  un récipient d'eau dans le fond de votre four pour y créer une atmosphère humide qui doit éviter le craquellement de vos prosphores si votre four chauffe de trop.

Les bases ainsi obtenues (six au moins pour un demi kilo, compte tenu d'une empreinte ou cachet d'un diamètre équivalent à 6cm) seront remoulées à l'aide des mains humidifiées d'eau de façon à obtenir un cercle parfait.

 

Les placer sur une plaque ou dans un moule rectangulaire. On évitera qu'elles collent à la cuisson en choisissant les moules adéquats ou à défaut graissez légèrement au moyen d'une bougie liturgique de cire d'abeille, que vous couchez dans le fond du moule en ratissant ceux-ci de façon uniforme après les avoir chauffés légèrement au four. Recouvrir d'un linge et laisser monter 20mn environ en humidifiant pour éviter le séchage prématuré.

 

Etalez à nouveau le reste de votre pâte comme indiqué plus haut. Idem pour obtenir une même épaisseur. Découpez à l'aide d'un emporte pièce de la même taille que votre empreinte ou cachet. Placez cette découpe sur une surface farinée légérement, appliquez avec soin l'empreinte en exerçant une pression égale sur le cachet (pour ce faire il convient d'effectuer 4 fois un quart de tour sur la prosphore), décoller ce dernier avec délicatesse et posez le produit ainsi obtenu sur une plaque que vous recouvrirez d'un linge. Procédez autant de fois que vous possédez de bases de prosphores, humidifiez légèrement et recouvrez d'un linge pendant 20mn.

Percez au moyen de l'aiguille à nourrice le centre de toutes les bases des prosphores ( au moins 4 trous), humidifiez celles-ci et collez dessus les parties comportant l'empreinte de vos cachets. Prenez soin de les centrer. Percez au moyen de l'aiguille à nourrice les 4 coins de la prosphores, puis en son centre 4 points en évitant de toucher les reliefs du symbole de la croix mais en pointant les interstices.

Humidifiez à l'aide du pinceau ou vaporisez d'eau et enfourner. Montez votre four à 160°. Vérifiez au bout d'un quart d'heure. Vos prosphores doivent monter lentement, au besoin humidifiez un peu pour éviter le craquellement du à la cuisson. Vérifiez à nouveau à la fin d'une demi heure, humidifiez si besoin. Le temps de cuisson peut varier d'une demi heure à quarante cinq minutes. Pour vérifier si vos prosphores sont cuites à cœur frapper le dessous de la prosphore comme le ferait un boulanger pour son pain: le bruit doit être "mat" et non "clair".

Placez les  prosphores cuites sur un linge épais (serviette de bain" recouvrez de deux couches de serviettes de cuisine (essuie assiettes) étalez sur cette couche un plastique ( petit sac poubelle découpé en deux) et pardessus un autre linge épais.

Récitez les prières de fin de confection des prosphores.(2)

Lorsque les prosphores sont froides, placez celles-ci entourées d'un sopalin puis dans un sac de congélation dans le frigo. Sortez les le dimanche matin 3 heures avant la Liturgie. Si vous devez congeler des prosphores, laissez-les 24 heures dans le frigo puis placez les dans le congélateur. Avant utilisation placez-les de nouveau 24 au frigo puis sortez les le dimanche matin 3 heures avant la Liturgie.

 

 

 

 

.Prières initiales 

1.Prières initiales puis: Seigneur Jésus-Christ,  seul béni Fils du Père Eternel, Tu as dis de Tes lèvres saintes: "Sans moi, vous ne pouvez rien faire". Mon Seigneur et mon Dieu, je grave avec foi Tes paroles dans mon coeur et dans mon âme et m'incline devant Ta bonté. Aide-moi à faire en union avec Toi ce travail que j'entrprends, au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Tropaire ton 4 aux Saints Nicodèmes et Spiridon du monastère des Grottes à Kiev:

Dieu de nos Pères,/ dont la clémence agit toujours envers nous,/ n'éloigne pas de nous ta miséricorde,/ mais par leur supplications/gouverne notre vie dans la paix.

Kondak ton 2:

Vénérables Pères aux divines pensées/ qui sans éclaboussures avez franchi la houle déchainée/ sous les flots de vos larmes vous avez englouti/ puissamment les incorporels ennemis;/ et, puisque vous avez reçu un pouvoir miraculeux,/ sans cesse priez le Christ en faveur de nous tous.

 

prières de fin de confection des prosphores.

2. Tu es, Ô Christ, la somme et la plénitude de tout ce qui est bon; emplis mon âme de joie et d'allégresse et sauve-moi, car Toi seul es plein de miséricorde.

Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous. Amen

images (1).jpg

 

Les prosphores sont des pains particuliers utilisés pour la Communion eucharistique dans l'Église orthodoxe. Elles sont composées exclusivement de farine blanche, levure, sel et eau.

Il en existe de deux tailles : une grande (diamètre environ 13 cm) utilisée dans la tradition grecque, une petite (diamètre environ 4 cm) dans la tradition slave. Selon les traditions, le prêtre utilise une grande prosphore (en Grèce) ou deux (au Mont Athos), ou au contraire cinq petites (en Ukraine, Russie, Bulgarie, et Serbie).

Dans tous les cas, elles sont constituées de parties superposées et cuites ensemble comme un seul pain. Ces deux parties représentent les "deux natures" (humaine et divine) du Christ

 

Sceau à prosphore de type grec

21-prosphore.jpg

Les empreintes sur les prosphores sont réalisées avec des sceaux en bois dont l'inscription est gravée à l'envers.

Sur les petites prosphores, l'empreinte est en forme de croix avec l'inscription grecque IC XC / NI KA (Jésus Christ Victorieux).

Sur les grandes prosphores, le sceau plus complexe contient cette inscription au centre de quatre autres qui servent au cours de la préparation eucharistique.

La première partie de la Divine Liturgie (Eucharistie) est connue sous le nom de Préparation, "Proscomidie" (du grec προσκομιδή,offertoire), ou "Prothèse".

Le prêtre découpe un cube comprenant l'inscription "IC XC NI KA" au centre de la prosphore appelé l'Agneau (en grec Ο Αμνός, Amnos) et le pose sur la patène (Diskos). C'est cette partie qui - consacrée - est reçue comme Corps du Christ par le clergé et les croyants lors de la Communion. Puis il prélève autour de la partie prélevée sur la grande prosphore (tradition grecque) ou sur les autres petites prosphores (tradition slave) des parcelles plus petites en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu. Dans le rite slave, la prosphore dans laquelle est prélevée la parcelle pour la Théotokos est appelée Panaghia (ἄρτος τῆς Παναγίας).

Puis le prêtre va découper neuf parcelles triangulaires suivant l'empreinte, pour commémorer les  Prophètes, les Apôtres, les  Martyres et des Saints, ainsi que pour les vivants et les défunts que les paroissiens souhaitent porter dans la prière en inscrivant leurs noms sur les dyptiques. Les fidèles laïcs peuvent également apporter des petites prosphores avec la liste des personnes qu'ils veulent commémorer lors de la liturgie. Le prêtre retire de chacune de ces prosphores une petite parcelle triangulaire tandis qu'il prie pour chacune des personnes indiquées sur la liste.

L’Agneau et les autres parcelles sont ensuite placées dans le Calice avec le vin mêlé d'eau.

Le reste de la prosphore est distribué après la fin de la Liturgie comme pain bénit : c'est l' antidoron, en grecαντίδωρον.

Patene-byzantine-explications.jpg

 

Répartition des Prosphores sur la Patène selon le Rite byzantin.

 

560x0_800px-Disc.jpg

 

Diptyques

Les diptyques, sont en général, un feuillet double où le fidèle orthodoxe inscrit les prénoms des vivants et des défunts qu’il veut nommer à l’autel de Dieu au cours de la célébration liturgique.

Tout fidèle conscient apporte son diptyque au moment propice, à l’appel du prêtre ou du diacre et tous les noms des vivants et des défunts  seront offerts à Dieu pour être vivifiés par lui selon leur rang et le plan divin de chacun.

Tout diptyque est personnel et peut être mis à jour à tout moment.

 



 

feuilles fidele dyptique.jpg


18/10/2014